Juin 22, 2016
Par Indymedia Bruxsel
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Ainsi

Le sportif professionnel est un produit

Variable d’ajustement aux multinationales

Un indispensable rouage du capital

Du pain et des jeux

Pour éteindre tous les feux

Mais pour être au top-niveau

Grande souffrance pour être le plus beau

Mais pour se fabriquer comme des ailes

Grande souffrance pour être la plus belle

Le monde du sport professionnel

Tant de corps meurtris

Tant de corps détruits

Et ce dans tous les pays

Tant de corps déformés ou transformés

Cela est trop vite scotomisé

Le sportif professionnel

Le plus souvent, doit se doper

Le sportif professionnel

Le plus souvent, n’est jamais en bonne santé

En Amérique du Nord

Le football américain, roi du sport

Des milliers d’impacts, personne ne s’en sort

Et une espérance de vie

52 à 63 ans, mais oui

Le cerveau qui perd des cellules

Le football américain, c’est vraiment nul

Et ce que l’on ne dit jamais

C’est que le sport professionnel, c’est mauvais

Suicides, dépressions, handicaps divers, ce sont des faits !

Et à propos de santé mentale

Avec la précarité, cela va bien, et donc, cela va mal

Précarité, exclusion, dépression, la maladie mentale

C’est pour tous et toutes, la loi du capital

Par exemple

Sur 10.000 sans domicile fixe à Paris

Un grand pourcentage relève de la psychiatrie

Car, la misère rend fou

N’importe qui, n’importe où

Car, la misère rend folle

N’importe quelle femme, elle l’enrôle

Comme pour les hommes détenus

Comme pour les femmes détenues

Dans les prisons de tous pays, et surtout françaises

Où seule l’inhumanité est à son aise

Au moins cinq mille psychotiques

Et grande proportion de troubles psychiatriques

Tout ceci

Entretenu par la détention et les médicaments

Tout ceci

Entretenu par la précarité et l’isolement

Et sur dix maladies inhérentes au capital

Cinq parmi les plus incapacitantes, sont des maladies mentales

Une personne sur quatre, au moins

Souffrira de troubles mentaux, même plus, demain

Car le capital est la pire des saloperies

Car le capital est la pire des folies

Feu sur lui, une balle et une rafale

Et encore de la sismographie, les électrochocs, aujourd’hui

Aux urgences psychiatriques du centre hospitalier de Sainte-Anne, à Paris

C’est onze mille cas par an

Et six fois plus de l’état de dépression qu’il y a huit ans !

En France, avec les restrictions budgétaires

Sauf pour le tout réactionnaire

Quarante mille lits en moins

En psychiatrie, cela fait du vilain

Vingt mille postes d’infirmiers supprimés

Pour construire des prisons, le capital préfère dépenser

C’est bien le capital qui est fou à lier

Le capitalisme rend dingue et malade, il faut le supprimer

Chaque être humain

Doit donc se déconditionner

Chaque être humain

Doit donc se reprogrammer

Pour en finir avec toute prison

Pour en finir avec toute punition

Pour en finir avec toute propriété

Pour en finir avec toute compétitivité

Pour en finir avec toute armée

Pour en finir avec toute police

Du capital et de ses milices

Bref, avec toute inhumanité

Un autre monde, il faut imaginer

Le capital ne sait que déshumaniser

Ne sait qu’avilir ou punir, rabaisser

De la répression permanente, un grand délire

Cela ne peut jamais finir

Production en masse de chômage

Donc pas d’argent pour vivre, l’âme en rage

500.000 morts et mortes par cancer, de plus

Pour le monde entier, drôle de bonus

Le capital casse les corps et les esprits

Au capital, riches et pauvres sont soumis !

Car

Il faut payer son loyer

Il faut payer son gaz et son électricité

Il faut avoir une carte d’identité

Il faut avoir un métier

Il faut aller à l’école, au lycée, à l’université

Il faut suivre son chemin tout tracé

Se marier, divorcer, signer des papiers

Tout ce qui entretient le capital

Le travail étant son vecteur principal

Le capital, de tout, fait son carnaval

Mais de ce fait, aussi

Contre le capital, aucune quelconquerie

Pas besoin d’une nouvelle hiérarchie

De la vitrine de banque brisée, c’est fatal

Qui symboliquement, au capital, fait mal

Dans un monde aussi terrifiant

La vie est une peine de mort, c’est évident

Là au niveau psychologique

Ailleurs au niveau physique

En 2015

Iran : 977 Pakistan : 320 Arabie Saoudite : 158

Chine : 1000, mais la peine de mort y est un secret d’Etat

De la peine de mort politique, voilà

Car tout étant politique

Toute peine est politique, toute condamnation est politique

Et la fausse vie est une mort psychologique

Le monde du capital est sadique !

Et en France

Avec un gouvernement de démence

Le parti national socialiste français

Des représentants et représentantes du capital, des déchets

Bientôt, c’est presque officiel

Interdiction de manifester, le fascisme s’en mêle

Pourtant

Depuis le décret de 1935

Une manifestation est autorisée

Si de 3 à 15 jours avant, elle est déclarée

Certes

Avec les noms et l’adresse des organisateurs

L’itinéraire, le but, l’heure

7500 euros d’amende, sinon

Six mois de prison, sinon

Le capital

N’aime pas qu’on le conteste

Le capital

N’aime pas que l’on proteste

En vérité

Tout gouvernement étant plus ou moins fasciste

Forcément car cela rime avec nationaliste

Manifestement ou subtilement, toute manif est interdite

Plus que jamais, des gifles, le capital, mérite

Raison de plus pour bloquer, faire grève, manifester

Raison de plus pour s’indigner

19 août 1955

Jean Rigollet, ouvrier maçon, d’une balle dans la tête, tué

Nantes, par un CRS, cours des 50 otages, on l’a oublié

Et c’est sans cesse, que le policier, peut mutiler ou tuer !

Le capital

Produit de la guerre, produit de l’inhumanité

Tout y est faussement humanisé

Alors même que l’air des villes

Devenu irrespirable est une surmortalité en file

En Italie, en prison, à Turin

Pour les mères, cela peut paraître bien

Elles peuvent garder leurs enfants jusqu’à l’âge de trois ans

Mais la prison est une horreur, aussi pour les enfants

Encore une fausse humanité

Bref, étatique ou privé

Le capital sait bien nous assassiner

Le capital sait bien nous suicider

Des dépressions, diverses maladies, des vies gâchées

C’est d’une incroyable monstruosité

Mais la propagande capitaliste fait tout accepter

Toute célébrité y est en grande complicité

Pour le capital, ne jamais le dénoncer

C’est le Renaud, devenu complètement idiot

Ami du capital est toute vedette spectaculaire, confortant le faux

Comme aussi bien des milliardaires, joueurs de football

En culotte courte, se donnant le beau rôle

Et plus les salaires sont élevés

C’est donc que du capital, ils ont mérité

Le bon peuple, sachant bien l’hypnotiser

Mais pour toutes les professions, au salaire très élevé

C’est un même procédé qu’on peut généraliser

En 1998, les agents du capital, joueurs de l’équipe de France

Coupe du monde de football, justement en France

Furent plus que dopés

Comme des mulets, bien chargés

Chaque match, pour des joueurs trafiqués

Et les résultats prouvant ce dopage

Furent bien sûr détruits, l’Etat français mit tout en cage

En finale, des joueurs volontairement maladroits

Pour que pas trop, cela ne se voit

Sinon, France 10, Brésil 0

Et tout sport professionnel est à l’avenant

C’est là le sport du capital, c’est édifiant

Le sport du capital, le capital du sport

Le travail du capital, le capital du travail

Le capital du sexe, le sexe du capital

Tout se nourrit du capital

Tout est produit par le capital

Toute fausse critique renforce le capital

Et c’est là une spirale infernale !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.f “





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