Une semaine de gève contre l’hydre de la précarité

Depuis le 5 décembre, l’agitation sociale et politique est de mise dans le pays et elle touche, depuis quelques semaines, un très grand nombre d’universités et d’institutions de recherche en France. La réforme des retraites, qui n’est autre qu’un vaste projet de baisse des pensions, est fortement contestée. S’y ajoute, pour l’université, la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche, qui promet une fragilisation plus importante des personnels d’enseignant.e.s chercheur.e.s. et qui provoque une véritable levée de boucliers. Enseignant.e.s précaires et titulaires, personnel.le.s administratif.ve.s et techniques, salarié.e.s des bibliothèques et du ménage, étudiant.e.s, on ne compte plus les personnes qui, sur le campus, se mobilisent. Contre la LPPR, contre la réforme des retraites, contre la précarité, et contre la répression obtus exercée par le gouvernement, c’est le moment de nous rejoindre dans le combat pour une fac indépendante, critique, respectueuse de ses travailleuses, travailleurs et de ses étudiant.e.s !

Des batailles et une guerre !

La précarité à l’université se généralise et cette situation ne peut plus être supportée ; voilà ce que clament de nombreux collectifs à travers toute la France. Les journées du 28 janvier, des 6 et 11 février ont déjà été un succès : plusieurs heures de cours annulées, des amphis débrayés et la précarité à l’université enfin visibilisée. Devant l’ampleur de notre mouvement, la Présidence a commencé à craquer : nous avons obtenu d’être payé.e.s à hauteur du service prévisionnel (heures annulées à la rentrée, heures banalisées, heures grévées). Deux revendications de très longue date ont également été satisfaites : l’université nous accorde un local (sans fenêtre, mais pas sans perspective) et promet des chiffres détaillés sur la précarité. Une brèche s’est ouverte, il faut s’y engouffrer !

Nous ne sommes pas seul.e !

Partout, les précaires de l’ESR lèvent la tête et le poing : jamais la mobilisation sur cette question n’a été aussi forte, jamais le rapport de force ne nous a autant mis en situation de gagner. Rejoins-nous pour continuer à faire pencher la balance du bon côté !

Faisons grève la semaine du 2 mars pour faire valoir toutes nos revendications !


Article publié le 28 Fév 2020 sur Iaata.info