Novembre 17, 2020
Par Partage Noir
183 visites


*

De ces moyens, il en existe deux catĂ©gories : les moyens prĂ©ventifs, d’abord, souvent inutiles, insuffisants, toujours restrictifs de plaisir ; les moyens abortifs ensuite.

LES MOYENS ABORTIFS ?

Parfaitement. La conclusion logique de la propagande nĂ©o-malthusienne ne peut ĂȘtre, ne sera que le droit Ă  avortement, le droit d’avorter reconnu par la loi, contrĂŽlĂ© par la science.

De telles affirmations, nous ne nous le dissimulons point, sont pour faire hurler le troupeau d’irrĂ©mĂ©diables imbĂ©ciles qui n’ont pas consacrĂ© le quart d’une minute de leur existence Ă  rĂ©flĂ©chir sur l’un des plus grands problĂšmes humains. Elles feront hurler aussi les tartufes laĂŻques comme religieux qui au nom de la SociĂ©tĂ©, de l’Evangile, de la Patrie, feindront de s’indigner vĂ©hĂ©mentement. Nous assurons, cependant, nos lecteurs, que nous n’apportons ici aucun dĂ©sir de surenchĂšre ou de paradoxe.

Nous avons conscience, au contraire, que nous établis-sons ici une vérité élémentaire.

Il n’y a qu’à jeter un coup d’Ɠil autour de soi, dans la sociĂ©tĂ© contemporaine. On y verra rapidement ceci : d’un bout Ă  l’autre de l’échelle sociale, c’est Ă  qui — riches ou pauvres â€” les premiers pour mieux jouir, les autres pour Ă©viter la misĂšre, d’autres encore par faiblesse et par suite des prĂ©jugĂ©s de l’époque — c’est Ă  qui pratiquera l’avortement. Et cela, malgrĂ© les lois fĂ©roces, clandestinement, sans aucune connaissance mĂ©dicale, avec la peur de la rĂ©pression. Les hĂŽpitaux, d’un bout de l’annĂ©e Ă  l’autre, sont emplis de jeunes femmes avortĂ©es dont le nombre augmente constamment. La crainte du qu’en dira-t-on, de la misĂšre, de la famille, de l’époux, du policier, poussent ces malheureuses Ă  cette extrĂ©mitĂ©. LĂ -dessus, d’ignobles trafiquants, dĂ©pourvus de tout scrupule, font la retape, se proposent pour opĂ©rer, tirent un bĂ©nĂ©fice scandaleux de la situation douloureuse de pauvres femmes affolĂ©es. Et le mal a pris de telles proportions qu’on n’essaie mĂȘme plus de rĂ©agir aujourd’hui. Il n’est pas Ă  Paris, une jeune femme, mariĂ©e ou non, qui n’ait pratiquĂ©, au moins une fois dans son existence, l’avortement. Il n’est plus un docteur qui, connaissant, par profession, toute l’immensitĂ© de l’infortune humaine, ose aujourd’hui dĂ©noncer une « avortĂ©e Â».

Dans une rĂ©cente enquĂȘte faite par les soins de la Chronique MĂ©dicale, au sujet de l’avortement, 75 pour 100, parmi les docteurs interrogĂ©s, se sont prononcĂ©s pour l’avortement, indiquant que l’unique moyen d’endiguer les avortements clandestins et de parer Ă  l’exploitation de charlatans indignes, Ă©tait de reconnaĂźtre, une fois pour toutes, le droit Ă  l’avortement, Ă  l’avortement opĂ©rĂ© avec toutes les garanties de la science et de l’hygiĂšne et sous la responsabilitĂ© des docteurs.




Source: Partage-noir.fr