Juillet 6, 2022
Par La Bogue
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Appel – Pas une bassine de plus !

Manifestation de fin de chantier

EN CAS DE D√ČMARRAGE D‚ÄôUN NOUVEAU CHANTIER DE M√ČGABASSINE,

ON L‚ÄôARR√äTE EN MASSE LE 3E WEEKEND D‚ÄôAPR√ąS

La s√©cheresse qui s√©vit une nouvelle fois sur le pays, sur le marais poitevin entre autre, confirme dramatiquement l‚Äôensemble des critiques d√©velopp√©es par les opposant.es aux m√©gabassines : inadaptation intrins√®que du mod√®le agricole dominant qui vise √† d√©multiplier les bassines face √† la crise climatique, impact sur les r√©seaux hydrologiques extr√™mement fragilis√©s, pompage hivernal malgr√© des nappes qui peinent √† se recharger !

Au vu de la contestation, le chantier test de Mauzé-sur-le-Mignon Р1re d’une nouvelle série de bassines Рa été un calvaire pour ses

promoteurs, que ce soit pour l‚Äô√Čtat ou pour les irrigants organis√©s en soci√©t√© anonyme. Face aux diverses actions men√©es – rendez-vous hebdomadaires, envahissement du chantier, d√©sarmement de plusieurs engins, mobilisations r√©p√©t√©es de milliers de personnes – les difficult√©s de r√©alisation et les co√Ľts de surveillance se sont d√©multipli√©s. Les irrigant.es et la pr√©fecture sont-ils vraiment pr√™ts √† voir ces co√Ľts se reproduire √† chaque nouveau chantier ? On peut en douter, d‚Äôautant que la pr√©sence et la pression polici√®re qu‚Äôils engendrent p√®sent lourdement sur les riverain.es, qui constatent jour apr√®s jour, l‚Äôass√®chement de leurs cours d‚Äôeau.

Pour le mouvement citoyen de contestation contre les m√©gabassines, ce premier chantier a plut√īt √©t√© un catalyseur qui n‚Äôa fait qu‚Äôamplifier et fortifier sa d√©termination. Ce mouvement assume aujourd‚Äôhui la n√©cessit√© de la d√©sob√©issance quand les crimes contre l‚Äôeau et les terres sont appuy√©s par le gouvernement. Il a pris une dimension nationale avec la d√©fense et le partage du commun embl√©matique qu‚Äôest l‚Äôeau. Il travaille localement √† d‚Äôautres projets de territoire alternatifs compatibles avec les enjeux climatiques. Dans le m√™me temps, le protocole institutionnel de l√©gitimation des m√©gabassines n‚Äôa fait que se d√©sagr√©ger avec la sortie progressive des associations environnementales et de la f√©d√©ration de p√™che.

C’est l’antagonisme entre deux visions de l’agriculture et in fine du vivant qui s’est clarifié. L’une, agro-industrielle, dopée aux

intrants chimiques et √† la course aux volumes qui ach√®ve la privatisation les ressources communes dans une logique de court terme. L‚Äôautre, paysanne, guid√©e par l‚Äôurgence absolue de prendre soin du vivant, de le mettre en partage et d‚Äôen maintenir la diversit√© et la fertilit√©. Le dernier rempart du lobby agro-industriel tient √† son mensonge structurel et √† son chantage renouvel√© sur sa pr√©tendue n√©cessit√© pour ¬ę nourrir le monde ¬Ľ. Mais qui croit encore que l‚Äôon r√©pondra aux besoins nourriciers des populations en continuant d‚Äôempoisonner les sols et d‚Äôass√©cher les nappes avec une agriculture auto-destructrice historiquement responsable de la disparition des paysan.nes √† une √©chelle mondiale ?

Localement, les lobbys pro-bassines viennent de se voir infliger un désaveu réaffirmé. La cour d’appel a décidé mi-mai après plus de

10 ans de proc√©dures de ratifier l‚Äôill√©galit√© – du fait de leur impact environnemental – des 5 bassines mises en Ňďuvre par l‚ÄôASA des

Roches. Des opposant.es avaient pris les devants ces derniers mois. Deux de ces bassines avaient √©t√© pr√©ventivement d√©mantel√©es, dont une le 6 novembre dernier par plusieurs milliers de personnes, tandis que la conf√©d√©ration paysanne revendiquait le d√©montage de sa pompe.

Mais le clan des pro-bassines, en plein déni de réalité, s’entête encore. Des mégabassines continuent, à être planifiées en divers

endroits du pays. Au moins trois d√©marrages de chantiers sont annonc√©s, possiblement √† partir d‚Äôao√Ľt, √† Pri√®re, Epannes et Sainte-Soline, peut-√™tre d‚Äôautres dans la Vienne (86). La bassine en projet d‚ÄôEpannes, dont un tron√ßon du futur r√©seau de canalisation a √©t√© d√©mont√© lors du printemps mara√ģchin fin mars, amplifierait les pompages sur le territoire voisin de la commune. Elle r√©duirait ses ressources en eau potable et mettrait en p√©ril la tourbi√®re du Bourdet. Nous ne pouvons envisager de les laisser faire !

Nous sommes √† un moment charni√®re o√Ļ nous devons unir nos forces √† l‚Äô√©chelle nationale et internationale pour leur faire comprendre que chaque nouveau chantier aura un co√Ľt politique et √©conomique ing√©rable. Puisque le gouvernement – cul et chemise avec l‚Äôagro-industrie et la FNSEA – malgr√© tous les effets d‚Äôannonce sur une √©ventuelle ¬ę planification √©cologique ¬Ľ, reste incapable de prendre la d√©cision – a minima – d‚Äôun moratoire, nous le mettrons en Ňďuvre nous-m√™mes.

En cas de démarrage de tout nouveau chantier de mégabassines, nous appelons à nous retrouver 3 semaines plus tard, plus massivement que jamais, pour manifester jusqu’au chantier et se donner les moyens de le mettre à l’arrêt. Nous resterons aussi longtemps qu’il le faudra et reviendrons aussi souvent que nécessaire.

Nous vous invitons d‚Äôici l√† √† faire conna√ģtre cet appel partout en France et au-del√†, √† en diffuser l‚Äôaffiche sur les murs, dans les caf√©s, commerces et espaces associatifs, et √† organiser des r√©unions publiques chez vous pour que chacun.e se tienne pr√™t.es √† converger.

Pas un seul chantier de m√©gabassine de plus. Agissons pour un juste partage de de l‚Äôeau. No Bassaran !

Pour plus d’infos et savoir comment s’organiser une fois la date de

manif annonc√©e : https://lessoulevementsdelaterre.org/

fb – https://www.facebook.com/bassine.nonmerci.5 -twitter/instafb

  1. lesSoulevementsdelaTerre [3]



Source: Labogue.info