Avril 7, 2020
Par Le blog de anars 56
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7 avril 2020
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22:17

Certains en profitent mĂȘme pour se refaire une “virginitĂ©”, surfant sur le “localisme” pour vendre leur came… On peut mĂȘme parler de “local washing” Ă  l’instar du “greenwashing“.

En cette fin mars, des hypermarchĂ©s vantent ainsi les tomates garanties de France. La premiĂšre rĂ©gion productrice de tomates est… la Bretagne. Or, en cette pĂ©riode, cette production implique l’usage de serres chauffĂ©es, notamment au pĂ©trole. De plus les conditions de travail sont particuliĂšrement pĂ©nibles : cf. cet article de Bastamag “Des tomates bretonnes au bon goĂ»t d’effet de serre“.

Les publicitĂ©s nous assĂšnent du “produit en France“, comme gage de qualitĂ©. Pourtant l’utilisation des pesticides dans ce territoire a encore augmentĂ© de 21 % entre 2017 et 2018 (derniers chiffres connus) ! Bon courage aux volontaires qui vont bosser gratos pour l’agriculture intensive. Ne nous racontons pas d’histoires, en douce fRance, l’exploitation au travail est toujours en cours : dans les champs, les usines et… les supermarchĂ©s.

Mais rassurons-nous, ces hypermarchĂ©s proposent aussi en parallĂšle des tomates d’Espagne, dont les conditions de production sont encore pires. Les camions circulent. Il n’y a pas de petits profits, toujours le mĂȘme refrain des “premiers de cordĂ©e“.

Dans la sociĂ©tĂ©, il y a bien des parasites. Les hypermarchĂ©s en font partie. Ils dictent leurs exigences aux producteurs (soit-disant Ă  la demande de consommateurs et consommatrices : mais pourquoi faire des publicitĂ©s Ă  longueur d’antenne et de pages dans la presse Ă©crite si les client.e.s sont dĂ©jĂ  en “demande” ?), une “demande” Ă©trangement bien conditionnĂ©e et fabriquĂ©e, a-t-on envie de dire. Le boycott fait certes partie de la rĂ©sistance. Or les hypermarchĂ©s (donc les actionnaires de ces grands groupes capitalistes concentrĂ©s) ont Ă©tĂ© les principaux bĂ©nĂ©ficiaires du confinement et des interdictions des marchĂ©s locaux, de plein air, contre tout entendement (en quoi les risques seraient-ils plus Ă©levĂ©s Ă  l’extĂ©rieur en “plein vent” ?). Mais, soulagement, il semble qu’une premiĂšre forme de dĂ©sertion de la grande distribution se soit amorcĂ©e au bĂ©nĂ©fice des magasins de proximitĂ© mais aussi malheureusement des commandes sur internet. Quid des livreurs & livreuses ?

Le capitalisme subit un coup d’arrĂȘt. L’occasion est trop rare. RĂ©flĂ©chissons et organisons-nous pour l’empĂȘcher de redĂ©marrer.
 

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Published by anars56




Source: Anars56.over-blog.org