Août 12, 2016
Par Indymedia Bruxsel
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” L’espoir est un poison “

Christophe Khider ( né en 1971 ) évadé de la centrale de Moulins en 2009

En France, l’évasion est punie

Par la loi, c’est le seul pays

Le pays des patrons

Le pays des matons

Tout le monde à l’isolement

La prison de l’école

L’école de la prison

A la répression, il faut apporter son obole

Des esclaves, pour des riches, défendre le pognon

Oui, l’espoir est un poison

Il rime avec soumission, pas avec évasion

Il rime avec compromission, pas avec abolition

Je joins mon salut solidaire

A tous les prisonniers, toutes les prisonnières

Et c’est sincère

De France, du monde, c’est planétaire

Tous ceux et toutes celles, que l’on fait taire !

Un million de personnes

Se suicident chaque année dans le monde

Deux millions de personnes

Meurent de tuberculose chaque année dans le monde

Beaucoup plus que les guerres

Beaucoup plus que les homicides

Oh, qu’il fait bon vivre sur Terre !

Face à cela, nous restons placides

Nous pensons ne rien pouvoir y faire

Le corbeau calédonien ce singe à plumes

Ni ne se suicide ni ne fume

Comme les animaux humains, il se sert d’outils

Et pour les autres, n’a pas de mépris

Comme l’éléphant ce géant

Comme le chimpanzé ce rusé

Sur des millions d’espèces

Cela fait peu

Ces animaux ne vont pas à la messe

Et sur eux, nous en connaissons si peu !

Et de leur organisation, nous sommes envieux

Comme le corbeau à gros bec

Qui avec un cintre récupéré, fait son nid

Et qui du haut des arbres, nous épie

Cet oiseau est un drôle de mec

La troisième guerre mondiale

Est là sous nos yeux

Partout elle allume ses feux

Comme un cheval qui s’emballe

De pays en pays, elle cavale !

L’ islamisme pire que le nazisme

Et de son cercueil mal fermé, revoilà le fascisme

L’humanité est tombée dans son précipice

De la bouteille à encre sortent les maléfices

D’une liqueur contenant toutes les pisses

Non, écrire sur la prison

Ne signifie pas que l’on est soi-même en prison

Non, écrire sur la criminalité

Ne signifie pas que l’on a soi-même tué

Même si tout fonctionne comme une prison

Obligé de préciser, en ce temps d’imbécillité

Où tout se voue à la médiocrité

Et tout est criminel car tout est oppression

Mais beaucoup de gens

Ne savent pas lire

De la compréhension, ils sont indigents

C’est seulement l’intérêt pécuniaire, qu’ils savent écrire

C’est le faux qui s’affiche

Faux seins, fausses paroles, dont l’humanité s’entiche

L’illusion fait son tour de piste

Le palpitant de battre s’est arrêté

C’est sous feu ( 1494 – 1547 ) François premier

Qu’apparaît le mot majesté

Mais déjà en 1539, c’est le raccommodage

Des patois et divers adages

Pour en faire la langue du roi

Le langage de France fait loi

Les mots sont toujours de leur temps

Ils sont vieux, ils sont enfants

Ils se dispersent comme les vents

La surpopulation c’est l’absolutisme

C’est l’humanité atteinte d’autisme

Les femmes aux gros ventres

Avec leurs parasites, dont c’est l’antre

Il faut l’avortement et la contraception

Sinon, jamais de révolution

Mais la tyrannie aime la guerre

Il lui faut des enfants

Des pères et des mères

Il ne faut jamais voter

Il ne faut jamais enfanter

Il ne faut jamais se marier

La Terre est si belle

L’homme est venu, à la beauté, rebelle

L’homme a tout massacré

L’homme a tout saccagé

Suprême terreur, il s’est multiplié !

A cette horreur, impossible d’échapper

Il n’y a jamais rien eu

A part la plus-value

Tout est à faire

C’est évident, c’est pas révolutionnaire

La psychiatrie est une police

Qui classifie, fabrique la norme

Pour que la prétendue normalité se forme

Tout doit être lisse !

La psychanalyse est prétentieuse

Elle ne rend pas la vie heureuse

Elle interprète, elle juge

Elle infériorise, elle est comparative

Elle donne des leçons, comptabilise

Elle nous regarde de haut

Elle nous prend pour des idiots

Pourtant, elle va toujours mal

C’est son illusion, son snobisme, son scandale !

Tout doit être défait

Car absolument tout est surfait

Je ne me réclame que de moi

Plus aucun chef, plus aucun roi

Je ne me réclame que de moi

En rien, je n’ai aucune foi

Je ne me réclame que de moi

Cela est ma seule loi

Ainsi plus le moindre mandarin

La hiérarchie tombe dans un ravin

Vous êtes moi, je suis vous

Cela suffit et c’est tout !

Comme le dit fort justement

Iggy Pop ( né en 1947 ) sur aujourd’hui, à propos du cinéma

C’est de la merde, oui d’accord, c’est du vent

Mais hélas, qui se vend

Pas comme the Stooges, matrice du punk

Que j’écoutais quand j’étais jeune punk

Avec les New York Dolls, grand groupe

Et même si je n’avais pas la future coupe

J’étais chevelu, mais je mangeais la même soupe

Mes cheveux sont toujours longs

Un punk à l’américaine, au fond !

Mais sans aucun fanatisme

Pouvant avec éclectisme

Entendre du Mozart ou du Satie

Comme du punk, du rock, ou de l’anarchie

Les voleurs de poules, en 1945, enfants des rues

Les beaux enfants perdus

D’hier à aujourd’hui, la racaille des banlieues

A qui, j’envoie mes meilleurs voeux

C’est le politicien qui roucoule

Il nous vomit, il nous baille

Le politicien est la véritable canaille !

La délinquance vraie est politicienne

Avec ses escroqueries vauriennes

C’est elle qui pue

C’est elle qui nous tue !

En France et partout ailleurs

C’est toujours la même heure

Les mêmes misères

Les mêmes réactionnaires

Dont il faudra, un jour, se défaire !

Comme les fils des bourgeoisies riches

Supporters de football qui s’y nichent

Sans aucune conscience, ivres de violence

Nazis et fascistes, c’est l’évidence !

La guerre ne cesse jamais

Contre l’individu, contre la société, contre la paix

C’est la guerre totale dans tous les faits

La troisième guerre mondiale n’est pas commencée

La guerre est partout, année après année

C’est vous, c’est nous, c’est il, c’est elle, c’est moi, c’est toi

Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “





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