Janvier 2, 2023
Par CNT
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Depuis mai 2022, les trois ex-salariĂ©es et leur syndicat cherchent une solution nĂ©gociĂ©e au conflit qui les oppose Ă  la boulangerie Patalevain – Patatisse (88 rue Vestrepain, 106 rue de Cugnaux, Ă  Toulouse).

D’abord dans le dĂ©ni total, l’employeur a ensuite reconnu des entorses aux droits des ex- salariĂ©es (non respect des contrats de travail, salaires infĂ©rieurs aux grilles conventionnelles, heures non payĂ©es, irrĂ©gularitĂ©s dans les ruptures de contrat) tout en campant paradoxalement sur une position patronale extrĂ©miste, prĂ©fĂ©rant « liquider sa boĂźte que nĂ©gocier, par principe Â».

AprĂšs six mois de mobilisation sociale, un boycott de solidaritĂ© par le voisinage, le soutien public d’une vingtaine d’organisations syndicales, politiques et associatives toulousaines aux trois ex-salariĂ©es, l’employeur a finalement fait appel Ă  une avocate.

Il a alors envoyĂ© une proposition chiffrĂ©e, d’un montant de 2500€, bien en-deçà des calculs du syndicat et sans aucune indemnitĂ© pour les irrĂ©gularitĂ©s de fin de contrat. L’employeur acceptant enfin un rendez-vous de nĂ©gociation, nous avons dĂ©cidĂ© de suspendre nos actions et communications publiques, pour permettre une discussion apaisĂ©e.

Lors de la rĂ©union du 22 novembre, l’avocate de l’employeur a reconnu, plusieurs fois, la valeur de l’argumentaire juridique syndical. L’employeur a abandonnĂ© sa condition prĂ©alable Ă  tout accord de rencontrer les trois ex-salariĂ©es pour qu’elles se justifient auprĂšs de lui, mais l’a remplacĂ©e par un interrogatoire patronal par Ă©crit.

La rĂ©union laissait prĂ©sager un possible accord. En effet, les ex-salariĂ©es Ă©taient prĂȘtes Ă  faire des concessions et l’avocate de l’employeur tempĂ©rait son client et l’a encouragĂ© Ă  faire Ă©galement des concessions sur le chiffrage.

Finalement, l’employeur a envoyĂ© au syndicat un nouveau chiffrage provocateur puisque infĂ©rieur Ă  celui du dĂ©but des nĂ©gociations. Cynique, il a envoyĂ© le mĂȘme jour une newsletter dans lequelle il fait part Ă  sa clientĂšle de sa volontĂ© d’en dĂ©coudre et oĂč il dĂ©nigre, encore une fois, les ex-salariĂ©es et leur syndicat.

Ces tergiversations montrent que l’employeur ne veut pas nĂ©gocier, mais simplement gagner du temps, en se moquant encore et toujours des ex-salariĂ©es. Cette attitude contraint donc le syndicat Ă  reprendre ses actions, dans l’attente d’une proposition d’accord sĂ©rieuse.

[Tract maquetté



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Source: Cnt-f.org