La bande de Gaza, petite parcelle de terre où vit 1,9 million de personnes. Territoire sous blocus depuis 11 ans qui nous rappel à chaque jour la colonisation et le nettoyage ethnique mis en place par l’État sioniste. Vendredi 30 mars 20181, 30 000 Palestinien.ne.s se sont mobilisé.e.s pour une « Grande marche du retour ». Cette marche fait référence aux millions de Palestinien.ne.s qui ont dû fuir leur terre lors de l’agression sioniste de 19482. Ce mouvement de protestation, qui se poursuivra au cours des six prochaines semaines,  exige le droit au retour des réfugié.e.s palestinien.e.s et la fin du blocus de Gaza. Le 30 mars dernier, alors que les manifestant.e.s se sont rassemblé.e.s pacifiquement dans plusieurs zones le long de la bande de Gaza, l’armée sioniste a quant à elle opté pour l’assassinat. Les tireurs d’élite, postés sur les collines faisant face aux manifestant.e.s, ont ouvert le feu sur des personnes sans arme. L’armée a aussi utilisé des drones pour noyer les protestataires sous un nuage de gaz lacrymogène. Résultat : 18 morts et 1 400 blessé.e.s. 
Devant ce nouveau bain de sang, le gouvernement sioniste de Netanyahu tente, comme à l’habitude, de justifier son massacre. Il parle de « tentatives d’attaques terroristes sous le camouflage d’émeutes » ou encore de manipulation des participant.e.s par le Hamas. Il prête aussi l’intention aux manifestant.e.s de vouloir franchir la frontière. Que de mensonges dans cette guerre des mots. Ce mouvement de protestation est né d’un désir des Palestinien.e.s d’en finir avec ce blocus et est organisé par des « civils ». Le Hamas a ensuite propagé cet appel mais, contrairement à ce que laisse croire l’État sioniste,  personne n’a obligé les Palestinien.n.e.s à participer à ces manifestations. 

Vendredi 6 avril : mêmes consignes, autre bain de sang

Une manifestation similaire à celle du 30 mars s’est tenue vendredi dernier dans la bande de Gaza. Encore une fois, des dizaines de milliers de Gazaoui.e.s se sont amassé.e.s le long de la frontière afin de demander la fin du blocus et exiger le droit au retour. Plusieurs pneus ont été mis en feu par les manifestant.e.s dans le but de créer un écran de fumée pour se protéger contre les tireurs d’élite sionistes. La réponse fut la même. Tir à balles réelles et gaz lacrymogène. 9 Palestinien.ne.s sont tombé.e.s en martyr et 400 autres ont été blessés.

La situation dans la bande de Gaza est catastrophique  

La bande de Gaza est une véritable prison à ciel ouvert. Près de 2 millions de personnes vivent entassées sur un bout de terre de 41 km de long pour 6 à 12 km de large. Plusieurs produits essentiels manquent dû au blocus imposé par l’État sioniste. Les hôpitaux peinent à fonctionner par manque d’électricité; les Gazaoui..e.s n’ont droit qu’à 6 heures de courant par jour. Le chômage dépasse 50 % et 80% de la population survie grâce à l’aide humanitaire.   
Nous ne pouvons pas rester les bras croisés devant ce nouveau massacre du peuple palestinien par l’État sioniste. Rappelons que les États coloniaux canadien et québécois sont des partenaires de l’État sioniste et le soutienne dans son projet de nettoyage ethnique. Les Palestinien.ne.s ont le droit à l’autodétermination et la lutte ne s’arrêtera pas tant que l’État sioniste ne sera pas détruit et que les millions de réfugié.e.s n’auront pas retrouvé leur terre! 

Jeudi 12 avril à 19h30, rassemblons-nous à la Place du Citoyen afin de démontrer notre soutien au peuple de Falistīn! Pour une Palestine libre!