Ce mardi 19 mars a lieu le 4e COmité de PILotage depuis l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dames des Landes.. C’est l’occasion pour l’état, le département, les élus, les syndicats agricoles et des assos de protection de l’environnement de faire un point sur les différents fronts qui se sont ouverts suite à l’abandon.

La lutte sur la question agricole se poursuit à travers la consolidation et la pérennisation progressive de nouvelles
installations paysannes. Cependant le délai d’obtention des baux agricoles reste
flou et la nécessité de baux ruraux à clauses environnementales sur l’ensemble de la ZAD semble toujours lointaine. La vigilance ne doit
pas baisser.

Sur la question de la propriété foncière, le département est en
passe de récupérer la propriété de près de 900 ha. Le président du conseil départemental communique dans les médias sur sa potentielle bienveillance envers les habitant.e.s de la ZAD, mais dans les faits
la situation reste flou et les possibilités de discussions limitées. Pour une vraie maîtrise du foncier, sachant que ces possibilités
d’achat ne se représenteront pas deux fois. le mouvement à créer un fonds de dotation, « La terre en commun », structure juridique support de
l’achat collectif des terres et bâtis. Cette solution concrète doit
permettre une pérennisation de nos activités sur le long terme ; la terre
devenant un bien réellement commun, séparant l’usage de la propriété

Le futur plan d’urbanisme intercommunal (PLUi) de la Communauté de Communes d’Erdre et Gesvres (CCEG) sera dans sa phase d’enquête
publique du 15 avril au 24 mai. Le conseil départemental en rajoute une
couche avec l’extension de son Périmètre de Protection d’Espaces Agricoles
et Naturels (PEAN).(respire) De bonnes intentions sont affichées dans différents documents, mais dans le détail, les enjeux
environnementaux et la qualité de l’eau sont insuffisamment pris en compte. Les
haies, mares et prairies éléments caractéristiques du bocage n’apparaissent
pas réellement protégées des pratiques agricoles conventionnelles.

Le futur PLUi, restera chimérique tant qu’il ne saura pas prendre en compte le contexte spécifique de ce territoire environnemental
habité, héritage de 50 année de lutte Il nie et refuse les modes d’habiter alternatifs (habitat léger, yourtes,…) au faible impact sur les sols
et sur l’environnement, en contradiction avec ses grands discours introductifs sur la lutte contre le changement climatique. Il faut
plus que jamais défendre ce qui y existe et continuera de s’y déployer , c’est à dire la possibilité de préserver et de faire vivre le bocage
par un habiter en conscience de natureMasquer

Face à ces enjeux actuels nous vous invitons à être présent sur le
parvis de la préfecture de Nantes mardi 19 mars à 14h pour montrer aux
participants du COPIL que l’avenir de ce territoire ne peut pas rester
flou et éloigné des préoccupations liées à l’agriculture, à l’habitat et
l’environnement qui s’expriment sur la ZAD et au-delà, et que nous ne
leur signerons pas de chèque en blanc.