La première question qu’on souhaite poser pour amorcer cette initiative, c’est : « Allons-nous réussir à lutter ensemble contre cette loi Travail ? ».

Si on revient sur cette première semaine de mobilisation, rien n’est moins sûr. Les tractations liées aux négociations semblent n’être qu’une anesthésie des différents mouvements qui pourraient émerger ici et là, malgré une affluence conséquente lors des premières manifestations.

Et le constat que l’on en tire, c’est que, si nous souhaitons lutter, ça sera en dehors de cet agenda officiel, hors des dépendances vis-à-vis du rapport de force des « partenaires sociaux » que l’on devra se positionner. Et nous souhaitons définitivement lutter.

Cette loi Travail, c’est une formalisation de conditions de travail que nombre d’entre nous connaissent déjà. Donc cette loi, c’est une promesse que la suite sera pire, sans hésitations possibles.

L’objectif de cette assemblée de lutte, c’est de proposer un nouveau cadre pour lutter, à tous ceux qui n’en ont pas, qui n’en ont plus, par volonté ou par impossibilité. Les conditions actuelles nous obligent à réfléchir à de nouvelles formes d’organisation.

Chômeurs, nous n’avons pas de lieu pour lutter. Précaires, nous subissons déjà les conditions merdiques que cette loi travail souhaite élargir. Travailleurs, les multiples formes syndicales au sein desquelles nous avons lutté durant de très nombreuses années ne semblent plus convenir aux réalités d’une époque où les patrons dictent leur loi sans que rien ne soit vraiment négociable, sauf pour les corporatismes en tout genre, sapant à la base les capacités de lutte de notre classe. Et c’est pour ça que nous nous adressons aux travailleurs, aux chômeurs, aux précaires. Aux prolétaires.

En ce jour où faire grève relève de l’exploit, exploit face aux patrons mais aussi face au frigo, nous ne pouvons pas nous résigner à laisser les bourges nous écraser toujours un peu plus. Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand allons-nous supporter la léthargie de nos vieux outils de défense, qui ne font assurément plus le poids, pire, font le jeu de l’exploitation capitaliste ?

Lutter contre cette loi, c’est lutter contre les conditions de travail et de vie que l’on nous impose déjà. Nous refusons cet avenir, comme nous refusons ce présent.

En pratique, nous appelons toutes celles et ceux qui sont dans le même état d’esprit à venir réfléchir ensemble à la manière dont on peut développer cette lutte, développer ce nouvel outil que serait l’assemblée, pour impulser au sein du mouvement un véritable espace d’auto-organisation des prolétaires sincèrement en lutte contre cette loi et tout ce à quoi elle nous renvoie et que nous vivons déjà.

La voie est libre.

Venez nombreux, nombreuses.

MERCREDI 16 MARS 19h A LA CHAPELLE

36 Rue Danielle Casanova, M° Compans ou Canal du Midi

Reseau Communiste Antigestionnaire – Toulouse – antigestion@riseup.net