Octobre 20, 2021
Par Union Syndicale Solidaires
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La crise covid a amplifiĂ© la crise sociale. Des millions de personnes viennent de basculer et de rejoindre une partie croissante des travailleuses et des travailleurs qui vivent dans la prĂ©caritĂ©, la pauvretĂ© et l’insĂ©curitĂ© au quotidien. Il n’est pas admissible de devoir choisir entre manger, payer son logement, sa facture d’électricitĂ©, faire le plein, acheter des fournitures scolaires ou prendre les transports, compter chaque euro et ĂȘtre en galĂšre largement avant la fin du mois.

Tout augmente

On nous dit que l’activitĂ© Ă©conomique mondiale est repartie de plus belle. De fait, nos modes de production et de consommation demandent beaucoup de ressources en Ă©nergies, en particulier fossiles. La demande s’envole, les prix de l’énergie explosent. Et d’autant plus que depuis les privatisations d’EDF et GDF c’est le secteur privĂ© qui est aux manettes, avec la recherche absolue du profit et non du bien commun. L’explosion des prix de l’énergie se rĂ©percute sur les produits alimentaires et les biens de consommation, et l’inflation repart.



Pas de revenus en dessous de 1 700 euros (net)

Vivre dignement, c’est avoir les moyens de subvenir Ă  ses besoins. Pour nous aujourd’hui, aucun salaire, aucune pension de retraite, aucune allocation de chĂŽmage ne doit ĂȘtre infĂ©rieure Ă  1 700 euros par mois. Pour faire face Ă  la situation actuelle, nous revendiquons une augmentation immĂ©diate de 400 euros par mois pour toutes et tous, y compris pour les minimas sociaux.

Que ce soit dans les nĂ©gociations annuelles obligatoires (NAO) dans les entreprises ou bien dans la fonction publique, c’est partout que nous voulons obtenir des augmentations de salaires qui, contrairement aux primes, financent notre sĂ©curitĂ© sociale.

Les mĂȘmes droits pour toutes et tous.

Dans l’immĂ©diat les 18-25 ans doivent avoir accĂšs au RSA que nous voulons revaloriser. Partout il faut obtenir l’égalitĂ© salariale rĂ©elle femmes/hommes. En moyenne, Ă  poste Ă©gal, les femmes gagnent toujours 17% de moins ! Le travail dĂ©clarĂ© est indispensable Ă  l’accĂšs aux mĂȘmes droits et aux mĂȘmes salaires. La rĂ©gularisation de tou-tes les Sans-papiers est ainsi un prĂ©alable.

Redistribution des richesses et limite Ă©cologique des revenus

On nous rĂ©pĂšte qu’il n’est pas possible de financer les salaires. C’est un mensonge. Il s’agit de choix de sociĂ©tĂ© et de rapports de forces : le patronat accapare aujourd’hui des dizaines de milliards d’euros grĂące Ă  notre travail, en rĂ©munĂ©rant grassement les actionnaires : les dividendes versĂ©s par les entreprises du CAC 40 explosent (51 milliards en 2021). Sans parler de la fraude fiscale, comme encore rĂ©vĂ©lĂ©e rĂ©cemment par les Pandoras Paper, qui prive la collectivitĂ© de recettes Ă©normes qui pourraient financer aisĂ©ment les services publics.

Nous pensons qu’il faut rĂ©duire l’écart entre les plus hauts et les plus bas salaires. Nous ne voulons pas de revenus “illimitĂ©s”. L’Union syndicale Solidaires revendique qu’il n’y ait pas de revenu plus de 5 fois supĂ©rieur au revenu minimal. Nous savons que les plus riches, de par leur mode de vie sans limite, polluent le plus.

Ces revendications sont centrales, mettons les moyens pour les transformer en luttes gagnantes !

UNe tract



Source: Solidaires.org