DĂ©cembre 24, 2020
Par Rennes Info
264 visites


Rennes, le 24/12/2020

Une année ponctuée de combats, de luttes contre la COVID 19 et des moyens humains/financiers toujours restreints. Les salarié.e.s du CHGR vont tenir (pour ceux qui le peuvent) pour maintenir la continuité du service publique.

Aujourd’hui le Centre Hospitalier Guillaume RĂ©gnier doit faire face Ă  un cluster, Ă  l’USLD. MalgrĂ© le doublement des effectifs dans cette unitĂ© la Direction peine Ă  trouver des moyens humains.

Article du TĂ©lĂ©grame : Un cluster de covid-19 Ă  l’hĂŽpital Guillaume-RĂ©gnier de Rennes https://www.letelegramme.fr/ille-et…

La situation générale sur le CHGR

Sur les unitĂ©s d’Hospitalisation, en 2020 la Direction a continuĂ© de fermer des lits en psychiatrie sans les dĂ©velopper avec des moyens constant vers les structures ambulatoires type CMP, Hopitaux de Jour
 RĂ©guliĂšrement, des patients en permission ne retrouvent pas leurs lits Ă  leur retour. Pire, certains changent d’unitĂ©s !

Sur le PĂŽle Personne AgĂ©es du CHGR (USLD, EPHAD), depuis plusieurs semaines il y a de nombreux arrĂȘts non remplacĂ©s, et il est demandĂ© (oralement ou par rappel illĂ©gal Ă  domicile) Ă  nos collĂšgues de supprimer des repos.

Sur la Maison d’Accueil SpĂ©cialisĂ©, les conditions sont identiques au PĂŽle Personne AgĂ©es avec en plus, l’exclusion pour environ 300 de nos collĂšgues de la revalorisation des 183 euros par mois. Le recrutement d’aide-soignant, ASH devient donc mission impossible !

Le « quoi qu’il en coĂ»te Â» d’Emmanuel Macron du 12 mars est plutĂŽt ressenti sur le CHGR comme « quoi qu’il en coĂ»te pour la santĂ© des personnels soignants, ouvriers, administratifs, ASH
 Â»

Le travail se réalise toujours à flux tendu, les activités thérapeutiques, les accompagnements dans les unités / maisons sont réduits, voire supprimés.

Lors du premier confinement les structures d’accueils 24h/24h disposaient de moyens humains pour maintenir des effectifs de fonctionnement, aujourd’hui c’est juste un effectif de sĂ©curitĂ© qui est l’objectif de la Direction rĂ©pondant Ă  une logique financiĂšre de l’ARS.


Les accidents de travail – COVID 19


Le plan Blanc et les assignations

La Direction a indiquĂ© aux reprĂ©sentants du personnels qu’elle allait contester toutes les dĂ©clarations d’accident de travail en lien avec la Covid.

Elle rĂ©pond que s’il y a (eu) des cas c’est que les agents ne font pas attention pendant les pauses et le repas ou bien qu’il amĂšne le virus de chez eux !

Actuellement, les agents testĂ©s positifs sont incitĂ©s par la DRH Ă  dĂ©clarer une maladie professionnelle, alors que le dĂ©cret stipule que seules les formes sĂ©vĂšres seront prises en compte !

Il faut pourtant dĂ©clarer un accident de travail, notamment les contractuels qui ont un dĂ©lai de 48 heures !

SUD dispose de documents pour vous défendre en cas de contestation future ce votre accident de travail par la Direction.


Le plan Blanc et les assignations

Les salarié·e·s n’ont pas obligation Ă  ĂȘtre joignable par tĂ©lĂ©phone, de plus un message sur rĂ©pondeur n’a aucune valeur juridique. Le Directeur nous a dit que si en cas de Plan Blanc. Nous lui avons demandĂ© le texte rĂ©glementaire il y a plusieurs mois, nous attendons toujours -> c’est qu’il n’existe pas !

Sur l’astreinte Ă  domicile, contrairement Ă  des consignes entendues oralement oĂč il est dit que « des agents peuvent avoir une amende si il ne sont pas Ă  leur domicile Â», les agents de la fonction publique hospitaliĂšre au droit de profiter de jours de repos.

Une assignation doit ĂȘtre remise en main propre, contre signature. Un agent peut partir plusieurs jours de chez lui pendant ses jours de repos, la justice le rappelle ci-dessous :

Un agent de la fonction publique hospitaliĂšre a le droit de profiter du jour de repos (RH, CA, RTT,…) validĂ© sur son planning. La dĂ©cision N°96PA02305 de la Cour Administrative d’Appel de Paris du 1er dĂ©cembre 1998 a prĂ©cisĂ© qu’un employeur public ne peut pas mettre en demeure et sanctionner un agent qui refuse de revenir travailler pendant un congĂ© annuel qui lui a rĂ©guliĂšrement Ă©tĂ© accordĂ©. Ainsi, il n’existe aucune obligation pour un agent en repos de revenir travailler dans son Ă©tablissement.

Un salariĂ© qui n’est pas considĂ©rĂ© en temps de travail effectif Ă  droit au respect de sa vie privĂ©e. Il n’a pas Ă  ĂȘtre dĂ©rangĂ© par son employeur sur son temps de repos.

RĂ©ponse du Ministre de la santĂ©, publiĂ©e au journal officiel le 11 fĂ©vrier 1985 page 558 n° 57900 :« Certains personnels non mĂ©dicaux des Ă©tablissements d’hospitalisation publics, logĂ©s par nĂ©cessitĂ© de service, doivent Ă  tour de rĂŽle assurer une astreinte Ă  domicile afin de rĂ©pondre rapidement aux urgences Ă©ventuelles : il s’agit des personnels de direction et des pharmaciens rĂ©sidents. Le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone de leur domicile est donc obligatoirement connu de l’établissement employeur.

Bon repos et bon courage pour cette fin d’annĂ©e, Ă  bientĂŽt dans la lutte !

Nous contacter : TĂ©l. : 02 99 87 99 05 – Poste Chgr : 3327 – Port. : 06 48 83 79 13 – E-mail : sudchgr gmail.com

Vous pouvez suivre notre actualitĂ© sur les rĂ©seaux sociaux : Facebook : Sud-CHGR – Twitter : @sudchgrrennes




Source: Rennes-info.org