Octobre 2, 2021
Par Sans Nom
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Sécurité : la ville d’Orléans va tester des détecteurs
de sons anormaux

France bleu, 2 octobre 2021

Actuellement, les 220 caméras de la ville fournissent à la police municipale de l’image mais pas de son : c’est impossible pour des raisons techniques et surtout juridiques – pour le respect de la vie privée, il est en effet interdit d’enregistrer des conversations dans la rue… D’où l’idée de se doter d’un moyen qui permettrait de repérer les bruits suspects, comme les détonations, les bris de glace, les cris de détresse, les accidents, etc.

C’est ce que propose la start-up orléanaise Sensivic, basée au Lab’O, qui a conçu un logiciel basé sur des détecteurs de sons et capable de définir le paysage sonore habituel d’une ville. Lorsqu’un son anormal se produit, cela déclenche une alerte, qui pourrait être reliée au système de vidéosurveillance de la ville : c’est l’expérimentation qui va bientôt avoir lieu au CSO, le centre de sécurité orléanais, là où la police municipale gère les images diffusées par les caméras.

« Si cela fonctionne, cela pourrait être un formidable outil d’aide à la décision pour les téléopérateurs, explique Florent Montillot, l’adjoint au maire d’Orléans chargé de la sécurité. L’idée, c’est que si un son anormal est détecté, comme un coup de feu, un bris de glace, un cri de détresse, immédiatement une alerte avertirait l’agent qui surveille les écrans au CSO ; celui-ci pourrait aussitôt regarder et identifier le lieu où cela s’est passé, et donc envoyer une équipe. » L’agent reçoit juste une alerte, mais en aucun cas il n’entend directement le son, le respect de la vie privée est donc garanti.

Reste à savoir si le système est fiable et qu’il n’engendre pas de fausses alertes… Dans le cadre de cette expérimentation qui sera prise en charge financièrement par Sensivic, seules 3 ou 4 caméras de la ville vont être couplées à ce système de détecteurs de sons. On ne sait pas encore combien de temps il faudra pour valider ou non cette expérimentation.


Sensivic, la start-up qui donne des oreilles aux caméras de surveillance
Europe1, 17 février 2020

De plus en plus nombreuses dans le paysage urbain, les caméras de vidéosurveillance ne filment pas tout, même lorsqu’elles sont capables de pivoter. Un accident de la circulation ou une agression peut se dérouler au pied d’un mât de surveillance, sans qu’il n’en capte rien, parce que ses objectifs étaient braqués dans une autre direction. Et pour cause : les caméras de vidéosurveillance n’ont pas le droit d’enregistrer des sons.

Or, une start-up basée à Orléans, Sensivic, a mis en place un système de détection des sons anormaux, qui permet de faire pivoter une caméra de surveillance dès qu’un bruit anormal se fait entendre. Invitée lundi de La France bouge sur Europe 1, sa cofondatrice Pascale Demartini nous explique le fonctionnement de cette technologie.

« Nos détecteurs bâtissent un paysage sonore à partir de ce qu’ils écoutent en permanence, là où ils sont placés. Ils mettent en place un modèle prédictif, et dès que le son devient radicalement différent du modèle prédictif, le détecteur envoie une notification au système de sécurité », explique cette responsable. « De cette manière, le système de sécurité peut prendre en compte cette notification et orienter la caméra vers cette source sonore qui peut être un coup de feu, un accident de la circulation, un bris de vitre, une dégradation du matériel urbain« .

Surtout, ce système de détection des bruits anormaux est capable de s’ajuster à des dispositifs de sécurité déjà existants. « On s’adapte à ce qui existe. On ne voulait pas arriver dans une ville, et changer tout le système déjà existant« , explique Pascale Demartini. Sensivic est présent essentiellement dans le sud, où il équipe 25 communes en PACA. À terme, la start-up espère également mettre en place une plateforme qui permette de stocker le nombre d’incidents survenus sur un emplacement.


Pascale et Jean Demartini, dirigeants-fondateurs de Sensivic

Si quelqu’un souhaite leur dire ce qu’il en pense :

* Sensivic
c/o Lab’O
1 avenue de Champs de Mars / 45100 Orléans

* La tronche de tous les responsables de la start-up se trouve ici : hxxx.le-lab-o.fr/entreprise/sensivic/




Source: Sansnom.noblogs.org