Mai 29, 2017
Par infoLibertaire.net
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Le candidat d’extrême-gauche à l’élection présidentielle, et syndicaliste chez Ford à Blanquefort, (Gironde) a signé un communiqué intitulé « Non à l’interdiction du festival afro-féministe Nyansapo ».

Dans ce texte, Philippe Poutou nie également l’existence du racisme-anti blanc : « Nous rappelons que de tout temps les dominants ont tenté d’empêcher aux oppriméEs de s’organiser entre eux et elles-mêmes. C’est pourquoi la non-mixité fait partie des outils de prise de conscience et d’émancipation collective (…) Nous rappelons que le racisme anti-blanc n’existe pas comme il n’existe pas d’oppression des hommes. Le racisme est un système d’oppression qui s’est nourri de la colonisation, de l’esclavagisme, se manifeste dans des discriminations structurelles (emploi, avancement, logement…) et des violences d’Etat, et dont se sert la classe dirigeante pour diviser le camp des exploitéEs (…) Cette menace d’interdiction se fait dans un climat particulièrement nauséabond, raciste et islamophobe, où les violences policières restent impunies, où le Front National a fait 10 millions de voix au second tour des élections présidentielles ».

Du 28 au 30 juillet doit se tenir à Paris un festival «afroféministe militant à l’échelle européenne», Nyansapo, organisé par le collectif Mwasi. A l’intérieur de ce festival est compris un « Espace non mixte réservé aux femmes noires et métisses afro-descendantes ».

Devant les nombreuses protestations, ayant pour origine le fameux site Fdesouche, Anne Hidalgo a réagi sur Twitter : « Je demande l’interdiction de ce festival. Je vais saisir le Préfet de police en ce sens». Elle suivait un appel de la Licra dont le président Alain Jakubowicz condamne un  évènement « terrifiant et désespérant » où « des gens qui se sentent victimes de racisme ou de discrimination ne trouvent pas d’autres issue que l’entre soi ».

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