Mai 26, 2016
Par BrĂšves du Desordre
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Au moins 153.000 manifestants selon la police, 300.000 selon la CGT ont défilé dans toute la France, jeudi 26 mai, à l’occasion de la huitième journée de mobilisation contre la loi Travail. Perturbation dans le secteur pétrolier, dans celui de l’énergie, grèves dans les transports, dans les ports, dans le secteur aérien : les mouvements étaient nombreux ce jeudi.

Le 9 mars, 224.000 personnes étaient descendues dans la rue selon les autorités. En hausse pour la police, stable à un haut niveau pour les syndicats, cette journée (la première depuis les blocages et les risques de pénurie d’essence) a confirmé à Paris le regain de participation entrevue la semaine passée.

La préfecture a annoncé qu’entre 18.000 et 19.000 personnes ont battu le pavé entre Bastille et Nation ce jeudi. Pour Force Ouvrière, la barre des 100.000 a été atteinte. Lors de la dernière journée, le 19 mai, les autorités en avaient comptabilisé entre 13.000 et 14.000 et les syndicats 100.000.


(journaflics ordinaires)


Paris : vitrines et affrontements

17h15. Selon Force ouvrière, 100.000 personnes ont défilé contre la loi Travail à Paris.

17 heures. 18.000 à 19.000 manifestants à Paris selon la préfecture de police. Entre 18.000 à 19.000 personnes ont manifesté à Paris contre la loi Travail, un chiffre en hausse par rapport au 19 mai, où de 13.000 à 14.000 personnes avaient défilé toujours selon la préfecture de police de Paris. Au cours de la manifestation, émaillée d’échauffourées et de dégradations, 16 personnes ont été interpellées.

16h20. Nouvelles échauffourées à l’arrivée du cortège parisien à Nation. De nouvelles échauffourées ont éclaté à Paris à l’arrivée du cortège contre la loi Travail place de la Nation, lorsque des manifestants cagoulés ont poussé un chariot de supermarché enflammé contre une paroi de plexiglas dressée par les policiers. Des manifestants ont également jeté sur les forces de l’ordre de nombreuses pierres provenant d’un mur cassé peu avant leur arrivée sur la place et s’en sont pris à des devantures de concessions automobiles et de magasins sur un boulevard proche. Les policiers ont répliqué à coups de gaz lacrymogène. La dispersion a débuté vers 16h30 et douze personnes ont été interpellées depuis le début de la manifestation, selon la préfecture de police.

15h20. Casse d’un Franprix dans le XIIe . Selon une de nos reporters, plusieurs participants à une manifestation « sauvage » organisée en marge de la manifestation officielle s’en sont pris à la façade d’un magasin Franprix rue Chaligny, dans le XIIe arrondissement de Paris, sur le coup de 15 heures. Un concessionnaire Skoda a également été attaqué.

15h06. Affrontements à Paris entre policiers et manifestants cagoulés qui ont quitté le cortège. Des affrontements ont éclaté à Paris lorsque des manifestants cagoulés ont quitté le trajet du cortège contre la loi travail, brisant des vitrines et dégradant des véhicules. Une centaine de manifestants présents en tête de cortège ont emprunté une rue transversale, renversant des containers à verre et lançant des bouteilles sur des policiers, qui ont répliqué en tirant des gaz lacrymogènes. L’intervention des unités mobiles est en cours, a confirmé la préfecture de police.


Nantes : manif interdite et quelques banques

Deux banques saccagées à Nantes lors de la manifestation interdite

France Bleu Loire Océan, jeudi 26 mai 2016 à 18:46

Lors de la manifestation interdite à laquelle ont participé environ 2000 personnes dans les rues de Nantes, des casseurs ont vandalisé une agence bancaire de la Caisse d’épargne et une de la Société générale. Vitrines brisées, portes démontées, ordinateurs renversés.

L’agence de la Caisse d’épargne de la Place de la République s’ajoute à la longue liste des banques vandalisées ces dernières semaines à Nantes en marge des manifestations contre la loi Travail. Jeudi après-midi, un groupe de casseurs s’en est pris violemment à cette agence, les vitrines ont été brisées et le matériel informatique jeté à même le trottoir. Un commerçant de la place a assisté à la scène, impuissant. Il se dit “écoeuré” et juge “scandaleuses” ces attaques répétées contre des biens.

Un peu plus loin, une autre banque a été pris pour cible, une agence de la Société générale dont les vitres et la porte ont été brisées. Les manifestants, très mobiles et dispersés en petits groupes se sont retrouvés sur l’Ile de Nantes après avoir été repoussés par les forces de l’ordre à proximité de la maternité du CHU.

Un important dispositif policier empêche l’accès à l’hyper-centre

Le défilé qui était interdit par la préfecture est parti de la place du Bouffay vers 14 heures, avant de se rendre vers le Château des Ducs de Bretagne et c’est en passant devant l’hôpital que la police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants d’accéder aux rues commerçantes du centre-ville.

Un jeu du chat et de la souris s’en est suivi dans plusieurs quartiers de la ville jusqu’à la dispersion de la manifestation aux abords du Palais des sports de Nantes. En fin de journée, la Préfecture de Loire-Atlantique annonçait huit interpellations


Bordeaux : l’attaque du comico

Au ministère de l’Intérieur, l’attaque en règle du commissariat des Capucins, à Bordeaux, a beaucoup choqué. L’entourage du ministre a fermement condamné ces actes. Les manifestants jetaient des plots de stationnement sur la façade du bâtiment, mais aussi des objets métalliques. Ils ont brisé les vitres de plusieurs véhicules de police. Une victime, venue porter plainte, a même été légèrement blessée par les jets de projectiles.

(Figaro, 26/05/2016 à 19:51)

Bordeaux : le bureau de police des Capucins pris pour cible en marge de la manifestation

Sud Ouest, 26/05/2016, 18h32

Bien après la fin de la manifestation anti loi Travail, ce jeudi après-midi, un groupe de quelques dizaines d’éléments perturbateurs issus, semble-t-il, des manifestants, a attaqué le bureau de police des Capucins en projetant un objet métallique sur la façade.

La vitre au-dessus de la porte d’entrée a été brisée. Le bruit de l’impact a impressionné les passants. Une personne venue déposer plainte, et qui se trouvait à l’intérieur a été légèrement blessée à la lèvre par un éclat de verre.

Les policiers n’ont procédé à aucune interpellation et une enquête est en cours.


Dijon

Plusieurs façades ont subi des dégradations à Dijon, où des tags comme “Anti capital” ou “PS ordures” ont été inscrits sur des murs et des vitrines.

Une banderole avec l’inscription “Grève, blocage, sabotage. Non à la loi Travail” a été déployée depuis la tour Philippe Le Bon du Palais des ducs de Bourgogne, qui abrite la mairie de la ville.

Rennes

(Le Monde, 26/05/16 17h36)

Entre 3500 et 8000 personnes ont défilé à Rennes selon l’AFP, notamment des jeunes derrière une banderole : “Faute de fioul, fous ta cagoule“. Des manifestants s’en sont pris aux locaux du journal Ouest France.

Parti de l’esplanade Charles-de-Gaulle, le cortège a circulé dans le rues durant environ deux heures avant de revenir à son point de départ. Quelques manifestants, jeunes pour la plupart, ont installé une barricade de fortune et mis le feu à des poubelles près de l’esplanade, mais aucun accrochage notable avec les forces de l’ordre n’a eu lieu. Plus tard, le cortège s’est disloqué. Une partie des manifestants a pris la direction du dépôt de bus du Service de transports de l’agglomération rennaise (STAR), à l’est de la ville, bloqué depuis le matin. A leur arrivée sur place, un cordon de policiers les a empêchés de rejoindre les grévistes à l’intérieur du dépôt.

Par la suite, certains sont parvenus à envahir les voies ferrées. Le trafic SNCF a été interrompu pendant environ une heure et a pu reprendre progressivement à partir de 16 h 30. Aucune vitrine, selon nos informations, n’a été détériorée dans le centre-ville. En revanche, de très nombreux tags ont fleuri avant ou après le passage du cortège. La rédaction locale du quotidien Ouest-France a ainsi été prise pour cible. Sur les murs de France 3 Ouest, on pouvait lire : “1789, les casseurs prennent la Bastille.”




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