Introduction :

La crise du Coronavirus, amenant la mort et la peur du futur, a illustré une nouvelle fois que notre société pouvait drastiquement se transformer en très peu de temps. Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe. Bien sûr, cette vérité n’est pas une découverte pour la plupart des habitants et habitantes de cette planète. Rien que les vingt dernières années, il y a eu Katrina, la canicule européenne, les feux de forêts en Russie, le tsunami dans l’océan indien et les différentes crises financières, etc. En France aussi l’idée d’une catastrophe revient dans les consciences. Le Comité invisible, dans le livre « A nos amis », écrivait que « l’horizon de la catastrophe est ce à partir de quoi nous sommes présentement gouvernés. » En fait, l’idée de la catastrophe est devenue ces dernières années tellement présente qu’on peut acheter des best-sellers sur l’effondrement à Carrefour pour une quinzaine d’euros. Mais malheureusement la prise de conscience de l’effondrement et de la catastrophe, bien qu’elle puisse pousser à l’action politique, ne propose pas de voie vers l’émancipation. Au contraire, certains livres grands publics invitent plutôt à un repli sur soi, une acceptation et, plus généralement, une dépolitisation de la question écologique. Pire encore, cette dépolitisation est parfois justifiée par le fait qu’il serait trop tard pour agir…

Certaines personnes voudraient faire de la collapsologie et du concept d’effondrement quelque chose de neutre mais cela ne doit pas être le cas si on désire une transformation sociale se dirigeant vers l’action concrète, l’égalité et la liberté. Le but de cet épisode est donc de repolitiser la question de l’effondrement en critiquant certaines hypothèses de la collapsologie et en proposant, à la place, une analyse articulant les luttes contre différentes oppressions.

Écoutez l’épisode ici :


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Article publié le 15 Juil 2020 sur Renverse.co