Il s’opère

Comme l’on dit, c’est dans l’air

Une sorte de professionnalisation

De toute relation humaine

Quand toute gratuité est vaine

Car, il faut payer pour se rencontrer

Le sexe, l’aventure, le copinage, l’amitié

C’est le monde des annonces

Aucune solitude n’y renonce

Alors que :

” Dans le monde du chacun et chacune pour soi

L’on est forcément seul avec soi “

De la déception, tout le monde avec sa croix

Personne

Ne peut rencontrer personne

Dans un monde de séparation

Dans un monde de l’illusion

Dans un monde de la tradition

Qui est avant tout le monde de la répression

Toujours sous le prétexte de la prévention

Le terrorisme privé ou étatique

Au système, est la moins bonne critique

Mieux vaut encore des cagoules

Dans les manifestations, contre l’autorité, des coups de boule

Le terrorisme du système

Est le système du terrorisme

Prétexte imparable contre la liberté

Au capital, le terrorisme est le meilleur allié !

Le capital renforce le terrorisme

Le terrorisme renforce le capital

Cela nourrit la répression

Cela nourrit l’exclusion

Cela nourrit la déraison

Cela nourrit le soupçon

Tout devient suspect

Il n’y a plus que du mauvais

Il n’y a plus aucune bienveillance

Il n’y a plus que de la surveillance

Comme ce petit exemple, en France

La loi sur les transports

Qui à la fraude fait du tort

De la prison pour cinq contraventions impayées

Et si quelqu’un, le contrôleur, ose le signaler

Le tarif, c’est deux mois de prison

Ou donner une fausse adresse, la tentation

Ou vouloir se sauver, même admonestation

Pourtant

En France, c’est vraiment dément

Surtout qu’un détenu coûte 180 euros par jour

Au contribuable c’est jouer un mauvais tour

Des milliers d’euros pour le transfert

Du tribunal à la mesure disciplinaire

L’organisation du monde est réactionnaire

Et l’acceptation pour toujours se taire !

Comme quoi tout est lié

Avec le fascisme toujours régénéré

En Allemagne

La cinquième meilleure vente de livres

” Mein Kampf ” que notre époque délivre

59 euros pour deux volumes

Dans le domaine public, encore succès posthume

Et toujours la marche arrière

Dans son camp, toujours le faux frère

D’une façon l’autre, terrible évidence

Comme une éternelle latence

C’est l’éternel retour

De toute guerre, l’inhumanité humanité est pour

Et malgré la scolarisation

Et malgré la socialisation

Pour au capital, l’adaptation

Car, en 1866, en France, un conscrit sur trois

Ne savait pas lire

Ne savait pas écrire

De ce temps, c’était une loi

Et 40 pour cent des jeunes mariés

Un registre d’état civil, incapable de le signer

Ce qui fit la nécessité

En 1866, de la ” Ligue de l’enseignement “

Ce qu’on lui doit est oublié

Avec un grand réseau, un grand mouvement

Des bibliothèques municipales

Ciné-clubs, colonies de vacances, pas si mal !

Tout aurait pu être chouette

Sans les bureaucraties si bêtes

Avec l’anarchie dans les têtes

Pour la vie des gens, une gestion directe

Tout à la disposition, tout en fonction

Au-delà de toute organisation

Tout est pourtant si laid sous sa majesté capital

Tout y est dégueulasse, tout y fait mal

Et toujours une loi El connerie

Pour scotomiser toutes les autres conneries

Une habile façon de les faire passer en catimini !

Ainsi

Pour beaucoup, c’est une tragédie

Chaque jour en France

Pour la précarité c’est la sentence

Du premier avril au 31 octobre

Par la force publique, véritable opprobre

Soixante ménages sont expulsés de leur logement

Une horreur, une honte, totalement navrant

Avec le retour de la grande pauvreté

De rien, il ne faut s’étonner

Et ainsi en 2015

Les françaises et français ont englouti

819 millions de pizzas, mais oui

Pour la moitié, c’est du surgelé

Et les françaises et français en ont mangé

11 kg par personne et par an

Deux fois plus que les italiennes et italiens, c’est étonnant

Tout ce qui arrive sur cette planète, est sidérant !

Bref, de quoi pouvoir manifester

Bref, de quoi pouvoir révolutionner

Toutes les heures, tous les jours

Mais le monde y est muet, mais le monde y est sourd !

Et de plus en plus

Du m’as-tu-vu

Qui sait tout sur tout

Qui comprend tout sur tout

Croyant qu’on leur dit tout

Alors qu’on leur cache tout

Car la vraie information

Est diluée dans d’inutiles informations

Cela n’est pas ce qui y est dit

Qui y est intéressant

Mais seulement, pourquoi cela y est dit

Il faut avant tout faire peur aux gens

Justifier toutes les mesures d’un gouvernement

Vieilles marmites et vieilles rengaines

Et le fanatisme religieux qui sème sa haine

Mais même quand les diverses droites sont divisées

Le capital reste toujours unifié

Car il avance à marche forcée

Avec toutes les tendances de la réaction

Ni de droite, ni de droite, ma seule profession

Ni de droite, ni de droite, ma seule vocation !

Car, il n’y a que des droites

C’est une seule et même boîte

Sinon

C’est le bestiaire des conventions

C’est le bestiaire des appellations

Absolument tout peut y servir la réaction

La seule véritable alternative

En réponse à toutes les politiques fictives

Il faut une révolution globale

Il faut dissoudre le capital

Il faut donc une mutation mentale

Grève générale mondiale

Expropriation des expropriateurs

Neutraliser les exploiteurs

Se réapproprier d’autres valeurs

Il faut enfin aller sur Terre, pas dans l’espace

Regarder l’humanité inhumanité dans une glace

Quand tout est hideur

Quand tout est terreur

Et la peur d’avoir peur

Un peu comme feu ( 1934 – 1968 ) Youri Gagarine

12 avril 1961, faisant la bonne mine

Cent huit minutes dans l’espace

Car il pouvait y avoir de la casse

Bac moins quatre, pilote d’essai téméraire

Bac plus 17, c’est l’astronaute d’aujourd’hui, ça brasse de l’air !

Un peu comme les sports spectaculaires

De la masse populaire, il faut la contrôler

Les sports de compétition pour soumettre

C’est cela leur fonction, il faut bien l’admettre

Moi, je n’apprécie que la marche athlétique

Et à 65 ans, encore, je la pratique

Et à ce propos, Saint-Sébastien-sur-Loire, Loire-Atlantique

Un jour ici, demain ailleurs

Tel est le destin du voyageur

Pas loin, j’en profite pour y aller voir

Marcheuses et marcheurs de grande vitesse

C’est dimanche, mieux que la messe

13 mars 2016

20 et 50 km marche, championnat de France

Peu de monde, elle ne suit pas, la finance

Et Yohann Diniz se qualifiant pour les jeux au Brésil

50 kilomètres, 3 heures et 37 minutes, sans se faire de bile

Droit comme un I majuscule, impressionnant

Mais cela implique tellement d’entraînement

J’ai toujours préféré être un amateur, vraiment !

Dans la société spectaculaire marchande techno-industrielle

Sport, cinéma, littérature, science, art, radio, télévision, TOUT s’y mêle

Même et surtout la fausse contestation

Toujours en retard d’une révolution

Parfois en avance d’une contre-révolution

Ainsi, elle s’exprime à la radio, à la télévision

Comme une femme en porte-jarretelles

Pour devenir plus séduisante, se faire la part belle !

Et c’est au fond, l’économie

Qui est une tueuse en série

Aucune vie vraiment épanouie

Du suicide, de la dépression, que du gâchis

Du regret, de la déception, du décalage, et tutti quanti

Et nous revoilà en Syrie

Homs en 2011, une révolte pacifique et populaire

Massacrée par une tyrannie sanguinaire

De la diplomatie internationale complice

Un crime de guerre pas factice

De l’effet papillon mal calculé

Boomerang qui vient nous boxer

Déjà, bien avant, dans d’autres pays

Elle y faisait des courses, l’économie

C’est là la véritable fondation de l’Etat islamique

France, Belgique, inévitable colique

Même le remède y est un mal

Dans le tout économique ; c’est fatal

La fin de l’humanité inhumanité est proche

De toutes façons, elle était moche

TOUT y sonnait faux

L’animal humain comme le pire des animaux

Pourtant, avec l’anarchie, tout aurait pu être si beau !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien, ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “