Mai 20, 2016
Par Indymedia Bruxsel
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Et moi

Qui suis retraité du chômage

Contre moi, le monde enrage

De tout le monde, je suis l’otage

Staliniens, fascistes, libéraux, démocrates, gauchistes

Et même de faux anarchistes

Donc, en fait, toute la représentation capitaliste

Donc, 30 ans de suite

Mais pas dans les mêmes régions

J’imagine votre fureur et votre consternation

Mais je suis à jour de mes cotisations

Et 5 ans, au moins, sans suite

Donc, à la louche, 35 ans, et un certain mérite

Record de France

Record d’Europe

Record du monde

Et autant de vraies études

En autodidacte, rien, je n’élude

Une sorte de bac plus 35

Mais hors de toute institution

Cela peut sembler de la prétention

Pourtant

Cela va vous désoler

Mais je puis tout prouver

Comme aussi

Champion de marche

50 km, 100 km, 200 km, je fus

Je fus

Tout ce que vous détestez

Je fus, je suis, aujourd’hui, du chômage, un retraité

Car avec toutes les formalités, c’est devenu un métier !

Et l’éternel retour

Du capital et sa cour

CGT = SS

Les syndicats contre la classe ouvrière

Ils ne sont là que pour la faire taire

CRS = SS

Au service de la pensée réactionnaire

Comme jadis, je pourrais à nouveau

Comme quoi cela n’était pas si idiot

L’inscrire sur les murs

Du fascisme renaissant, au fur et à mesure

Les vrais parasites

Les vrais casseurs, sans aucun mérite

Voilà bien la domesticité politique

Comme une marque de fabrique

Mais les gens sont si soumis

Si remplis de veulerie

Que tout est devenu interdit

Faire grève, contester, manifester, révolutionner

Et

Des gouvernements de plus en plus pourris

Et n’étant ni de droite ni de droite

C’est totalement que je les nie

Mais hélas

Personne ou si peu ne veut changer la vie

Mais hélas

Personne ou si peu ne veut l’anarchie !

Hollande, Sarkozy, Juppé, Valls, Le Pen

Voilà là de vrais casseurs, de mort, une véritable peine

De véritables tueurs

Le mépris comme unique faveur

Et tous ceux, et toutes celles, que j’oublie

D’un même pipi

Et encore, c’est très sain, le pipi

Toute une clique qui donne envie de vomir

Par le fait même de l’écrire

Vous faîtes des lois

Pour que le peuple n’ait plus aucun droit

Et vous volez, vous mentez, vous manipulez, vous tuez

Sans le risque pour cela, de vous voir inquiéter

La plupart, sinon tous, des juges, étant vos alliés

Et nos vies dépossédées, par vous, sont organisées

Comme donc aussi, le courrier qui en est distribué

73000 facteurs en France

Finalement, la vie de la finance

Comme la peur qui est fabriquée

Ce qui engendre 150.000 agents de sécurité

Toujours en France

Et aussi, c’est édifiant

Pour un parti aussi répugnant

111 450 militants et militantes au parti socialiste

Qui est cependant un vrai parti fasciste !

Cela n’est pas mieux

Dans les autres pays, soyons sérieux

Ainsi, en Suisse, c’est oublié

De environ 1950 jusqu’au moins 1980

Oui, au moins

Les enfants nés

Dans des milieux défavorisés

Comme fainéants, délinquants, étaient considérés

Et à sa famille biologique, chaque enfant était retiré

Dans des foyers, des orphelinats, l’enfant était placé et persécuté

Avec des tuteurs, pasteurs, instructeurs

Qui furent d’horribles persécuteurs

600 établissements de la terreur

Dont 300 aux mains des bonnes soeurs

Hommes nazis, femmes nazies, partout des pleurs

Et puis

Encore et toujours de la pédophilie

Des maisons de redressement

Enfants exploités par des paysans

Et les élus, notables, religieux, parents

Toute une hideuse complicité

Comme pour les filles-mères qui furent stérilisées

Psychiatrisées ou internées dans un pénitencier !

Fliciatrie

C’est-à-dire la psychiatrie

Toute une torture physique

Toute une torture psychologique

Certes

Cela était autrefois

Certes

De nos jours, cela paraît plus courtois

Société

Je te hais

Société

Rien ne me plaît

Voilà un bon slogan de manifestation

Pour ne pas être en retard d’une soumission

Car finalement

Le constater n’est aucunement déprimant

Tout ce qui paraît dans le spectacle, si livide

Est du néant enveloppé sous vide

Monde

Je voudrais te casser la gueule

C’est de l’humour pour qui n’est pas d’humeur veule

Tout est tellement dégueulasse

Nonobstant, personne ne s’en lasse !

Plus que génétique

Tout est psychosomatique

Même la taille des femmes

La femme mangeait moins et c’est infâme

Encore l’environnement

Cela dure depuis longtemps

D’ailleurs

C’est cyclique plus que linéaire

Le patriarcat n’a rien pour plaire

Capitalisme de la croissance

Croissance du capitalisme

Bref

Un problème d’alimentation

Se perpétuant de génération en génération

Et ce en toute inconscience

De l’éducation, éternelle constance

Gloubi-boulga

Et c’est la lutte des classes que voilà

Pour la taille, l’habitat, la culture, la sexualité

Et chaque classe dans ses préjugés

Le capital sait bien tout organiser

Aucun libre arbitre, aucune liberté

Par des multiples et diverses causes, tout est déterminé !

Et à propos de pauvreté

Qui ne rime pas avec liberté

Car de l’artifice, le riche peut acheter

Ainsi

En Angleterre

Pays ô combien réactionnaire

Cent livres par mois pour se chauffer

Prix du gaz et de l’électricité

Le pauvre ne peut donc avoir chaud

Car l’hiver, il fait froid, même s’il fait beau

Et donc, le pauvre finit par mourir

Pour le capital, une bouche de moins à nourrir

Une sorte de sélection, c’est triste à dire

Comme 40.000 en 2013

Pas seulement en Angleterre

Mais en Europe, quand c’est l’hiver

Le pauvre n’a pas de patrie

La misère est la même dans tout pays

De la précarité énergétique

De la précarité économique

7 millions en Allemagne

5 millions en Italie

8 millions en France

Elle est pas belle la vie !

Et à défaut d’un bonheur naturel

Il y a le succès du bonheur artificiel

Comme la chanson de feu ( 1934 – 1983 ) Jacques Debronckart

” J’suis heureux ” , de ce chanteur à part

La télévision est là pour cela

La radio est là pour cela

C’est bien là l’effet spectateur

Quand de sa vie, l’on est pas l’actrice ou l’acteur

Mais tout aussi bien

Mais si madame

Tout est du même lien

Mais tout aussi bien

Mais si monsieur

Tout est du même lien

Le bistrot, le livre, l’église, le cinéma

Ou toute évasion qu’offre le capital, c’est bien ça

La même ivresse que voilà

Ou alors c’est la psilocybine

Une autre sorte de bibine

Agoniste des récepteurs sérotoninergiques

Non, je ne suis pas cynique

Ou aussi, l’acte sexuel

Mais la femme, en grossesse

Ne veut plus entendre parler de fesses

Certes

C’est à chacun et chacune sa came

Sinon, c’est la folie, le cerveau crame

Et pour ingurgiter sa dope, à chacun, à chacune, sa lame !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “





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