Novembre 14, 2020
Par Partage Noir
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Le « nĂ©o-malthusianisme Â» est de plus en plus Ă  l’ordre du jour. Après l’intervention du vertueux Gauthier de Clagny et les promesses vengeresses du non moins vertueux Aristide, on annonce de nouvelles poursuites contre les propagateurs de cette infâme thĂ©orie. Le tour des malthusiens est, en effet, venu. Il y a quelques annĂ©es qu’on les guette. Ils peuvent se prĂ©parer Ă  trinquer largement.

Paul Robin — dont nous nous occupons cette semaine â€” compte prĂ©cisĂ©ment parmi les prĂ©curseurs et les thĂ©oriciens les plus ardents de la doctrine blâmĂ©e au Palais-Bourbon par de courageux moralistes. Cet homme sur lequel on a dĂ©jĂ  jetĂ© l’anathème, Ă  propos de Cempuis et de son système de co-Ă©ducation des sexes, complique encore son cas par l’appui qu’il apporte, en toute occasion, Ă  la plus immorale et Ă  la plus dangereuse des doctrines sociales. RĂ©volutionnaire, Ă©ducateur subversif et partisan de la procrĂ©ation limitĂ©e, c’est beaucoup pour un seul homme. Il sera difficile de le laver de toutes ces tares dont chacune suffit pour le rendre odieux. Mais il sera surtout difficile de faire admettre au public qu’un individu capable de prĂŞcher la limitation consciente et raisonnĂ©e des naissances n’est pas une abominable fripouille.

Songez donc. Ce Paul Robin a Ă©ditĂ© des journaux et des brochures dans lesquels il conseille carrĂ©ment aux femmes de prolĂ©taires d’éviter la grossesse et il leur indique mĂŞme les moyens les plus propres Ă  Obtenir ce rĂ©sultat. Ce Paul Robin dit aux travailleurs : Ne faites plus de gosses au petit bonheur. RĂ©flĂ©chissez. Calculez votre coup. Songez Ă  l’avenir. Les familles trop nombreuses sont pour les pauvres gens les principales causes de leur misère et de leur servage. On n’a pas le droit de faire des enfants quand on n’a pas les moyens de les rendre heureux. L’amour doit ĂŞtre libĂ©rĂ© de toutes les contraintes. La femme doit pouvoir refuser la maternitĂ©. Ce Paul Robin dit bien d’autres choses encore, du mĂŞme genre. Quel Ă©pouvantable gredin ! Plus nous rĂ©flĂ©chissons Ă  son cas, et plus nous apercevons les difficultĂ©s qui l’entourent. Ce rĂ´le d’avocat que nous avons acceptĂ© ne sera pas prĂ©cisĂ©ment gai. Nous allons essayer, malgrĂ© tout, de le tenir en toute conscience.




Source: Partage-noir.fr