Août 5, 2022
Par Lundi matin
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Depuis l’automne 2021, à Pertuis dans le Luberon s’affrontent deux idées de la vie et du monde : d’un côté le Maire et industriel, Roger Pellenc, qui veut raser et bétonner 86 Ha de terres cultivables pour les transformer en zone d’activité (tout en s’en octroyant un tiers pour ses activités économiques personnelles). De l’autre, une résistance diffuse et locale qui a d’abord occupé des maisons vouées à la destruction puis des terres immédiatement transformées en « Zone à patates ».

En mai, un grand charivari rassemblait 800 personnes déguisées contre le projet (nous en parlions ici). A cette occasion, le capital de M. Pellenc était déjà la cible du mécontentement (Voir notre article : « Pourquoi nous avons sabotés les machines de Pellenc ? »). En juin, 150 gendarmes sont venus expulser l’occupation et détruire les parcelles de patates. La mobilisation continue néanmoins. Dans la nuit du 19 au 20 juillet, des « patates énervées » s’en sont pris, par souci de « légitime défense » au capital d’une entreprise de travaux publics en charge de la bétonisation. Dans leur message de revendication qu’elles nous ont transmis et que nous republions ici, elles précisent s’adresser à « toutes les entreprises qui auraient le malheurs de couler une seule goutte de leur infect béton plein de sang sur les terres fertiles de Pertuis ».

Contre la bétonisation et l’artificialisation de nos terres partout nous nous soulevons. À Pertuis (84), pour contester un projet absurde de plus, 4 maisons sont réquisitionnées en novembre 2021 pour créer la ZAP : la zone à patates (zappertuis.noblogs.org). 7 mois plus tard et en réponse aux 150 arbres fruitiers plantés sur une parcelle menacée, l’epf Paca (établissement public foncier) voit sa demande d’expulsion exaucée avec l’aide de… 150 gendarmes mobiles. Ces robots du capital sont accompagnés par des machines tout aussi hideuses, venues détruire les habitations et retourner le champ qui abritait verger et potager. L’entreprise qui se charge du sale boulot c’est Marion TP.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet 2022, des patates énervées ont abîmé quelques véhicules de Marion TP et fait voler en éclat les vitres de leurs bureaux. Violence ? Vengeance ? Non, c’est de la légitime défense. Car, quand des machines et des hommes moqueurs viennent vous chasser puis détruire les maisons dans lesquels vous vivez, il faut rendre les coups. « La prochaine fois : une maison rasée = un hangar brûlé » a été tagué sur les murs de l’entrepôt.

Ceci s’adresse à toutes les entreprises qui auraient le malheurs de couler une seule goutte de leur infect béton plein de sang sur les terres fertiles de Pertuis.




Source: Lundi.am