Si jamais le virus tenait absolument à poursuivre son œuvre.
Il pourrait mieux définir ses proies, mieux arrêter ses cibles.
En manière de mise en bouche ou de hors d’œuvre.
Il lui serait loisible de faire disparaître les grands nuisibles.

Sans souci d’exhaustivité…
Car la liste serait trop longue…
Et les bonnes actions à réaliser…
Aussi diverses que les coups au pingpong.

Suggérons lui toutefois et pour ouvrir le bal
De veiller à nous débarrasser des cas types…
Les tenants de la banalité du mal
Les sanguinaires pour qui la mort est une simple affaire de principe.

« Emmène donc avec toi les rejetons d’Adolf encore entendus hier.
Casse définitivement la pipe du petit père des Peuples.
Attrape les enfants du Président Mao par le col.
Taille des croupières aux descendants de Khomeiny.

Joue au culbuto avec les bambini de Benito.
Tombe par hasard sur la descendance de Salazar.
Pioche dans le giron des Pinochet.
Invite à ta fête les potes de Pol.

Mais desserre l’étreinte qui pèse sur les joueurs de saxo
Laisse-les rire à pleines dents et nous faire danser.
Concentre-toi sur les affreux et les salauds
Leur nombre suffira largement à te rassasier. »

Céd.


Article publié le 05 Avr 2020 sur Monde-libertaire.fr