Mai 3, 2021
Par Le Monde Libertaire
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Il est évident que la COVID-19 a marqué toute l’humanité au cours de l’année qui vient de s’écouler. Mais la crise sanitaire a révélé, comme jamais auparavant, les pires maux de notre société. Les inégalités sociales et économiques ont émergé avec une violence telle qu’elles ont montré le système économique, dans lequel nous vivons, sous son plus mauvais jour. Malgré la propagande du Gouvernement, nous avons pu constater que les mesures sociales censées protéger la classe travailleuse ont été insuffisantes. Depuis les premières heures du confinement l’année dernière, lorsque l’économie a été paralysée, nous avons vu des milliers de personnes perdre leurs emplois précaires ou ne pas pouvoir tout simplement travailler au noir, ce qui fait vivre des milliers de familles dans notre pays. Les services sociaux des municipalités, syndicats ou autres organisations sociales ne recevaient plus d’appels ou de consultations pour demander de l’aide financière ; les gens demandaient des vivres.

Face à cette situation, des banques alimentaires ont été activées ainsi que des réseaux de soutien par quartiers pour assurer un ravitaillement en denrées de base. Une fois de plus, l’entraide et la solidarité ont apporté des solutions beaucoup plus efficaces, venant du peuple. Sur les lieux de travail, en revanche, l’avarice illimitée des capitalistes a été à nouveau mise en évidence. Malgré les nouvelles lois du Gouvernement pour mettre en place des plans de chômage technique qui devaient sauver les emplois, nous avons dû lutter contre les différents abus et fraudes de nombreuses entreprises : des personnels à qui on exigeait le télétravail alors qu’ils étaient au chômage technique voire des licenciements directs sans le moindre scrupule. Nous pouvons dire que la crise sanitaire a servi à accélérer et déclencher une crise économique qui se préparait pour les années à venir. Ainsi de grandes entreprises et multinationales ont accéléré les licenciements massifs, détruisant des emplois et accélérant la perte de tissu industriel de notre économie. Dans d’autres branches de l’industrie, au contraire, la sous-traitance a été développée, avec de mauvaises conditions de travail accrues pour la main d’œuvre, sous le regard complaisant des comités d’entreprises.

Face à cette situation, la CNT revendique une action syndicale qui permette à la Classe Travailleuse de notre pays de retrouver sa dignité. Nous revendiquons le rôle de syndicalisme de lutte pour des augmentations de salaires et l’égalité réelle dans les entreprises. Nous ne voulons pas bidouiller des accords, nous voulons que les gens s’organisent et luttent pour conquérir davantage de droits et de dignité. Et nous croyons fermement que le syndicalisme d’action directe des membres de la CNT, incarne les meilleures valeurs de l’humanité : l’entraide et la solidarité.

Vive le 1er mai !

Traduction Monica Jornet Groupe Gaston Couté FA




Source: Monde-libertaire.fr