Mai 10, 2022
Par Paris Luttes
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https://www.librest.com/nos-rendez-vous/25-mai-2022/4727-soiree-avec-kamel-daoudi-a-l-occasion-de-la-parution-de–je-suis-libre—-dans-le-perimetre-qu-on-m-assigne–editions-le-bout-de-la-ville

J’ai refait mes comptes.

Je suis assigné à résidence depuis le 24 avril 2008, soit depuis treize ans, dix mois et vingt-trois jours,

c’est-à-dire 5 075 jours. Sur ces 5 075 jours, j’ai effectué 256 jours de prison ferme : 126 jours pour m’être éloigné de 18 km de mon lieu d’assignation à résidence et 130 autres jours pour 25 minutes de retard à mon couvre-feu. J’ai effectué 26 040 pointages au poste de police ou de gendarmerie. J’ai parcouru 57 759, 8 kilomètres, soit près d’une fois et demi la circonférence de la Terre (40 075 km), tantôt à vélo, tantôt à pied.
 »

Kamel Daoudi

Kamel Daoudi est assigné à résidence depuis 2008. Forcé de déménager du jour au lendemain au gré des décisions ministérielles, séparé de ses proches, contraint de pointer chaque jour à la gendarmerie, il se débat dans un labyrinthe administratif. Non sans humour, ses écrits chroniquent sa lutte quotidienne et analysent le dispositif de l’assignation à résidence, un enfermement d’autant plus pernicieux qu’il ne dit pas son nom.




Source: Paris-luttes.info