Novembre 19, 2020
Par Partage Noir
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Les années couleront avant que les humains, devenus plus raisonnables, consentent à la libre maternité et admettent le droit à l’avortement. Les hommes qui, dès aujourd’hui, propagent au risque de leur liberté, ces théories de vérité, peuvent être considérés comme des précurseurs.

Et cela nous ramène à Paul Robin. Il nous reste peu de place à lui consacrer. Mais cet apôtre, aussi modeste que sincère, nous pardonnera d’avoir peu parlé de lui, pour nous attarder davantage sur les doctrines qui lui sont chères.

Il est nĂ© Ă  Toulon, le 3 avril 1837 ; il a fait ses Ă©tudes aux lycĂ©es de Bordeaux et de Brest. Après avoir Ă©tĂ© quelque temps Ă©lève pharmacien de la marine et pendant deux ans maĂ®tre d’études aux lycĂ©es dĂ© Rennes et de Brest, il fut admis en 1858 Ă  l’Ecole normale supĂ©rieure. Il en sortit en 1861 et enseigna les sciences physiques et naturelles Ă  la Roche-sur-Yon et Ă  Brest.

A partir de ce moment, il s’occupe activement d’éducation. En 1868, il prend part au Congrès de Bruxelles, comme membre du Conseil gĂ©nĂ©ral belge de l’« Association internationale des Travailleurs Â» et y prĂ©sente un remarquable rapport sur l’éducation intĂ©grale. Puis il fonde le Soir, journal d’enseignement populaire. En 1868, Ă  la suite de grèves, il est expulsĂ© et se rend Ă  Genève, oĂą il se lie avec Bakounine et Herzen. Enfin, en 1870, il arrive Ă  Paris ; il est poursuivi, incarcĂ©rĂ© Ă  Sainte-PĂ©lagie. Au 4 septembre, il est libĂ©rĂ© et se rĂ©fugie Ă  Bruxelles d’oĂą il est expulsĂ© immĂ©diatement. De lĂ  il se rend Ă  Brest, la capitale Ă©tant bloquĂ©e ; puis passe Ă  Londres oĂą il demeure jusqu’en 1879.

Pendant son exil, il collabore au Dictionnaire pĂ©dagogique de Ferd. Buisson. Celui-ci le fait nommer inspecteur primaire Ă  Blois. Mais bientĂ´t, le 16 dĂ©cembre 1880, Robin est nommĂ© directeur de l’orphelinat PrĂ©vost, Ă  Cempuis, dans l’Oise, en pleine rĂ©gion clĂ©ricale.




Source: Partage-noir.fr