Avril 24, 2016
Par Non Fides
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Il est facile de convenir qu’il y a un tas d’autres choses à faire que des discussions en ce moment, ce qui explique la réduction d’activité de La Discordia en ce mois d’avril, et en même temps ce n’est pas complétement vrai. De nombreux événements, initiatives et pièges que nous voyons se reproduire à l’infini sont le résultat d’une absence d’expérience et de transmission, et donc aussi, de discussions. Le mardi 3 mai, La Discordia sera ouverte pour une discussion libre, sans présentation, pour échanger et partager expériences, analyses, propositions, etc. autour du dit “mouvement contre la loi Travail”.

Ni loi, ni travail – Où on en est ? Où veut-on aller ?

Depuis quelques temps, ce début de mouvement social n’arrête pas de commencer. Des manifestations, trop souvent bridées par les syndicats ou chapeautées par des avant-gardes militaros. Quelques occupations de fac où la confusion règne (et même la ségrégation sur des bases de « races sociales », sic !). La foire citoyenne et confusionniste de la Nuit debout, avec sa cohorte d’indignation et de chauvinisme qui sent le rance des extrêmes droites et gauches.

En gros, tout est en œuvre pour tuer dans l’œuf les poussées de révolte qui pourraient se développer au sein de l’opposition à la « Loi travail ». Une énième reforme d’un Code de l’esclavage, dont nous nous foutons avec un certain érotisme printanier. Parce que ce qu’on voudrait, c’est le dépassement des revendications de misère, pour aller vers une critique révolutionnaire – et dans les actes – de l’oppression du travail, de l’État et de cette société.

Nous voudrions discuter avec d’autres des possibles issues que ce « mouvement » pourrait prendre – ou pas. Nous voudrions nous rencontrer pour échanger des informations, des analyses, des perspectives.

Parce que, mouvement ou pas mouvement, certaines questions perdurent : qu’est ce qu’on veut atteindre, en tant que révolutionnaires ? Avec quels moyens ? Qu’est ce qu’on veut faire ? Qu’est ce qu’on peut faire ? Avec qui ? Qui sont les faux amis qui sont déjà en train de faire naître leur « force » politique à l’extrême gauche ou dans les milieux dits « anti-autoritaires », ou leurs carrières sur nos têtes ?

Des questionnements toujours valables, qui nécessitent une compréhension de la situation sociale dans laquelle les révolutionnaires vivent et agissent, afin de ne pas être coupés du monde, ni d’être toujours à la traîne.

Mardi 3 mai 2016, 19h à La Discordia, Bibliothèque anarchiste..

[Reçu par mail.]




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