Ce mardi 14 janvier, l’intersyndicale appelait à une nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites. Après une semaine précédente chargée – 5 manifestations et de nombreuses actions – le mouvement syndical démontre sa volonté de maintenir une pression constante contre le gouvernement.

Plus de 2.000 personnes – cheminot.e.s, profs, personnels soignants, avocat.e.s, gilets jaunes… – ont battu le pavé, en un parcours autour du centre-ville, comme à l’accoutumée, abrégé par rapport à jeudi dernier. Le dispositif policier, comprenant principalement des gendarmes mobiles dont certains étaient munis de fusils d’assaut MP5, rappelait à quel point, dans la France de Macron, la moindre mobilisation peut être sujette à répression.

Un cortège composé d’employé.e.s de crèches associatives de la région manifestait à part pour dénoncer « la qualité d’accueil » des enfants qui se réduit du fait des politiques austéritaires du gouvernement : manque de personnel qualifié, de place, d’argent dans les budgets… « Plus d’enfants, moins de moyens, c’est pas possible », comme l’a résumé une des manifestantes.

Ce cortège souhaitait rejoindre ensuite l’intersyndicale, afin de faire converger des luttes qui résonnent fortement ensemble, mais la manifestation venait de se disperser. Une incursion sauvage (mais bon enfant) dans le centre-ville, sempiternellement interdit par le préfet, aurait permis cette rencontre.


Article publié le 14 Jan 2020 sur Lepoing.net