Mars 25, 2020
Par Mondialisme.org
255 visites


* Ce texte, extrait du site de nos camarades du groupe Doorbraak, est celui d’une pĂ©tition qui circule aux Pays-Bas Ă  propos de l’attitude criminelle du gouvernement, vision fondĂ©e sur une version nĂ©erlandaise du darwinisme social, la prĂ©tendue « immunisation collective Â» qu’a appliquĂ©e en catimini le gouvernement Macron-Philippe jusqu’au 9 mars 2020.

Y.C. Ni patrie ni frontiĂšres 25 mars 2020

La stratĂ©gie du gouvernement pour combattre le Coronavirus – fondĂ©e sur les conseils du ministĂšre de la SantĂ© – s’écarte des directives de l’Organisation mondiale de la santĂ© et de la politique de pays qui ont Ă©tĂ© manifestement plus efficaces pendant cette pandĂ©mie. Maintenant que les provinces septentrionales rompent avec la politique nationale et ont qualifiĂ© les hypothĂšses du ministĂšre d de « fausses Â», nous appelons les Services municipaux de santĂ© Ă  suivre l’exemple de Groningen. Nous exigeons :
- que tous les dirigeants des Services municipaux de santĂ© rĂ©flĂ©chissent de maniĂšre critique Ă  la possibilitĂ© de suivre l’exemple de Groningue ;
- d’ĂȘtre informĂ©s par les autoritĂ©s (gouvernement, ministĂšre de la SantĂ© et/ou Services municipaux de santĂ©) de leur objectif actuel : Ă©teindre l’épidĂ©mie ou contrĂŽler la propagation du virus ;
- que les directives de l’Organisation mondiale de la santĂ© soient suivies. Nous n’avons pas suffisamment confiance dans l’efficacitĂ© des mesures actuelles, car elles sont trop ouvertes ;
- l’augmentation drastique de la capacitĂ© de dĂ©pistage du pays.

* Les provinces du Nord tapent du poing sur la table

Selon le journal De Groene Amsterdammer : « Les provinces du Nord rompent avec la politique nationale. Â» L’approche d’Alex Friedrich, microbiologiste Ă  l’UMCG de Groningue, soutient le conseil de l’Organisation mondiale de la santĂ© de « tester, tester, tester Â». Il a qualifiĂ© de « mensonges Â» les diffĂ©rentes hypothĂšses sur lesquelles se fondent les conseils du ministĂšre.

Il est vrai qu’à Groningue, cette mesure de tests systĂ©matique est prise en prioritĂ© pour les employĂ©s du secteur de la santĂ©. NĂ©anmoins, la reconnaissance du fait que faire des tests Ă  plus grande Ă©chelle est un choix raisonnable et mĂȘme possible est pertinente ici. Cette mesure est en contradiction avec la politique du ministĂšre puisque ces tests intensifs sont sont en opposition avec la politique nationale.

Friedrich a qualifiĂ© de « mensonges Â» les diffĂ©rentes hypothĂšses sur lesquelles se fondent les conseils du ministĂšre de la SantĂ©. La critique des experts contre le ministĂšre de la SantĂ© est si explicite qu’elle porte gravement atteinte Ă  la confiance des citoyens dans la politique du ministĂšre en ce qui concerne la crise du Coronavirus.

En effet, selon le ministĂšre, les tests prĂ©ventifs seraient « inutiles Â» et « peu avantageux Â». Le journal De Groene Amsterdammer a rapportĂ© que les patients se voyaient refuser des tests, alors que le laboratoire avait la capacitĂ© de les effectuer. « Si, au dĂ©but, plus de tests avaient Ă©tĂ© effectuĂ©s, le virus ne se serait pas rĂ©pandu de maniĂšre inaperçue Â», Ă©crit le De Groene Amsterdammer.

Ces tests peuvent ĂȘtre effectuĂ©s dans pratiquement tous les laboratoires, selon Alex Friedrichs.

Friedrich dĂ©clare dans De Groene Amsterdammer que la politique du ministĂšre est fondĂ©e sur d’autres mensonges : l’idĂ©e que les patients ne sont contagieux qu’aprĂšs l’apparition des premiers symptĂŽmes, qu’il qualifie carrĂ©ment de « fausse Â». Il n’est « pas vrai non plus que les enfants ne seraient pas en mesure de transmettre le virus Â».

Y a-t-il des pĂ©nuries matĂ©rielles ? Nous ne pouvons que le supposer. Friedrich dĂ©clare : « Il se peut que tel ou tel laboratoire manque de matĂ©riel, mais c’est un problĂšme mineur qu’il faut rĂ©soudre. (… ) Ces tests peuvent ĂȘtre effectuĂ©s dans pratiquement tous les laboratoires. Â» Cette affirmation est Ă©galement Ă©tayĂ©e par un article paru dans le New Yorker : « Nous avons construit trois types d’essai complĂštement indĂ©pendants dans notre laboratoire, de sorte que s’il y a une pĂ©nurie de rĂ©actif ou d’un peu de plastique, nous avons d’autres moyens de faire les essais. Â»

Bien que des tests rĂ©guliers semblent ĂȘtre la mesure la plus importante pour lutter contre cette crise, on ne sait absolument pas pourquoi elle n’est pas prioritaire dans la politique nĂ©erlandaise. Le ministĂšre de la SantĂ© n’indique pas clairement s’il veut ou non effectuer des tests ; pourquoi il ne veut pas ou ne peut pas en effectuer ; ou pourquoi nous ne devrions pas en effectuer. Pour cette raison, nous pensons qu’un appel public Ă  maximiser la capacitĂ© de testage est lĂ©gitime.

Bien que les tests rĂ©guliers semblent ĂȘtre la mesure la plus importante pour combattre cette crise, il n’est absolument pas clair pourquoi cela n’est pas prioritaire dans la politique nĂ©erlandaise.

* Le virus semble pouvoir ĂȘtre stoppĂ©

Nous avons de bonnes raisons de croire que le gouvernement nĂ©erlandais ne veut pas arrĂȘter le virus mais ralentir sa propagation. Cela reprĂ©sente une diffĂ©rence importante, car dans le premier scĂ©nario, une grande partie de la population sera infectĂ©e. Dans le second, ce ne serait pas le cas.

Le Premier ministre Mark Rutte a dĂ©clarĂ© dans son rĂ©cent discours que la plupart des NĂ©erlandais seraient infectĂ©s par le virus et qu’il est important que les personnes en bonne santĂ© soient infectĂ©es en premier, afin que la majoritĂ© des gens deviennent immunisĂ©s contre le virus.

MĂȘme si ce dernier point a Ă©tĂ© nuancĂ© par la suite, il reste Ă  savoir si l’objectif est d’arrĂȘter le virus ou de le ralentir, ce qui implique qu’il serait impossible de rĂ©duire la propagation du roi Ă  zĂ©ro. Le discours du roi Willem-Alexander a de nouveau laissĂ© entendre que le gouvernement penche plutĂŽt vers le second scĂ©nario : « Nous ne pouvons pas arrĂȘter le Coronavirus Â», a-t-il dĂ©clarĂ©.

Par consĂ©quent nous ne savons toujours pas si l’objectif est d’arrĂȘter le virus ou de le ralentir.

En Chine, il n’y a plus, pour le moment de nouveaux cas locaux de Coronavirus. Le pays en compte aujourd’hui moins de 82 000 cas au total, soit 0,00006 % de la population. A l’échelle des Pays-Bas, cela ne reprĂ©senterait qu’un millier de personnes. La Chine comptait un total de 3261 dĂ©cĂšs au 22 mars, ce qui signifierait 41 dĂ©cĂšs dans le cas nĂ©erlandais.

Un risque subsiste pour des rĂ©cidives ultĂ©rieures, mais comme l’a dit Ab Osterhaus dans une Ă©mission de tĂ©lĂ©vision, cela ne sera pas forcĂ©ment ĂȘtre le cas. Si l’on pratique des tests continus, chaque nouveau foyer d’infection peut ĂȘtre dĂ©tectĂ© rapidement. Ici aussi, c’est une question de bon sens : nous pouvons au moins essayer. D’autant plus que le risque de dĂ©cĂšs parmi toutes les personnes infectĂ©es Ă  Wuhan Ă©tait de 1,4%.



* Les experts ne sont pas d’accord


Nous ne sommes ni experts ni virologistes, mais nous pouvons constater que les experts et les virologistes sont en dĂ©saccord. Pourtant, il semble exister un consensus entre l’Organisation mondiale de la santĂ©, Osterhaus et Friedrich, les expĂ©riences de pays tels que la Chine et la CorĂ©e du Sud, et les pays voisins comme l’Allemagne qui connaissent tous un taux de mortalitĂ© beaucoup plus faible, « probablement en raison de tests intensifs Â» selon ces diffĂ©rents interlocuteurs.

* Le ministĂšre de la SantĂ© s’oppose Ă  tous.

Ces deux camps, cependant, ne semblent pas ĂȘtre sur un pied d’égalitĂ©. La politique du ministĂšre, dans la mesure oĂč il est possible de discerner ses objectifs et ses motifs, fait plus de victimes et de dommages Ă©conomiques Ă  long et Ă  court terme. Le nombre de victimes aux Pays-Bas est dĂ©jĂ  Ă©levĂ©, et nous ne sommes loin d’avoir dĂ©jĂ  atteint un pic. En outre, la politique du ministĂšre est fondĂ©e sur des hypothĂšses dont mĂȘme les profanes peuvent constater qu’elles sont ignorĂ©es, rĂ©futĂ©es, ajustĂ©es ou qualifiĂ©es de « fausses Â» par les experts.

Jusqu’ici, le ministĂšre n’a pas prĂ©sentĂ© de preuves convaincantes de la justesse de sa position. En d’autres termes, aucun argument valable n’a Ă©tĂ© avancĂ© pour justifier le faible nombre de tests effectuĂ©s aux Pays-Bas. Tous les arguments peuvent ĂȘtre rĂ©futĂ©s aprĂšs un examen plus approfondi. C’est pourquoi nous avançons un certain nombre de revendications.

Nos prĂ©occupations sont nombreuses : elles vont du taux de mortalitĂ© relativement Ă©levĂ© aux Pays-Bas, Ă  la communication dĂ©ficiente entre les hĂŽpitaux, en passant par la protection insuffisante du personnel mĂ©dical et des personnes exerçant des professions similaires. Nous sommes surtout prĂ©occupĂ©s par le rejet des expĂ©riences et des directives d’autres pays et de l’Organisation mondiale de la santĂ© (Organisation mondiale de la santĂ©). Puisque les provinces du nord des Pays-Bas ont rĂ©cemment annoncĂ© qu’elles n’appliqueraient plus les directives de l’Institut national de la santĂ© publique et de l’environnement (qui dĂ©pend du ministĂšre de la SantĂ©), nous demandons ce qui suit :

* ConsidĂ©rant que les Services municipaux de santĂ© sont apparemment capables de se gĂ©rer eux-mĂȘmes de maniĂšre autonome Ă  l’échelle rĂ©gionale, nous demandons Ă  tous les cadres de ces services de rĂ©flĂ©chir de maniĂšre critique Ă  la possibilitĂ© de suivre l’exemple de Groningue et de se concentrer autant que possible sur le dĂ©pistage du Coronavirus.

* En outre, nous voulons savoir de la part des autoritĂ©s – gouvernement, ministĂšre de la SantĂ© et/ou Services municipaux de santĂ© – quel objectif est poursuivi : veulent-elles faire en sorte que chaque personne infectĂ©e infecte en moyenne moins d’une personne afin de provoquer la « disparition Â» du virus, ou l’objectif est-il de maintenir cette moyenne au-dessus d’un individu, ce qui entraĂźnerait la poursuite de sa propagation ?

* Nous ne croyons pas que les mesures actuelles soient suffisantes pour faire « disparaĂźtre Â» le virus. Non pas parce que les gens ne suivent pas ces mesures, mais parce qu’elles ne sont pas claires et trop facultatives, et que leur but ultime prĂ©cis est inconnu. Nous demandons des mesures visant Ă  arrĂȘter le virus, en suivant l’exemple d’autres pays et les conseils de l’Organisation mondiale de la santĂ©.

* Nous demandons une augmentation immĂ©diate de la capacitĂ© de dĂ©pistage. Nous avons confiance dans les lignes directrices Ă©tablies par l’Organisation mondiale de la santĂ© et demandons qu’elles soient suivies dans leur intĂ©gralitĂ©.




Source: Mondialisme.org