Juin 19, 2020
Par La Rotative (Tours)
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On apprend dans La Nouvelle République du 19 juin qu’un policier municipal de Tours a été condamné à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel pour agression sexuelle sur deux jeunes filles âgées de douze et quatorze ans au moment des faits. Le flic avait été suspendu de ses fonctions après la révélation de ses actes.

Au-delà des faits, ce qui choque à la lecture de cet article, c’est le titre choisi par le quotidien local : « Le policier aimait trop les ados ». Une fois de plus, La Nouvelle République minimise la gravité du délit, en assimilant des attouchements sexuels sur mineurs à des actes d’amour. Ce type de titre contribue à mettre les lecteur·ices du côté de l’agresseur, qui passe pour une victime de son excès d’« amour » à l’endroit des jeunes filles. On peut également interroger le choix du mot « ados » pour désigner les victimes, la plus jeune étant âgée de seulement douze ans au moment des faits.

Comme l’explique Sophie Gourion sur le blog Les Mots Tuent, cette manière de traiter les violences envers les femmes contribue à les banaliser ou à les excuser.




Source: Larotative.info