Mai 4, 2021
Par Anarkismo
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article de fond
author Tuesday May 04, 2021 06:53author by Union Communiste Libertaire – UCL

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Cortège anticapitaliste à Orléans, 1er mai 2021


Le 1er mai en France a globalement été une réussite, dans les différentes villes où l’UCL est implantée, comme en témoignent les différentes photos que nous ont fait parvenir les camarades et que nous relayons dans cet article. Dans la plupart des manifestations, il a été l’occasion de débattre et d’exposer nos revendications, particulièrement autour de la réforme de l’assurance-chômage puisque les précaires du secteur de la culture continuent d’occuper les lieux culturels à travers toute la France contre cette réforme inique.

Malheureusement, le Premier Mai parisien a été émaillé de violences inacceptables contre le mouvement ouvrier, en particulier contre la CGT. A Lyon et Nantes également, une partie des manifestant-es de ce qu’on a coutume d’appeler “le cortège de tête” a pris à partie les syndicats et les intermittent-es et précaires en lutte. La répression policière contre le mouvement social n’était pas suffisante, il a fallu que des gens aient la bonne idée de s’attaquer en plus aux organisations syndicales…

Nous relayons ici le communiqué de l’Union Communiste Libertaire suite à ces événements et apportons par la même occasion notre entière solidarité aux camarades blessé-es et évidemment choqué-es.

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Communiqué anarchiste international sur l’histoire et l’actualité du Premier Mai [English] [Ελληνικά] [Italiano]

Comunicado del Grupo Libertario Vía Libre “Contra la precarización de la vida, fortalezcamos la lucha obrera y popular”

Statement by Melbourne Anarchist Communist Group [Ελληνικά]

Ταξική αντίσταση ενάντια στον νέο εργασιακό μεσαίωνα. Όλοι και όλες στους δρόμους στις 6/5!

Lors des manifestations parisienne et lyonnaise du 1er mai les cortèges syndicaux de la CGT ont été attaqués physiquement et par jet de produits acides. Rappelons que le 1er mai est, non pas la « fête du travail », mais depuis 1887 un jour international de revendication et de lutte de notre classe en hommage à nos camarades syndiqués assassinés par la police de Chicago le 1er mai 1886. Malgré le contexte sanitaire et social plus que compliqué, la mobilisation du 1er Mai partout en France ne doit pas être éclipsée par ces violences inacceptables.

Ces attaques ont une signification politique univoque : la haine de l’auto-organisation des travailleuses et travailleurs dans des organisations syndicales. Ce mépris des outils, certes toujours imparfaits, forgés par notre classe pour construire par les luttes une conscience de classe nous apparaît comme une erreur stratégique. Des divergences politiques existent dans notre camp sur l’organisation du prolétariat. Mais ici c’est autre chose dont il s’agit. Attaquer physiquement, blesser, mutiler des travailleurs et travailleuses coupables de s’organiser pour lutter contre leurs exploiteurs est un trait caractéristique de l’extrême droite et sert directement les intérêts de nos ennemis de classe : l’État et la bourgeoisie.

Ceux qui ont attaqué la CGT le 1er mai sont, qu’ils en soient conscients ou non, des complices du pouvoir. Ce n’est malheureusement pas la première fois que le cortège syndical est la cible de ce genre d’agressions. Lors de la manifestation contre la loi « sécurité globale » et la réforme de l’assurance chômage le 5 décembre 2020, https://paris-luttes.info/des-flics-devant-des-agresseurs-14663?lang=fr.

Les insultes proférées à Paris et à Lyon, sexistes, racistes et homophobes, contre les militant·es de la CGT qui assuraient la sérénité de son cortège sont intolérables. La nature de l’attaque comme les insultes qui l’ont accompagnée rangent ses responsables dans un autre camp que le nôtre. Les individus et collectifs qui se revendiquent de l’autonomie politique doivent dénoncer ces événements inacceptables. Depuis des années, leur propagande contribue en effet à dévaloriser l’outil syndical. Elle ne doit pas maintenant constituer la justification de ce genre d’agressions.

Ces attaques contre les militant·es et organisations syndicales sont, comme celles de la police auxquelles nous sommes malheureusement plus habitué·es, des attaques contre notre classe et doivent en conséquence être traitées comme telles.

Union communiste libertaire, le 2 mai 2021.

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Source: Anarkismo.net