Mai 23, 2022
Par CNT
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Trois travailleuses sont en conflit avec leur ancien employeur, la boulangerie-pĂątisserie « bio & solidaire Â» Patalevain-Patatisse Ă  Toulouse (impayĂ©s de salaires, multiples entorses au droit du travail…).

L’employeur refusait de rencontrer le syndicat CNT Industries & Services de Haute- Garonne en vue de rĂ©soudre le conflit Ă  l’amiable. Le syndicat a donc Ă©tĂ© contraint d’organiser un premier piquet syndical, ce samedi 21 mai, de 15 h 45 Ă  18 h, pour informer la clientĂšle et inciter l’employeur Ă  respecter le droit du travail. Une vingtaine de syndicalistes se sont rĂ©uni·e·s devant l’entreprise et ont distribuĂ© des tracts aux client·e·s.

L’employeur s’est montrĂ© agressif, verbalement et physiquement, ce qui a rendu impossible tout dialogue constructif. Il a notamment donnĂ© des coups de pieds dans le matĂ©riel syndical, des coups d’épaules, fait des doigts d’honneur et a hurlĂ© au visage d’un syndicaliste, au mĂ©pris de tout geste barriĂšre.

Le syndicat va trĂšs rapidement reproposer une entrevue Ă  l’employeur, en espĂ©rant qu’il soit d’ici lĂ , dans de meilleures dispositions. Nous restons en effet, toujours disponibles pour une rĂ©solution rapide du conflit. Dans le cas oĂč la situation resterait bloquĂ©e, le syndicat se verrait obligĂ© de programmer une nouvelle action syndicale.





Patalevain : Stop au abus patronaux

Trois travailleuses sont en conflit avec leur ancien employeur : la boulangerie pĂątisserie « bio & solidaire Â» Patalevain-Patatisse Ă  Toulouse. Leur ex-employeur leur doit, selon nos calculs, plus de 5 000 euros de salaire Ă  ce
jour impayĂ©s. Par ailleurs, parmi de multiples entorses au droit du travail, de nombreux vices de procĂ©dure ont eu lieu lors des ruptures des contrats de travail (deux licenciements et une rupture « conventionnelle Â»).

Enfin, les anciennes employĂ©es dĂ©crivent une situation d’insĂ©curitĂ© professionnelle : dĂ©parts Ă  rĂ©pĂ©tition, mauvaises conditions de travail, climat conflictuel, manque de communication et problĂšme dans l’organisation du travail. Cette insĂ©curitĂ© a participĂ© Ă  l’épuisement des salarié·e·s. Il est possible que des abus continuent d’ĂȘtre perpĂ©tuĂ©s sur les salarié·e·s actuellement en poste.

Comprenant qu’elles ne devaient pas rester seules face Ă  leur ancien employeur, ces trois salariĂ©es se sont organisĂ©es avec le syndicat, car ce n’est qu’ensemble, que l’on fera respecter nos droits.

Le syndicat a proposĂ© une entrevue Ă  l’employeur en vue d’une rĂ©solution Ă  l’amiable du litige. Face au refus, de l’employeur, le syndicat est contraint d’organiser un piquet syndical afin d’informer la clientĂšle et inciter l’employeur Ă  rĂ©gulariser la situation.

Ce cas est un exemple, parmi tant d’autres, d’abus auxquels font face les salarié·e·s des petits commerces. Salaires et conditions de travail dĂ©plorables, heures supplĂ©mentaires non-payĂ©es, prĂ©carisation, non respect du droit du travail, travail dissimulĂ©, plannings donnĂ©s Ă  la derniĂšre minute, harcĂšlement moral et sexuel y sont monnaie courante. Cette situation est notamment liĂ©e au manque de syndicalisation dans ce secteur. Face Ă  ces oppressions patronales, ne nous rĂ©signons pas.

Suggestion syndicale : la CNT appelle les travailleurs·euses qui pourraient venir consommer dans cette boulangerie-pĂątisserie a soutenir la lutte.




Source: Cnt-f.org