Dans ce sens, l’AssemblĂ©e de la Plaine, collectif d’habitant.e.s et d’habituĂ©.e.s du quartier, indĂ©pendant de tout parti et de toute institution, recommande, en prĂ©alable, de mettre un point final au chantier au plus vite.

Nous proposons aussi de :

  • Favoriser le retour du marchĂ© trihebdomadaire le plus vaste et variĂ© possible, avec sa fripe et son dĂ©stockage Ă  la fois locomotive du marchĂ© et outil d’un louable recyclage. Un marchĂ© attrayant pour les familles modestes venues des quartiers populaires et mĂȘme d’au-delĂ  de la ville. Il faudrait rĂ©affirmer l’utilitĂ© Ă©conomique, sociale et culturelle de ce grand bazar qui a aussi des retombĂ©es positives pour les commerces sĂ©dentaires alentours. Son absence pendant plus de deux ans a largement contribuĂ© Ă  la perturbation d’un Ă©cosystĂšme particulier, au dĂ©litement du lien social et Ă  la montĂ©e des tensions de cet Ă©tĂ©.
  • Laisser respirer les espaces de convivialitĂ© et de libertĂ© : la boule Carli, le jardin des Chats, les salles de concert, les bars, les Ă©piceries, les vide-greniers. Respecter les usages gratuits de la place et ses fĂȘtes emblĂ©matiques (Sardinade du 1er Mai, Carnaval en mars, petits concerts, etc.). Garder des espaces de libertĂ©, non minĂ©ralisĂ©s et non saturĂ©s de terrasses de bars comme Ă  Notre-Dame-du-Mont ou Place de Lenche, permettant des activitĂ©s non prĂ©dĂ©finies (pĂ©tanque, foot, constructions de mobilier urbain…).
  • Ouvrir un espace de dialogue entre ceux qui habitent, ceux qui travaillent et ceux qui frĂ©quentent la place : un « conseil de la nuit Â» ou un « rĂ©gisseur Â» risquent de se limiter Ă  arbitrer les intĂ©rĂȘts divergents des propriĂ©taires rĂ©sidents et des lieux nocturnes, alors que la population de La Plaine, ce sont des locataires, des jeunes, des parents, des sdf, des « fatiguĂ©s Â», des retraitĂ©-e-s


« Pas une camĂ©ra de plus sur la Plaine Â» : confirmer le moratoire sur la vidĂ©osurveillance, gadget onĂ©reux distillant la paranoĂŻa sans avoir jamais Ă©vitĂ© la moindre agression en 2 ans.

Repenser la voie centrale de circulation motorisĂ©e qui casse le volume de la plus grande place de la ville. Reconnue dangereuse pour les enfants et les personnes ĂągĂ©es, cette circulation gĂȘnera le retour du marchĂ©. Relancer des possibilitĂ©s d’amĂ©nagements conçus ou amĂ©liorĂ©s collectivement par les usager.es. DĂ©marche inverse de celle qui nous a imposĂ© ce Fort Alamo au milieu du square et cet horrible caisson d’acier qui Ă©touffe les magnolias.

  • Mettre en Ɠuvre une vĂ©ritable politique du logement accessible Ă  tous.tes Ă  l’échelle de la ville comme du quartier, plus de logements sociaux, un plafonnement voire un gel des loyers comme cela s’est fait Ă  Berlin ou Barcelone, et surtout mieux rĂ©guler les logements Airbnb qui dĂ©sĂ©quilibrent les usages touristes /habitants .
  • Promouvoir une approche inclusive des plus prĂ©caires, avec ou sans papiers, en mettant Ă  disposition des bĂątiments publics vides, en dĂ©livrant un permis urbain de circuler comme dans le rĂ©seau des Villes solidaires, en allant vers la gratuitĂ© des transports

  • Et enfin, en cette pĂ©riode de changement climatique, nous voulons respirer, nous voulons plus d’arbres, nous voulons des WC et des fontaines publics qui fonctionnent !

Prochaine assemblée de la Plaine lundi 21 septembre à 18h sur la place, devant la Poste




Article publié le 20 Sep 2020 sur Mars-infos.org