Janvier 23, 2021
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
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Conditions sanitaires insuffisantes, charge de travail trop importante, stress, prĂ©caritĂ©, mauvaises conditions de travail : la situation des Ă©tudiant‱es et lycĂ©en‱nes pendant la pandĂ©mie de COVID ne s’amĂ©liore pas, bien au contraire, et on continue d’ĂȘtre abandonné‹es Ă  la prĂ©caritĂ© et Ă  la dĂ©tresse psychologique.

Au lycée en présentiel ou à la fac en distanciel, les calculs ne sont pas bons.

Dans les lycĂ©es les couloirs bondĂ©s, les longues files d’attentes au self, les plus de 30 Ă©lĂšves par classe et le manque de gel hydroalcoolique sont la norme. C’est aussi parce que les facs n’ont pas une capacitĂ© d’accueil suffisante qu’on a du les fermer. Ces conditions insuffisantes sont directement liĂ©es au manque de moyens dans le service public d’éducation entraĂźnĂ© par les politiques libĂ©rales des derniĂšres dĂ©cennies.

PrĂ©caritĂ© Ă©tudiante et dĂ©tresse psychologique : la coupe est pleine

Avec la crise, beaucoup sont tombĂ©s dans la prĂ©caritĂ© suite Ă  la perte de leur boulot Ă©tudiant, et les conditions d’étude Ă  distance pĂšsent sur notre santĂ© mentale. Les Ă©lĂšves de bac pro ont des difficultĂ©s ou ne trouvent pas de stage, ce qui met en danger la poursuite de leurs Ă©tudes. En mĂȘme temps Vidal et Blanquer maintiennent bac et partiels dans des conditions indĂ©centes : programmes denses maintenus, problĂšmes informatiques Ă  distanciel, salles en prĂ©sentiel surchargĂ©es, changements de derniĂšre minute
 RĂ©sultat : 1 Ă©tudiant sur 5 a arrĂȘtĂ© ses Ă©tudes et autant ont pensĂ© au suicide. Certain‱es sont mĂȘme passé·es Ă  l’acte, comme deux camarades de Lyon derniĂšrement, qui se sont ou ont tentĂ© de se dĂ©fenestrer.

Loi de Programmation Recherche : Casse du service public d’enseignement supĂ©rieur.

Alors que nous aurions besoin d’aide et d’écoute Vidal profite de la fermeture des universitĂ©s pour faire passer la pire des lois contre la fac publique. Au programme : gĂ©nĂ©ralisation de contrats prĂ©caires, rĂ©duction de postes, financement clientĂ©liste de la recherche, concurrence accrue entre Ă©tablissements
 La criminalisation de nos mouvements est aussi Ă  l’ordre du jour. La loi prĂ©voit ainsi de pĂ©naliser jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende le fait d’entrer dans une universitĂ© avec l’intention de « troubler le bon ordre de l’établissement Â».

Ripostons pour notre avenir.

La situation a bien montrĂ© qu’il ne fallait rien attendre de nos dirigeants et qu’il faut se mobiliser.

Nous appelons donc Ă  rejoindre massivement la mobilisation du 26 janvier avec les personnels de l’éducation, mais aussi la grĂšve du 4 fĂ©vrier de convergence de toutes les colĂšres. Nos mots d’ordres doivent ĂȘtre : un investissement massif de moyens dans le service public d’éducation, la validation du bac et de tous les examens, un rĂ©el protocole sanitaire, l’abrogation de la Loi de Programmation de la Recherche.

C’est en nous organisant collectivement et en autogestion que nouspourrons gagner. Nous ne voulons pas ĂȘtre la gĂ©nĂ©ration sacrifiĂ©e, pour notre avenir : riposte de la jeunesse !

Le Clash en pdf



Source: Unioncommunistelibertaire.org