Avril 21, 2021
Par Extinction Rebellion France
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“La plupart des chercheurs s’accordent pour dire que les causes de sous-alimentation sont les exclusions politiques, économiques, les injustices sociales et les discriminations”

Sylvie Brunel (2009)

“La probabilité pour qu’un groupe social soit affecté par la faim et la malnutrition est déterminée par l’influence qu’il exerce sur la prise de décision à l’échelle locale, nationale et mondiale.”

Rapport du colloque international scientifique sur la biodiversité et les régimes alimentaires, FAO, novembre 2010

Cet article a été écrit à partir de chiffres antérieurs à la pandémie de Covid-19. Depuis, cette crise à l’origine sanitaire a eu des répercussions (négatives) sur l’insécurité alimentaire en France et dans le Monde. Ainsi, la moitié des “bénéficiaires” de l’aide l’alimentaire en France ne l’étaient pas il y a un an. [^premier](https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/2-1-millions-de-beneficiaires-des-banques-alimentaires-debut-2021-1613369080)

Note : Nous écrivons le terme bénéficiaire entre guillemets car il est dur d’imaginer en quoi il s’agit d’un bénéfice de se nourrir de denrées issues des invendues de l’agroindustrie.

Insécurité alimentaire dans le monde 1

état des lieux de la faim dans le monde

Bien que la faim dans le monde ait reculé à l’échelle de plusieurs décennies, celle-ci progresse lentement depuis 2014 partout hormis dans le monde occidental. Paradoxalement, l’obésité dans le monde augmente aussi et ce, sur tous les continents. Nous sommes donc de plus en plus nombreux à ne pas nous nourrir correctement.

Il y avait en 2019, 700 à 750 millions de personnes souffrant de faim “sévère” dans le monde. Après correction des données de 2017 faisant état de 815 millions de personnes, correction faite surtout sur les chiffres chinois et ne remettant pas en cause la tendance à l’augmentation depuis 2014.

Les régions les plus touchées, que sont l’Asie du Sud (Inde, Pakistan) et Afrique centrale et sub-saharienne, sont aussi les régions où la croissance démographique est la plus importante. Ainsi, 19% des africains souffrent de la faim contre 9% pour la moyenne mondiale. Cette proportion pourrait passer à 25% d’ici 2030 si la tendance à la hausse continue. La FAO prévoit que l’Afrique devienne la première région touchée par la faim en nombre d’individus dans les prochaines décennies. Elle a estimé que la pandémie de Covid-19 augmente le nombre de personne souffrant de la faim entre 83 et 132 millions de personne supplémentaires pour l’année 2020. On peut supposer que les conséquences de la crise dûe à la pandémie ne sont pas encore arrivées dans leur intégralité bien que des zones en Afrique ou en Asie soient ça et là touchées par des périodes de faim aigue.

En ce qui concerne l’année 2019, s’ajoutent environ 1,25 milliards d’individu qui n’ont pas eu accès de façon régulière à de la nourriture.

Dans le monde 2 milliards d’individus (soit le quart des humains) n’ont donc pas un accès suffisant à l’alimentation. Les femmes sont plus touchées par la faim que les hommes. Pour rappel, leur revenu est bien inférieur en moyenne à celui des hommes. Un tiers des femmes en âge de procréer souffrent d’anémie. 95% des enfants souffrant de la faim dans le monde sont asiatiques ou africains. 155 millions d’enfants ont un retard de croissance du fait du manque de nourriture. Ceci a bien sûr des conséquences sur leur santé et leurs capacités mentales une fois adultes.

Seuls les pays à plus haut revenu produisent suffisamment de fruits et légumes pour atteindre les recommandations de l’OMS. La FAO estime ainsi que 3 milliards d’individus n’ont pas accès à un régime sain (chiffre 2017).

Les causes de la faim dans le monde : 

 60% des individus souffrant de la faim sont…. des paysans et paysannes 1. Il y a plusieurs raisons pour lesquels ils ne peuvent pas subvenir à leurs besoins.

-Ils/elles vivent dans des zones de conflits (plus de la moitié des personnes souffrant de la faim vivent dans des pays en conflit 1) Une fois qu’ils/elles ont quitté leurs terres, ces paysans n’ont plus rien pour produire. De plus l’instabilité politique d’un pays n’encourage pas à l’investissement dans des cultures dont le gain n’arrivent qu’au bout de quelques mois à plusieurs années. Certains pays peuvent également être soumis à des embargos sur les denrées alimentaires. C’est une arme de guerre assez puissante.

-Les paysan·nes peuvent être exproprié·es de leurs terres par des investisseurs étrangers venant principalement des pays du Nord et de Chine. Cela peut dépasser le tiers des terres arables d’un pays comme c’est le cas du Gabon ou du Sierra Leone 2. Les exproprié·es ne peuvent plus produire et donc ni se nourrir, ni gagner un revenu pour d’autres achats. Dans le meilleur des cas, ils/elles deviennent simples ouvrier·es de fermes latifundistes (propriétés gigantesque sur plusieurs milliers d’hectares en agriculture extensive) en étant payé.es quelques dollars par jour.

-La spéculation sur les marchés de matières premières cultivées dans les pays du Sud ne donne pas de visibilité aux paysan.nes. Ceux-ci sont parfois contraints de produire à perte en vendant des denrées à bas prix et en achetant d’autres denrée à prix élevé. 3

-Avec la disparition de la biodiversité cultivée, ils/elles deviennent dépendant·es de multinationales qui leur fournissent bien souvent des graines inadaptées à leur besoin. Standardisation par des semenciers toujours moins nombreux donc toujours plus gros et puissants . Trois multinationales se partagent 60% des semences commercialisées dans le monde. 4

-les phénomènes climatiques déjà existant aggravés par le changement climatique ont tendance a diminué les rendements : sécheresses, inondations, érosion des sols 5 nouveaux ravageurs, ….

En dehors de la population paysanne, l’extrême pauvreté dû à l’absence de ressources ou a des ressources infimes empêche beaucoup d’habitants des pays du Sud de se nourrir convenablement. En Afrique sub-saharienne, 60% des citadins vivent dans des bidonvilles 6. Près de la moitié de la population mondiale vit avec moins de 5,5 dollars par jour 7.

Insécurité alimentaire en France

Les chiffres

Le nombre de personne en insécurité alimentaire grave était de 500 000 personnes sur 2016-2018 en France 1. En 2021, 2,1 millions de francais.es “bénéficient” d’aide de la banque alimentaire sur un total de 5,5 millions de “bénéficiaires” de l’aide alimentaire. Un.e “bénéficiaire” sur deux estime qu’il ne pourrait pas vivre sans. 70% des “bénéficiaires” sont des femmes. En 2019, tandis que les étrangers ne représentaient que 9% des personnes vivants en France, ils étaient 22% parmi les “bénéficiaire”s de l’aide alimentaire, donc bien plus sujets à l’insécurité alimentaire. 8

Précarité des paysans et paysannes

 Au cours de l’année 2017, 30% des chef·fes d’exploitation agricoles français·es ont gagné moins de 350 € par mois9. Avec des disparités : chez les agriculteurs non-salariés imposés au réel, le revenu mensuel déclaré variait de 620 € en moyenne pour les producteurs d’ovins-caprins et équidés à 2 790 € en moyenne pour les viticulteurs 10.

Disparités sociales face à l’alimentation

Poids social de l’alimentation :

L’alimentation est connue comme fort marqueur social. Les personnes issues de milieu populaire avec peu de moyens ont ainsi une alimentation avec des tendances bien particulières. 11 En règle générale, ce sont les riches qui fixent les normes d’une société : tenue vestimentaire, langage, art, … et l’alimentation n’y échappe pas.

    “Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es”

Brillat Savarin

Par exemple, en France, chez les cadres, il y a peu de tolérance du surpoids pour les adultes comme les enfants, alors que chez les familles les plus modestes, les rondeurs enfantines apparaissent plus tolérées 12 Chez les femmes, la minceur est associée à une représentation de réussite professionnelle. 13

L’alimentation est en France autant facteur d’intégration à travers le rôle social du repas que celui de la nourriture. Elle est toutefois pour une petite partie de la population, facteur d’exclusion car celle-ci ne respecte pas les normes dictées par la société comme nous allons le voir.

Accès à l’alimentation pour les plus pauvres :

Les français les plus pauvres ont un accès limité à la nourriture. Leur reste à vivre (c’est à dire l’argent restant une fois toute les factures incompressibles, et loyer et/ou emprunt payé) est extrêmement réduit. 

Les différentes sources d’approvisionnement : 

– Dans les grandes surfaces et autres commerces , ils privilégient les produits les moins chers donc bas de gamme et/ou en promotion ou bien des produits à très bon rapport qualité-prix 11. A la recherche de prix bas dans les prospectus 11, ils/elles sont de cette façon très exposé·es à la publicité qui à fortiori les visent bien souvent. Les “bénéficiaires” de l’aide alimentaire y dépensent en moyenne 2,3€/personne/jour (69€/mois) pour se nourrir 12.

– L’aide alimentaire : Aujourd’hui en France, 2,5 millions de repas sont distribués quotidiennement. 

En 2011, pour plus de la moitié des “bénéficiaires” de l’aide alimentaire, celle-ci constitue l’unique source d’approvisionnement pour les denrées non périssables et le lait 14

-Glanage et vol en ultime recours 11

Les pratiques alimentaires :

Les plus pauvres, à la différence des plus riches, cuisinent des aliments “qui tiennent au corps” par peur de ne pas avoir assez à manger, plutôt que des produits fins et recherchés. Ils mangent ainsi moins de fruits et plus de féculents du fait d’un ratio calorie/prix plus élevé pour les pâtes ou le riz 11.

Près de 40% des “bénéficiaires” de l’aide alimentaire déclare prendre moins de 3 repas par jour 14. Une étude réalisée par un collectif d’associations dunkerquoises auprès de familles “bénéficiaires” montre qu’à partir de la moitié du mois, la moitié d’entre elle ne prend plus qu’un repas par jour, voire pour beaucoup 2 repas par semaine à partir du 20 du mois 15. De plus, les populations pauvres ont plus tendances à sauter leur petit déjeuner surtout par manque de temps 16. Les ouvrier·es et les employé·es sont les plus concerné·es par le grignotage : ils/elles sont respectivement 22 % et 20 % à déclarer grignoter très souvent contre 9 % parmi les cadres. 17

Reproduction sociale

Par reproduction sociale, les enfants imitent les actes d’achats et les pratiques culinaires de leurs parents.  Ceci diminue les chances pour les enfants de ne pas reproduire les mêmes erreurs que leurs parents (quand ceux-ci en font ! voir plus loin)

Les jeunes de milieu défavorisé sont aussi plus tentés/contraints de stopper leurs études tôt afin de gagner un salaire tôt pour se nourrir et nourrir leur famille, ce qui contribue au phénomène de reproduction sociale 11.

On estime à 41% la proportion de chômeurs chez les “bénéficiaires” de l’aide alimentaire, tandis que 11% ont un emploi. Beaucoup sont des familles monoparentales, il s’agit majoritairement de 35-55 ans même si la proportion de retraités tend à augmenter parmi les “bénéficiaires”.

Conséquence d’un mauvais accès à l’alimentation 

Pour les français·es les plus pauvres, l’alimentation est plus vue comme une contrainte que comme un plaisir. Elle engendre donc :

–>  Peur et stress . Peur de ne pas pouvoir nourrir correctement ses enfants (et donc de se les faire retirer par les services sociaux) et de ne pas pouvoir se nourrir soi-même correctement. Le fait de ne pas être assuré de manger empêche également la réflexion à long terme sur d’autres sujets d’importance. 11

–> Maladie du fait de la mauvaise qualité des aliments. En 2011, les “bénéficiaires” de l’aide alimentaire sont plus sujets à de l’hypertension artérielle  : 48,5% des hommes (vs 36,5% dans la population française) et 39,3% chez les femmes (vs 25,2%). alors que seuls 5,3% prennent un traitement hypotenseur. La prévalence de l’anémie chez les femmes “bénéficiaires” de l’aide (en âge de procréer) est plus de 2 fois supérieur au reste de la population (7,6% vs 3%) même si cette proportion a diminué dernièrement. La prévalence du diabète est également plus importante chez les femmes pauvres (8,9% contre 3,3% en moyenne). L’écart le plus important se situe au niveau du déficit en vitamine D : 45,9% des “bénéficiaires” touches contre 4,8% en général soit environ 10 fois plus. 14

Tout ceci pose d’autant plus de problème lorsque celles-ci veulent avoir accès à une alimentation adaptée à leur maladie qui peut coûter encore plus cher qu’une alimentation classique. Il en est de même pour la prévalence des plus pauvres aux maladies dentaires 11.

Idée reçue :

Les pauvres sont plus obèses que les riches car ils consomment plus de sucre.

Une enquête de l’ANSES conclut que la consommation de sucre n’est pas supérieure chez les enfants pauvres par rapport aux enfants riches. Même si les premiers consomment plus de boissons sucrées, les derniers consomment plus de sucreries et gâteaux sucrés. L’ANSES pense que la prévalence d’obésité dans les classes les plus pauvres est plus à rechercher dans l’accessibilité au sport et aux espaces extérieurs que dans l’alimentation. Le niveau de dépense énergétique devraient être plus systématiquement étudié dans les études de consommation alimentaire. 18   

–> Mauvais développement de l’enfant 11

Les mères issues de milieu défavorisés ont plus de mal à allaiter : faim et stress diminuent les chances de pouvoir fournir suffisamment de lait à son nourrisson. Il revient finalement cher de le nourrir au lait infantile. D’où le fait que certains parents en viennent à donner du lait de vache à leur nourrisson provoquant des carences. Toutes ces carences ont un impact sur le développement du cerveau de l’enfant et ses capacités intellectuelles et donc à terme son futur niveau d’étude (phénomène de reproduction sociale).

De plus, lors des premières années de l’enfant, celui-ci partage avec sa mère une partie des bactéries bucco-dentaires via la tétée de biberon ou le partage de cuillère. La transmission de ces bactéries au bébé augmente ses chances de développer une maladie bucco-dentaire par laquelle sa mère est touchée.

Les limites de l’aide alimentaire

Cette source d’approvisionnement, qui est devenue structurelle malgré son rôle d’aide d’urgence 19, est utilisée à contrecœur par les plus démuni·es qui préféreraient apporter une contribution au reste de la société. Ils/Elles ont un sentiment de dépendance (“L’Homme pauvre ne peut avoir que l’opinion du maître dont la main le nourrit”) et d’hétéronomie conjuguée à une redevabilité 11.

De plus, les critères pour bénéficier de l’aide alimentaire sont parfois illogiques et non adaptés, tout comme le contenu de l’aide alimentaire (denrée à faire cuire pour des sans-abris, porc pour des musulmans ou juifs, …). 11

Les limites de l’éducation à l’alimentation

Si une partie des pauvres avoue ne pas savoir cuisiner en raison du milieu dans lequel ils ont grandi (comme dans des foyers sociaux), une autre partie des classes les plus populaires jugent qu’elle sait ce qu’elle doit manger. Dans ce cas l’éducation à l’alimentation apparait comme infantilisant surtout quand elle est contraignante pour avoir accès à l’aide alimentaire. Les messages apparaissent comme culpabilisants alors que le manque de qualité de leur alimentation vient plus de leur absence de moyens que de méconnaissances sanitaires ou culinaires. Ainsi les plus démunis sont ouverts à se faire conseiller lorsque les recommandations sont faisables. 11

Des pistes pour aller vers une sécurité alimentaire pour toutes et tous : le droit à l’alimentation

Il y aurait beaucoup de choses à dire, il ne s’agira ici que de pistes pour montrer que l’on peut gérer la répartition de la nourriture autrement afin que tout le monde puisse se nourrir convenablement.

Une réforme structurelle pour un Droit à l’Alimentation 

Proposée par de nombreuses ONG de coopération internationales telles que le CCFD Terre-Solidaire, Action contre la faim, Oxfam, Peuples solidaires, ou même par la FAO, elle implique :

-une régulation des prix des denrées agricoles

– un accès à la terre garanti

– l’autonomie des paysan·ne, ce qui mènera naturellement vers des pratiques agro-écologiques

– l’investissement dans la recherche et l’innovation en agro-écologie et en adaptation au réchauffement climatique

– la diminution – idéalement l’arrêt total – des conflits

Quelques préconisations d’ATD Quart Monde pour réaliser des actions en faveur de l’accès pour les plus pauvres 11

Dans le but de proposer une action large visant à améliorer l’accès à l’alimentation pour les plus pauvres, ATD  Quart Monde partage ces enseignements suivants afin de ne pas reproduire des erreurs passées : 

– que cette action s’inscrive dans un objectif de valorisation de la dignité de la personne,

– qu’elle permette l’intégration autour de l’alimentation, tout en se préoccupant des dangers de la stigmatisation ou de la culpabilisation,

– qu’elle aide les plus pauvres à revenir vers le système de droit commun,

– qu’elle soit attentive aux risques pervers d’enfermer les personnes les plus démunies dans une relation de dépendance et de court terme dont elles ont du mal à sortir.

Une sécurité sociale de l’alimentation ? 20

Ingénieurs sans frontières (ISF) est une fédération composée d’une trentaine d’associations réalisant des partenariats avec les pays du Sud grâce leurs compétences d’ingénieurs. En 2019, un groupe de travail ISF-AGRISTA en lien avec le Réseau Salariat et la Confédération Paysanne a rédigé une proposition de sécurité sociale de l’alimentation sur le même modèle que l’actuelle assurance maladie, vieillesse ou chômage.

La proposition actuelle à l’échelle de la France, s’élèverait à 150€/personne/mois. Ce montant permettrait de subvenir au besoin des plus pauvres car on estime à 135€/personne/mois (4,5€/jour) le coût minimal d’une alimentation saine. A comparer au 69€/mois de dépense moyenne des “bénéficiaires” de l’aide alimentaire.15 Pour l’État, cela reviendrait à 118 milliards d’euro/an (2x la fraude fiscale en France, légèrement moins que l’assurance maladie à 136 milliards d’euros) en sachant que tous le monde (des sans abris à Bernard Arnault) bénéficierait de cette aide pour se nourrir dès sa naissance.

Par un système de conventionnement, la sécurité sociale de l’alimentation aiderait également à une transition agro-écologique en définissant les produits alimentaires remboursables par cette sécurité sociale. De plus, le choix démocratique des produits conventionnés impliquerait directement des citoyen.nes – tiré.es au sort – au sein des enjeux agricoles à l’inverse de la situation actuelle où producteurs et consommateurs sont très distants.

Pour ISF, il s’agit d’une proposition. Le but du document détaillant le projet étant plus de promouvoir une politique afin qu’elle soit débattue plutôt que d’imposer un cadre amovible.

Plus d’infos ici : Présentation du projet de Sécurité Sociale de l’Alimentation

Voir aussi notre Table Ronde avec 2 des promoteurs de ce projet (ISF et Réseau Salariat)

Liste des sources : 




Source: Extinctionrebellion.fr