Septembre 25, 2022
Par Paris Luttes
222 visites

Alors que l’Île-de-France est déjà la région la plus artificialisée, les bétonneurs continuent de détruire les terres agricoles et naturelles de la région. Grand Paris, Jeux Olympiques, aviation, rénovation de quartier, expulsion de squat … autant de projets qui se font en total déni de l’urgence climatique et de la justice sociale.

Au Salon de l’immobilier bas carbone (Sibca), le 22 septembre 2022, la Société du Grand Paris révèle avoir acquis une importante quantité de foncier en Ile-de-France. « Les 68 quartiers de gare représentent 32 millions de m² aménageables à l’échelle du Grand Paris », explique Antoine Bourguignon, directeur des projets immobiliers. Plus de 100 projets seraient à développer par la Société du Grand Paris à horizon 2032 sur ses propres emprises foncières, soit 1 million de m² de surface de plancher dont 8 000 logements diversifiés, 43 000 m² de commerces et services et 380 000 m² d’activités. Soit une centaine de projets immobiliers en copromotion. « Nous avons décidé de porter un certain nombre d’ambitions aux côtés des promoteurs et allons définir les programmes de chacun de ces fonciers sur la base d’un référentiel environnemental et sociétal », déclare Antoine Bourguignon (directeur exécutif des gares et de la ville de la Société du Grand Paris).

« 30 % des logements seront sociaux ou intermédiaires, et 10 % des commerces dédiés à l’économie” sociale et solidaire », conclut Audrey Avias (responsable du pôle prospective et développement de la Société du Grand Paris.

Une nouvelle preuve que les gares du Grand Paris comme celle du Plateau de Saclay et Gonesse ne sont que des chevaux de Troie pour une bétonisation grandissante de l’Île-de-France !

Ces projets de soit disant “éco quartier” ne sont là que pour remplacer une population précaire par une plus riche. La Société du Grand Paris n’hésite pas assumer publiquement que ces projets créent de la gentrification. Cela s’ajoute aux rénovations des quartiers populaires en cours ou à venir comme à la Maladrerie à Aubervilliers. Ces transformations ne bénéficient en réalité que très peu aux habitants.es actuelles. Ceux-ci étant relogé, par obligation, plus loin des transports, de l’emploie… Sans oublier les expulsions de squat pour des projets de bureau ou de nouveaux tiers lieux marchands, les proprets “disneyland en pallette”.

Comment on respire dans tout ce béton ? Lors de cet été caniculaire, les catastrophes climatiques ont rythmé le quotidien. Or, nous ne pouvons pas nous habituer ! Lorsque le GIEC nous rappelle que chaque dixième de degré compte, c’est chaque dixième d’hectare qui doit être protégé des bétonneurs et des mains des puissants.

Pour faire face, les luttes locales d’Île-de-France résistent en portant des recours en justice, en organisant des mobilisations, des occupations, en bloquant, en s’opposant… Et iels obtiennent des victoires ! Cette année, ce sont les Jardins ouvriers d’Aubervilliers qui ont gagné en justice. Malheureusement ces victoires arrivent parfois trop tard, et sont encore trop rares.

Pour continuer et amplifier la lutte contre tous ces projets, nous faisons le constat que nous manquons d’espace de rencontre. Si vous souhaitez vous impliquer sur le terrain, vous informer, apprendre où partager des savoirs, aider mais sans savoir comment faire et qui contacter… Les premières assises de la coordination des luttes locales IDF ont été organisée pour ça !

Au Programme

11h – 12h30 : table ronde sur la bétonnisation en Île-de-France

12h30 – 14h : déjeuner participatif

14h – 18h : ateliers thématiques

Infos pratiques

Quand ? le samedi 1er octobre, de 11h à 18h

 ? 9 Rue François Debergue, 93100 Montreuil (métro Croix de Chavaux)




Source: Paris-luttes.info