DĂ©cembre 28, 2020
Par Paris Luttes
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Elle va pas revenir avant longtemps la paix civile. La bourgeoisie capitaliste n’a plus besoin de passer aucun compromis. DĂ©truire et mutiler, de maniĂšre Ă  façonner l’environnement nĂ©cessaire Ă  la reproduction de ce qui nourrit l’accumulation de puissance de quelques-uns, voilĂ  son programme. Et les lois liberticides qui se succĂšdent depuis des dĂ©cennies dessinent toujours un peu plus nettement les contours de cette sociĂ©tĂ© carcĂ©rale ardemment dĂ©sirĂ©e par tous les propagandistes rĂ©actionnaires du moment.

Plus besoin de faire semblant d’entretenir un « dialogue social Â», comme avec les sociaux-dĂ©mocrates qui, il y a trĂšs longtemps, promettaient la « rupture Â», comme aussi de pousser les antagonismes sociaux Ă  l’intĂ©rieur du systĂšme pour changer la vie. On connaĂźt le bilan. Peut-ĂȘtre certains ont-ils eu tort de croire trop vite que l’État pouvait se situer au-dessus des antagonismes sociaux…

Aujourd’hui, il demeure encore quelques sociaux-chauvins pour rĂ©pandre l’idĂ©e fallacieuse (et funeste dans la conjoncture actuelle) selon laquelle une bonne police rĂ©publicaine, mieux Ă©quipĂ©e et plus nombreuse, pourrait apaiser la guerre qu’ils nous font. Qu’il faut se lever pour sauver nos libertĂ©s, dans le respect citoyen de la dĂ©mocratie.

Cette dĂ©politisation, ce dĂ©ni de la rĂ©alitĂ© de la guerre sociale en cours, au profit de considĂ©rations purement morales et techniques, valide de fait la criminalisation de la lutte politique menĂ©e par tous ceux et celles qui ont compris que la dĂ©mocratie et l’exercice effectif de ces libertĂ©s ne pourront en rĂ©alitĂ© ĂȘtre conquises sans transformer les rapports sociaux existants ; sans s’attaquer Ă  la propriĂ©tĂ© privĂ©e et Ă  la loi du marchĂ©, c’est-Ă -dire au monde de misĂšre et de violence que prĂ©supposent nos droits et libertĂ©s.

Le capitalisme nous libĂšre comme individu autonome dans un champ de servitude toujours plus vaste ; il colonise et mutile le monde vĂ©cu comme il dĂ©truit le sens des choses. Tout le monde sait combien ce monde est mauvais, et on va pas baisser la tĂȘte face Ă  des ordures qui n’en ont jamais eu rien Ă  foutre d’agir pour un monde basĂ© sur l’égalitĂ© et la coopĂ©ration.

On va pas ainsi montrer de considération particuliÚre au Député LREM Fauvergue, ancien patron du Raid, un des auteurs du projet de loi Sécurité globale, qui vient par ailleurs de créer sa société de sécurité, au service des possédants et de leurs milices privées. Etc, etc.

Juste une question de dignitĂ©, et parce qu’à partir de maintenant on va s’occuper de les faire reculer grave pour reprendre le contrĂŽle sur tout ce qui engage le bien commun.

Face aux sempiternelles jĂ©rĂ©miades qui en appellent Ă  la responsabilitĂ© individuelle, assumer de prendre la mesure de la dĂ©politisation du social, de sa biologisation mĂȘme, de la servitude que cette responsabilitĂ© suppose toujours dĂ©jĂ , serait dĂ©jĂ  un petit pas vers l’autonomie vĂ©ritable et l’émancipation.

Discerner l’ordre infĂąme dont nos divisions et notre impuissance sont le symptĂŽme, penser stratĂ©giquement en consĂ©quence de maniĂšre Ă  se prĂ©parer Ă  intervenir et construire le pouvoir populaire, sans quoi il n’y a aura pas de dĂ©mocratie, mais seulement le fascisme rampant et la perpĂ©tuation infinie du chantage de la dette et de l’emploi.

Osons vaincre.

À bas le nationalisme, Ă  bas le militarisme !

Vive l’égalitĂ© et l’amitiĂ© entre tous les peuples de la terre !

Vive le communisme !




Source: Paris-luttes.info