Pour une grève des loyers.

Le mois prochain, beaucoup d’entre nous ne seront pas en mesure de payer leurs loyers, et d’autant plus toutes celles et ceux qui galèrent déjà en en temps normal.

Nous n’avons pas à payer le prix de leur crise sanitaire qui va mettre plus bas que terre les pauvres et les précaires.

Nos vies valent plus que leurs loyers.

> La grève c’est la force des masses, soyons nombreux.ses pour être entendues et reconnues. Seul.e nous somme vulnérable, collectivement nous pouvons agir. Que tu puisses ou pas payer ton loyer soyons unis avec celleux qui ne le peuvent pas !

> Un grève de loyer peut prendre plein de formes voilà une proposition.
Ca peut être lancé individuellement ou en constituant un groupe de locataire, ce qui peut avoir plus de poids face à un bailleur notamment.
On peut envoyer une lettre à son proprio ou bailleur pour dire qu’on ne payera pas son loyer ou que l’on veut négocier une baisse de loyer aux vues de la situation actuelle.
Dans une idée de diffusion, on peut imprimer ou écrire des modèles de lettre pour ses voisin.es. Modèle de lettre par ici :

> Une grève peut s’organiser collectivement. Même sous confinement on peut toujours communiquer et diffuser. Par les boites aux lettres, les balcons, le collage d’affiche, l’affichage dans les halls et les supermarchés, les réseaux sociaux, les listes mails, le téléphone…

> Cette grève peut être admise, tolérée par nos proprios mais aussi être conflictuelle.
Nous ne sommes pas tous et toutes égaux face à la justice classiste, rasciste et sexiste. Donc nous ne sommes pas égaux face aux expulsions et aux potentielles retombés juridiques d’un non-paiement de loyer. Soyons solidaires et nombreux.ses à faire grève, pour enrayer les rouages de leurs machine judiciaire et pour rendre impossible le déroulement normal des expulsions. Avec le report de la trève hivernale, n’y a théoriquement pas d’expulsion jusqu’au 1er juin.

> Une grève peut être défendue, vous pouvez vous rapprocher d’un.e avocat.e ou d’un collectif d’anti-répression pour organiser une défense, nous supporter mutuellement et empêcher les pressions, la répression, les expulsions. Plus d’info sur un collectif en cours de création par ici : mail

Fin mars-début avril, envoyons toutes et tous nos lettres de refus de paiement à nos propriétaires et nos bailleurs.

Pour que la fin du virus soit la fin de leur monde basé sur la domination et l’exploitation.


Article publié le 27 Mar 2020 sur Nantes.indymedia.org