Mai 26, 2022
Par Nantes Révoltée
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Le systĂšme est Ă  bout. L’organisation actuelle de nos sociĂ©tĂ©s est une impasse. Le besoin de changements, de bifurcations, de rĂ©volutions, s’ancre chaque jour dans la conscience de nouvelles personnes. Pris dans un quotidien dĂ©nuĂ© de perspectives, dans un job harassant ou privĂ© de sens, dans un systĂšme institutionnel qui se dĂ©tourne de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, entre deux rapport alarmants sur l’état de nos Ă©cosystĂšmes, entre deux Ă©ditocrates donneurs de leçons et effrayĂ©s par le moindre signe de mutation d’un ordre qui sert si bien leurs privilĂšges, de plus en plus de gens aspirent Ă  la construction d’un monde nouveau.

En dĂ©pit de cet Ă©veil les voies du changement ne semblent pas se dessiner clairement, et si les choses continuent ainsi c’est bien dans un cauchemar que nous pourrions sombrer. Aujourd’hui nous pouvons encore Ă©viter le dĂ©sastre, toutes et tous collectivement. Les processus rĂ©volutionnaires ne sont pas que des chapitres de manuels d’histoire.

Nous ne croyons pas que les Ă©volutions viendront de ceux qui se gavent du haut de la fontaine du supposĂ© ruissellement, ni de leurs alliĂ©s objectifs dans les cĂ©nacles politiciens. Les ZAD, les militant-es contre la loi travail, les Gilets Jaunes, les grĂ©vistes face Ă  la rĂ©forme des retraites, les activistes du climat ou des droits humains, les mobilisations contre le racisme et le violences policiĂšres : ces dix derniĂšres annĂ©es ont dĂ©montrĂ© que le peuple se soulevait et qu’il existait un vrai sujet rĂ©volutionnaire.

Nous devons dĂ©passer la critiques des mĂ©thodes des uns et des autres. Toutes les formes de l’action serviront Ă  renverser la table. Occupons les endroits qu’il faut dĂ©fendre en faisant Ă©merger des modes de vie alternatifs, reprenons les ronds-points , bloquons les flux de marchandises, grĂ©vons au travail, faisons des sit-in dans les artĂšres commerciales des centres urbains, organisons des manifestations festives ou sauvages, syndicales ou non, les mĂ©thodes ont toutes leur lĂ©gitimitĂ©, y compris le vote, et mĂȘme la pĂ©tition. Pour des Ă©lecteurs en K-way et des barricades faĂźtes de bureaux de vote !

Ce qui constitue le plus grand frein Ă  l’avĂšnement d’une sociĂ©tĂ© nouvelle ce n’est ni l’absence de conscience ni les moyens d’action, mais certainement le mot d’ordre. Depuis trop longtemps nous sommes acculĂ©-es Ă  mener des luttes dĂ©fensives, contre ci, contre ça. Cette situation favorise les puissants et divise les luttes. Le soulĂšvement sera victorieux lorsqu’il sera la voix d’une aspiration commune. Nous voulons libĂ©rer notre temps de l’emprise du marchĂ© de l’emploi capitaliste, nous voulons cultiver et consommer autrement sans mettre notre santĂ© en danger pour les profits de quelques uns, nous voulons dĂ©cider nous-mĂȘmes de la façon d’organiser notre travail sans subir la tyrannie d’un patron, nous voulons partager collectivement les richesses produites et redĂ©finir ce qui a de la valeur Ă  nos yeux.

Et si on vous dit que ça n’est pas possible, ne les croyez pas ! on nous a aussi dit que le travail des enfants ou l’esclavage Ă©taient nĂ©cessaires Ă  l’économie ou que les rois Ă©taient indispensables Ă  la politique.




Source: Nantes-revoltee.com