Septembre 29, 2018
Par Rebellyon
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- Jann-Marc Rouillan, « DIx ans d’Action Directe. Un témoignage 1977-1987 »

« Le nom “Action directe” a surgi lors d’une réunion dans un tout petit appart donnant sur le cimetière de Montmartre. Il avait été avancé par un camarade italien. Savait-il que la puissante organisation du syndicalisme révolutionnaire italien au début du XXe siècle était Azione Diretta ? Lorsque ce nom est apparu officiellement, nombreux furent les censeurs : ils n’y voyaient que référence au militarisme ou à l’anarchisme de la propagande par le fait. C’était oublier combien ce terme appartient au patrimoine de toute la classe prolétarienne, qu’on le retrouve dans les premiers congrès de la CGT et dans les luttes de libération nationale. »

Du choix de la lutte armée à l’emprisonnement de 1980 et l’amnistie de 1981, de l’investissement avec les sans-papiers du quartier de la Goutte d’or au retour à la clandestinité en 1982 puis à l’arrestation de 1987 avec Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani en passant par les liens avec la Fraction armée rouge et les Brigades rouges, Jann Marc Rouillan raconte pour la première fois l’histoire interne d’Action directe. Analyse critique par l’un de ses protagonistes, ce livre est une pièce indispensable d’un fragment de l’histoire politique française et européenne. Si cette histoire attend ses historiens, elle ne se fera pas sans ses témoins.


- Aurélien Dubuisson. « Action Directe. Les premières années (1977-1982). »

« À chaque fois que je sautais un comptoir de banque, j’avais un air de rock’n’roll dans la tête. »

Lorsqu’on évoque Action directe, on se limite généralement aux exécutions de René Audran et de Georges Besse en 1985 et 1986, ainsi qu’aux arrestations et longues détentions qui s’ensuivirent. Pourtant, on ne peut réduire cette coordination polymorphe de quelques dizaines de militant·e·s à son dernier noyau.

Action directe prend naissance dix ans plus tôt, dans un contexte imprégné des souvenirs tumultueux de Mai 68, bercée par l’antifranquisme, les luttes anticarcérales, l’anti-impérialisme et une nouvelle expérience politique : l’autonomie ouvrière.

Grâce à de nombreuses sources, dont une série de témoignages inédits reproduits dans le présent ouvrage, l’auteur tente de saisir l’émergence d’une organisation armée, de sa genèse aux scissions qui marquèrent l’année 1982.




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