30 novembre 2025
Par Divergences Revue Libertaire (source)
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Couche à couche, louche et moche,

Le déchet choit et s’arroge

La prime place au vieux sol

.

 Dans l’eau fuit le diphénol –

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A l’air aigre où s’évapore

Le vent, l’on hume la spore

Irradiée au poison

Produit partout à foison

Dans la centrale électrique

Où tout claque, grille et clique !

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Et l’entier suc du plastoc

Dans la glèbe, sous le soc

De la charrue ensemence

La récolte qui commence,

Dans le brut et le fumier,

A pousser, près du hallier

Dont les buissons dépérissent,

Où les pieds d’arbres pourrissent

Sous l’action de métaux lourds

Saturant mares et gours.

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Et la particule insane

Fait qu’enfin toute fleur fane,

Flétrissant ! Prairie éteinte

Que de suie on dirait teinte…

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De plus, l’effet de chaudière

Active la pétaudière

Créée au vert paradis

Dont les veines, bras raidis,

Coulent d’une eau dégoûtante

Qui nulle soif ne contente !

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Dans les gouffres les bidons

De nos nucléaires dons

Répandent les isotopes

Fleurs de très lointaines aubes

Du carnivore avenir

Nécrosant par le nadir

Les sols de nos descendances,

Ces fosses de nos aisances

Débordant de déjections,

Qu’abominables actions,

Nous abandonnâmes là

Préparant le Walhalla

De quelques écologistes

Morts en des combats si tristes

Contre le temps et les sots,

Contre l’argent des réseaux

De la mafieuse industrie

Qui grossit – pendant qu’on trie –

.

…Or plus haut que le gaz bleu

En des sifflements de feu

La stratosphère décharge

Ses bouts d’acier au grand large

Du ciel mortel et criblé

De grains gros comme du blé

Arrachés à ces cohortes

De satellisations mortes

Mises là pour le besoin

D’anciennes guerres (de loin)

.

Puis, dans tout ce que l’on mange,

Poireaux, civet, poulet, tranche

De pain, l’on trouve : Glycol,

Pesticides et formol !

.

Là, la nappe phréatique

Sourd des miasmes du phtisique

Ici, gluante, la mer,

Semblable aux flux de l’enfer,

Roule sa vague puante

Sans un poisson qui ne hante

La bistre et flaccide poix !

Plus d’oiseau dans ces endroits,

Rien que de fourbe à l’écume

Trouble ; l’eau fondue en fume

Sans receler un reflet :

Tout est mat, verdâtre et blet !

.

Le désert même agonise

Dans une âpre pyrolyse

Due aux ingrédients stockés

Stupidement intriqués

Qui mélangent leurs ferments

 Malgré de pieux serments –

.

Nulle forêt qui ne meure…

De discours qui ne soit leurre

Chez nos dirigeants véreux

Irresponsables et creux !

.

Le vaisseau-planète coule

Dans l’épouvantable houle

D’huile larguée à ses flancs

Par ses capitaines blancs.

.

Et l’ignoble dégazage

Emportera cette page

Arrachée à l’univers

Par nous

minuscules vers






Source: Divergences.be