Juin 29, 2022
Par CNT
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Le conflit social Ă  la boulangerie-pĂątisserie « bio & solidaire Â» Patalevain Ă  Toulouse s’enlise Ă  cause de l’employeur. Le 4 juin 2022, lors d’une premiĂšre entrevue avec le syndicat, l’employeur avait pourtant admis une partie des irrĂ©gularitĂ©s, notamment sur les impayĂ©s. Cela laissait espĂ©rer la possibilitĂ© d’une rĂ©gularisation rapide de la situation.

Malheureusement, l’employeur a depuis dĂ©cidĂ© de rompre les discussions en nous expliquant qu’il devait « hiĂ©rarchiser ses prioritĂ©s Â». Se mettre en conformitĂ© avec le droit du travail ne faisant pas partie des « prioritĂ©s Â» de Patalevain, le syndicat a donc Ă©tĂ© contraint d’organiser un piquet syndical le samedi 25 juin de 15 h Ă  18 h.

Plusieurs dizaines des personnes ont diffusĂ© des tracts pour informer la clientĂšle et le voisinage et inciter, une nouvelle fois, l’employeur Ă  respecter le droit du travail.

Durant le piquet, l’employeur s’est montrĂ© hostile Ă  toute nĂ©gociation avec le syndicat. Il a dĂšs le dĂ©but et Ă  plusieurs reprises appelĂ© la police dans le but d’intimider les syndicalistes.

Nous espĂ©rons nĂ©anmoins que dans les plus brefs dĂ©lais, l’employeur acceptera une seconde entrevue pour prĂ©ciser les modalitĂ©s de versement des impayĂ©s et la maniĂšre de rĂ©parer les prĂ©judices subis par les anciennes salariĂ©es.

Dans le cas contraire, le syndicat se verra contraint d’amplifier sa mobilisation.


Texte du tract

Trois travailleuses sont en conflit avec leur ancien employeur : la boulangerie-pĂątisserie « bio & solidaire Â» Patalevain Ă  Toulouse. Leur ex-employeur leur doit toujours plus de 5000€ de salaire !

L’employeur a d’abord refusĂ© de rencontrer le syndicat CNT Industries & Services de Haute-Garonne en vue de rĂ©soudre le conflit Ă  l’amiable. Le syndicat a donc Ă©tĂ© contraint d’organiser un piquet syndical le samedi 21 mai 2022, pour informer la clientĂšle et inciter l’employeur Ă  respecter le droit du travail.

Suite Ă  cette action, il a acceptĂ© une premiĂšre entrevue oĂč nous lui avons fait part des entorses Ă  la loi constatĂ©es ainsi que des prĂ©judices subis par les ex-salariĂ©es : irrĂ©gularitĂ©s dans les contrats, vices de procĂ©dure dans les licenciements et la rupture conventionnelle, non respect des dispositions lĂ©gales encadrant l’installation de camĂ©ra, etc.

L’employeur a alors admis une partie des irrĂ©gularitĂ©s, notamment sur les impayĂ©s.

Par la suite, il nous a Ă©crit que nos « actions, notamment d’information lors de l’entrevue, ont Ă©tĂ© bien entendues et que [son] approche en a Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e. [Il nous] en remercie sincĂšrement Â». Mais il refuse sciemment une deuxiĂšme entrevue et de se mettre en conformitĂ© avec le droit du travail !

Parce que nous ne nous contentons pas de quelques flatteries sur l’utilitĂ© de nos actions syndicales et que la rĂ©paration des prĂ©judices subis par les ex-salariĂ©es et la rĂ©gularisation des impayĂ©s sont non nĂ©gociables, nous sommes Ă  nouveau contraints d’organiser un piquet syndical.

Ce cas est un exemple, parmi tant d’autres, d’abus auxquels font face les salarié·e·s des petits commerces. Salaires et conditions de travail dĂ©plorables, heures supplĂ©mentaires non payĂ©es, prĂ©carisation, non respect du droit du travail, travail dissimulĂ©, plannings donnĂ©s Ă  la derniĂšre minute, harcĂšlement moral et sexuel y sont monnaie courante. Cette situation est notamment liĂ©e au manque de syndicalisation dans ce secteur.

Face à ces oppressions patronales, ne nous résignons pas.

Suggestion syndicale : la CNT appelle les travailleurs·euses qui pourraient venir consommer dans cette boulangerie-pĂątisserie Ă  soutenir la lutte des salariĂ©es.


Tract maquetté



Communiqué post-piquet maquetté



A lire aussi : Patalevain – 1er piquet syndical




Source: Cnt-f.org