Angelo Garand a été abattu par le GIGN sur le campement de sa famille le 30 mars 2017. Les gendarmes, en l’absence de preuves (!) ont été définitivement blanchis le 8 février par la cour d’appel d’Orléans.

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel d’Orléans a confirmé l’ordonnance de non-lieu rendue le 10 octobre 2018 par le juge d’instruction de Blois [1]. Pour les juges :

« L’usage des armes à feu par les deux militaires de la gendarmerie a été strictement proportionné au danger de mort ou d’atteinte physique grave encouru par ces derniers et leurs collègues, en l’absence de toute autre alternative possible »

Pourtant, la thèse de la légitime défense a systématiquement été mise en cause par la famille d’Angelo Garand, dont plusieurs membres étaient présents lorsque les gendarmes du GIGN ont pris d’assaut la ferme familiale :

Quelle nécessité, quelle proportionnalité y avait-il à envoyer, pour interpeller Angelo, un commando du GIGN à l’assaut de notre réunion familiale, en présence d’un enfant de 3 ans, sinon en raison de notre étiquette de « membres de la communauté des gens du voyage » comme le disent et l’écrivent les autorités ?

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[1] Un non-lieu est l’abandon d’une action judiciaire en cours de procédure, par un juge. Il est prononcé lorsque les éléments rassemblés par l’enquête ne justifient pas la poursuite d’une action pénale.