Mai 28, 2022
Par La Bogue
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L’espace public est surveillĂ© par un million de camĂ©ras qui, de plus en plus, sont Ă©quipĂ©es de logiciels visant Ă  dĂ©tecter des comportements « indĂ©sirables Â». La police utilise la reconnaissance faciale 1 600 fois par jour Ă  partir des 8 millions de visages du fichier TAJ, et enregistre dans le fichier TES le visage de toute personne demandant un passeport ou une carte d’identitĂ©.

La Quadrature du Net lance une campagne collective pour attaquer devant la CNIL le ministĂšre de l’IntĂ©rieur et l’État français, qui combinent ces camĂ©ras, ce fichage et ces logiciels pour imposer une surveillance totale de nos rues.

Dans le détail

La surveillance totale de l’espace public rĂ©sulte de la combinaison de trois systĂšmes de surveillance : la vidĂ©osurveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e, le fichage de masse et l’emploi croissant de logiciels d’intelligence artificielle analysant nos corps et nos visages. Chacun de ces dispositifs justifie et renforce les autres, formant un super-systĂšme qu’il nous faut contester dans son ensemble.

Vidéosurveillance

En France, la police peut accĂ©der Ă  un million de camĂ©ras de surveillance. Pourtant, leur prĂ©sence dans la rue ne diminue pas le nombre d’infractions (au mieux, elle les dĂ©placent) et n’aide Ă  rĂ©soudre que moins de 2 % des enquĂȘtes. En droit, l’inutilitĂ© de cette surveillance de masse suffit Ă  la rendre illĂ©gale.

Fichage

L’État a mis en place cette derniĂšre dĂ©cennie deux mĂ©gafichiers : depuis 2012, la police fiche 8 millions de visages dans le fichier de « traitement des antĂ©cĂ©dents judiciaires Â» (TAJ). Et, depuis 2016, toute personne demandant une carte d’identitĂ© ou un passeport a son visage inscrit au fichier des « titres Ă©lectroniques sĂ©curisĂ©s Â» (TES).

Reconnaissance faciale

Depuis 2012, la police utilise des logiciels de reconnaissance faciale pour comparer les photos de visages contenues dans le TAJ aux images qu’elle capte par vidĂ©osurveillance, sur Internet ou lors de contrĂŽles d’identitĂ©. En 2021, elle rĂ©alisait 1 600 opĂ©rations de reconnaissance faciale par jour, en dehors de tout cadre lĂ©gal.

Détection automatisée de comportements

Sans dĂ©bat public, de plus en plus de villes Ă©quipent leurs camĂ©ras de logiciels dĂ©tectant et signalant automatiquement Ă  la police les personnes que celle-ci juge indĂ©sirables ou suspectes, qu’il s’agisse de personnes qui font la manche, traĂźnent, courent, taguent, se regroupent, etc.

Plainte collective

Notre plainte collective peut ĂȘtre rejointe par toute personne vivant en France. C’est gratuit et sans risque juridique pour vous. Remplissez dĂšs maintenant le formulaire et tentez de convaincre le plus grand nombre de personnes de faire de mĂȘme !

Pour y participer le lien ici




Source: Labogue.info