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publié
le lundi 30 mars 2020 à 20:49 |

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Coche-polic_a-pis-medium

Rue de Belleville, au niveau du monoprix, j’aperçois quatres gendarmes mobiles à pieds contrôlant les passant-es. Peu téméraire mais pas paniqué, je tente une esquive par la rue des Pyrénées. Les pandores me retrouvent au croisement Pyrénées-Belleville, et c’est parti. Ils me demandent très poliment à pouvoir voir mon attestation, je m’exécute sans répondre et sans zèle. Sur l’attestation, mon vrai nom, une adresse à 4 kilomètres, et comme prétexte, achats de premières nécessités. Pour ma petite histoire, chercher des clopes dans le 93 en période de confinement un dimanche, c’est mort, je vais voir dans Paris.

Ils me demandent ma pièce d’identité, je leur répond que je ne l’ai pas et que je n’ai rien sur moi pour prouver mon identité. Ils me disent que ce sera une vérification au poste, je trouve une carte bleue au fond d’une poche, ça a l’air de leur suffire. De toute façon, je me prends la morale pour les 4 kilomètres et le gendarme le plus zélé est déjà en train de me mettre la prune.

S’ensuit une série de questions, peut-être car je suis fiché S, peut-être pas. Ils entrent mon état civil dans la tablette [2], se rendent compte, j’imagine, que l’adresse donnée ne correspond pas à celle présente dans leur fichiers. Ils me demandent si je suis locataire ou propriétaire, je réponds hébergé. Ils me demandent le nom de la personne qui m’hébergent. Je refuse dans un premier temps, mais pression de l’amende je lâche un (faux) blaze. Pareil pour le téléphone, je me balade avec les écouteurs, du coup quand je dis que je veux pas leur donner mon numéro, pression amendes, et hop ca fonctionne. Est à noté que le gendarme a essayé de m’appeler pour voir si c’était le bon. Ils m’ont aussi fait ouvrir mon sac, sans le fouiller, mais demandant ce qu’il y avait dedans. Ils me demandent quel taf je fais, je répond que je suis au RSA et que je serai trop dans la merde avec cette amende.

Je ne suis pas certain qu’ils aient enregistré les infos dans la tablette Neogend mais cela parait très probable. Ils ne m’ont pas mis la prune au final, et m’ont laissé repartir dans la direction opposée à chez moi. 20 minutes de contrôle, pression plutôt modérée mais pression tout de même. Pas de fouilles ou de palpation, une bonne part de bluff.

Continuons à combattre toute autorité.

Notes
[1] Mec, la bonne trentaine, babtou un peu schlag.

[2] A propos des tablettes https://fr.wikipedia.org/wiki/NEO_(terminal_mobile_police_gendarmerie)
On peut aussi (re-)lire le texte Technopolis dans https://avisdetempetes.noblogs.org/files/2018/02/Avisdetempetes2.pdf

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Article publié le 30 Mar 2020 sur Nantes.indymedia.org