Juin 9, 2016
Par Indymedia Bruxsel
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” Je suis si rapide que la nuit dernière, j’ai appuyé sur l’interrupteur dans ma chambre d’hôtel, et j’étais dans le lit avant que la lumière s’éteigne. “

Mohamed Ali ( 1942 – 2016 ) boxeur, poète, humoriste

Bonne définition de la société industrielle

La formule est assez belle

Tout y devient impénétrable

Tout y devient indéfinissable

L’on s’y enfonce dans du sable

Tout le monde s’y met à table

Et surtout tout y est périssable

Sauf les religions, toujours inusables

Et à ce propos

Car c’est assez rigolo

C’est l’Orient qui est à l’origine du christianisme

Et non pas l’Occident, faux truisme

Deux grands ensembles, catholicisme et indépendantisme

Des rituels et six églises

C’est plus fin qu’une seule mise

Des Coptes, des Chaldéens, des Byzantins

Des Cyriaques, des Maronites, des Arméniens

De dénoncer toutes les églises

Qui sont toutes des sottises

Et toutes les absurdités

De les nommer, il faut s’engouer !

La société du capital

Est la société des apparences

La société du capital

Est la société des appartenances

Que cela soit d’une confession

Que cela soit d’une association

Que cela soit d’une organisation

Que cela soit d’un parti

Que cela soit d’une patrie

Que cela soit d’un pays

Club de foot , club de rugby

Club de bridge, de cela, de ceci

Il faut toujours appartenir

Il faut toujours se définir

Quand il faut paraître

Quand l’on ne peut jamais être

Il faut rester dans un rôle

Que le capital nous octroie, pas drôle

Sinon, certificat de non conformité

Ne pas accepter, refuser, c’est de l’asocialité

Et plus encore le refus de procréer

Car le monde est désespérément surpeuplé

Grève du sperme, grève des ventres, une priorité !

Et puis

Toute une propagande de la peur, aussi

Datant de quelques années, petit exemple, que voici

La peur du cambrioleur

Cette peur qui fait le tueur

Comme dans le Tarn, à Lavaur

Avec un assassinat presque prémédité

Comme fait sans aucune méchanceté

Le propriétaire d’un bar-tabac- presse, de la gâchette, un excité

Déjà, il est installé, prêt à tirer

Il avait remarqué des barreaux sciés

Et son petit commerce, il l’avait piégé

Ainsi, le jeune Jonathan fut tué

L’autre adolescent qui l’avait entraîné

Eut de la chance, il put en réchapper

Mais lui était blanc, Jonathan était noir

Certes, tout se confond, quand vient le soir

Légitime défense rime avec fascisme

Avec ” Front National “, avec nationalisme

Donc, ce Luc Fournié fit feu, par peur

Le commerce derrière lui, avec lui, ô malheur

Malgré tout, il fut condamné

7 ans de prison ferme, pour l’ardeur fasciste, la freiner

Mais en appel, il pourrait être acquitté

Et la mère de Jonathan qui fut insultée

Mais la lutte pour la vérité, jamais abandonnée

Cependant, cette courageuse femme noire dut déménager !

En vérité

C’est contre l’organisation du monde entier

Qu’il faudrait faire grève, et sans s’arrêter

Cela fait penser

Au film ” Cent francs par seconde ” ( 1953 ) aujourd’hui oublié

Où un candidat à un jeu de radio très écouté

Qui sait lire dans les pensées

Et qui pendant des jours, ne cesse de gagner

Peut tout perdre au passage d’un train

Mais les cheminots sont en grève

L’évènement extérieur fait le malin

Aussi, le capital fait croire à la fin de la grève

Pour que le candidat qui à réponse à tout

Finisse par tout perdre malgré tout !

” Flotte comme un papillon, pique comme une abeille, ses mains ne peuvent

frapper ce que ses yeux ne voient pas . “

Mohamed Ali ( 1942 – 2016 ) boxeur, poète, humoriste

En effet

Contre le capital cela ferait effet

Mais le capital détruit et le papillon et l’abeille

Contre le vivant, il n’est jamais en sommeil !

L’inhumanité en numérique

L’inhumanité du tout fric

On peut toujours changer de support

Quand l’inhumanité jamais ne dort

Archiver, conserver

Certes, mais pourquoi faire ?

Tôt ou tard, tout redevient poussière

Car, tôt ou tard, tout est condamné, faire, refaire, défaire

Par exemple, l’ina, institut national de l’audiovisuel

Donc des archives, des sons et du visuel

Des centaines de milliers d’heures

Pour tout consulter, plus de 130 ans de labeur

Et tout cela sans jamais s’arrêter

Tout ce que nous ne pourrons jamais mémoriser

C’est donc d’une grande stupidité

Tout ce qui s’éloigne de la vie

Est tout simplement contre la vie

La politique, le sport, la compétition, la célébrité, le travail

L’idéologie, la religion, la hiérarchie, le corporatisme, et l’argent qui braille

La technologie du profit

Le profit de la technologie

Comme la fabrique du texte génomique en entier

Le discours logique pour prétendument mieux soigner

Mais c’est en réalité pour contrôler tout le vivant

Mais c’est en réalité pour le tout nazifiant !

Le capital est une défaite

Certes, à sa verge, des putains offertes

Et à ce propos

Comme quoi la torture c’est idiot

Du sadisme pour psychopathes étatiques

Têtes vides, grosses paluches frénétiques

Il suffirait d’une femme magnifique

Seins majestueux, la chatte ouverte

Dessous coquins, féminité experte

Plus difficile de ne pas céder

Plus difficile de ne pas parler

Contre le fait de vouloir la sucer

Contre le fait de vouloir la téter

Contre le fait de vouloir la pénétrer

Du résultat nous serions étonnés

Et le pire déshonneur pour qui aurait succombé !

Certes, c’est de l’obsession sexuelle

Pour imaginer des choses pareilles

Mais le monde entier est un nichon

Le monde entier est un vagin, un pénis, c’est selon

Contre cela, aucun parachute

Feu ( 1757 – 1837 ) le physicien Lenormand, déjà en 1783

Voulait prévoir, du ciel, la chute

Le capital est moins honnête qu’une pute

C’est pas le même prix pour tout le monde, flute !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “





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