POUR UN AVENIR COMMUN DANS LE BOCAGE
APPEL À UN RASSEMBLEMENT LE 19 MARS À 13H DEVANT LA PRÉFECTURE

Au cours de longues années de lutte finalement victorieuse, le
mouvement dans son ensemble a construit un projet de territoire soucieux
des communs, du soin du vivant, d’une vision paysanne et de la place
nécessaire aux expérimentations sociales.

Il a mandaté pour défendre ce projet auprès des institutions une
délégation intégrant l’ensemble de ses composantes –
habitant.e.s, paysan.ne.s, élu.e.s, naturalistes, voisin.e.s.

CONCRÈTEMENT, CECI PASSE D’ABORD PAR PLUSIEURS QUESTIONS MAJEURES :

_- le refus de toute expulsion des habitant.e.s actuel.le.s de la zad_

_- le gel de la situation foncière et de la redistribution
institutionnelle des terres_

_- la création d’une entité issue du mouvement qui gère l’ensemble
des terres préservées afin que celles-ci aillent en priorité à de
nouvelles installations et non à l’agrandissement._

_- l’amnistie des personnes condamnées dans le cadre du mouvement
anti-aéroport._

Après un premier rendez-vous où le projet commun a été exposé, la
Préfecture refuse à ce jour de poursuivre les échanges avec la
délégation commune. Elle a constitué un comité de pilotage qui se
réunira une première fois le 19 mars à 14h à la préfecture. Ce
comité de pilotage ne permet en aucun cas de répondre aux questions
posées par la crise environnementale et sociale. Il ne prend pas en
compte les solutions portées par le mouvement pour y répondre à son
échelle. Ce comité se donne une vocation purement agricole qui laisse
de côté toute une partie des usager.e.s actuel.les de ce territoire et
des thématiques pour nous indissociables : l’habitat, les questions
naturalistes, la diversité des usages, un modèle paysan…

La préfecture qui se prévaut d’une volonté d’apaisement a par
ailleurs réitéré des menaces d’expulsion sur les habitats de la ZAD
à partir du 31 mars.

Nous ne pouvons accepter une vision cloisonnée et laisser les terres
pour lesquelles nous nous sommes battu.e.s être reprises en main par
les voies du modèle agricole classique dont on connaît partout les
conséquences : désertification rurale, disparition des petites
exploitations, dégradation continue des sols et de la biodiversité. Il
n’est pas concevable que les terres de la ZAD soient morcelées en ce
sens. Le mouvement continuera au contraire à revendiquer une prise en
charge globale avec une entité issue du mouvement qui inclut
l’ensemble des habitats, des projets paysans et des autres activités
qui se sont développées ici.

Nous ne ne pouvons pas non plus imaginer un dialogue “apaisé” sous la
menace d’expulsions, ni accepter que les habitant.e.s actuel.le.s qui
ont préservé ce bocage soient évacué.e.s demain. Le mouvement
s’est engagé à des réactions immédiates en cas d’intervention
policière. Il porte des solutions et des cadres qui permettent de
maintenir l’ensemble des habitant.e.s mais qui exigent une volonté de
dialogue et du temps.

Nous sommes toujours prêt.e.s à continuer des échanges qui
s’ouvriraient sous de meilleurs auspices et sans ces menaces. Ce
dialogue ne peut s’engager qu’avec la délégation commune du mouvement.
Nous sommes toujours déterminé.e.s à enraciner l’expérience unique
qui s’est constituée sur la zad.

L’ASSEMBLÉE DU MOUVEMENT APPELLE DONC À UN RASSEMBLEMENT LORS DU
COMITÉ DE PILOTAGE AVEC TOUTES CELLES ET CEUX QUI SE SENTENT
CONCERNÉ.E.S PAR PAR LA DÉFENSE D’UN AVENIR COMMUN DANS LE BOCAGE.
RENDEZ-VOUS DEVANT LA PRÉFECTURE LE LUNDI 19 À 13H AVEC UN
PIQUE-NIQUE.

Source: http://zad.nadir.org/spip.php?article5236 -