Avril 22, 2020
Par Indymedia Nantes
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publié
le mardi 21 avril 2020 Ă  16:03 |

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Mettons Ă  part le fait que M. Macron, aprĂšs s’ĂȘtre pris pour un chef de guerre Ă  la Napoleon, ce lundi de pĂąque, c’est Ă  dire le jour oĂč l’humanitĂ© a dĂ©couvert la rĂ©ssurĂ©ction du Christ, a osĂ© peut-ĂȘtre aller encore plus loin. La comparaison avec Jesus, que M. le President a mis en scĂšne, laisse un peu songeur et donne raison Ă  quelques inquiĂ©tudes. Mais comme dĂ©jĂ  dit, mettons ce fait de cĂŽtĂ©.

Plongeons nous plutĂŽt, pour le moment sur une autre question qui sĂ»rement, a pu poser quelques maux de tĂȘte Ă  beaucoup de monde. Le prĂ©sident dans son allocution, Ă©voque le fait qu’aprĂšs deux mois de confinement, la plupart de la population n’aura pas contractĂ© le Virus Covid-19, et du coup n’aura pas pu dĂ©velopper une immunitĂ© pour se dĂ©fendre de celui-ci. C’est ce qu’ on appelle l’imunitĂ© collective, quand plus ou moins 70 pour cent de la population aura Ă©tĂ© infectĂ©e par un virus et par consĂ©quent aura produit une immunitĂ©. Dans ce sens, Macron se positionne clairement sur la ligne dĂ©fendue par l’OMS, qui suppose que seulement une vaccination large de la population pourra garantir une sortie de crise. C’est une position, c’est sĂ»r, et comme toute position elle est dĂ©tĂ©rminĂ©e de maniĂšre idĂ©ologique. Aussi Macron dans sa comparaison Ă  Jesus Christ, a essayĂ© de faire croire que le temps des idĂ©ologies Ă©tait fini, et qu’une nouvelle Ăšre d’une humanitĂ© unie sur la base d’un universalisme omnipuissant unificateur, sans idĂ©ologie, naturellement, naĂźtra des cendres de ce vieux monde. Comme disait Tomasi di Lampedusa dans son oeuvre Le GuĂ©pard: “ il faut que tout change, pour que rien change.”

Mais revenons Ă  cette prise de position en absolue symbiose avec celle de l’OMS. L’OMS avait en effet dĂ©jĂ  portĂ© la mĂȘme position en 2008 dans la crise de la soit-disant pandĂ©mie de la grippe H5N1, connue aussi sous le nom de grippe aviaire. A l’époque, l’OMS, en changant la dĂ©finition de pandĂ©mie dans son programme d’alerte, en comptant plus la mortalitĂ© potentielle de la maladie, avait dĂ©clarĂ© que la propagation de la grippe aviaire avait atteint un stade de pandĂ©mie. La phase d’alerte numero 6 de l’OMS, est la phase d’alerte maximale et elle engage tous les Ă©tats membres Ă  mettre en place leurs plans de lutte contre des pandemies et Ă  commander vaccins et mĂ©dicaments. En 2009 l’OMS supprime des paragraphes essentiels de la dĂ©finition de la pandemie. Auparavant il fallait un nombre Ă©levĂ© de dĂ©cĂšs et de malades dans plusieurs Ă©tats membres. Dans la nouvelle dĂ©finition il suffit d’une transmission accrue et durable du virus dans au moins deux des six rĂ©gions de l’OMS. Or selon la vieille dĂ©finition de l’OMS, la grippe H5N1 n’aurait pas Ă©tĂ© une pandĂ©mie. Et en plus de ça les chiffres donnĂ©s en 2009 ne prendraient pas en compte celle de 2008 qui aurait probabelment confirmer un dĂ©vĂ©lopement et une propagation assez ordinaire et pas du tout alarmant de la grippe aviaire. Mais si l’OMS n’avait pas considĂ©rĂ© la propagation du virus H5N1 comme une pandemie, tous les vaccins et les mĂ©dicaments, notamment Ă  l’époque le Tamiflu, n’auraient pas pu ĂȘtre vendus Ă  tous ces Etats, tellement soucieux de la santĂ© de leurs populations ; et bizarement en mĂȘme temps Ă  travers toutes les implications entre politiciens, leurs conseils divers et variĂ©s et l’industrie pharmaceutique elle-mĂȘme, soucieux de la taille de leurs porte-monnaies. Oh non est-ce que ça veut dire que dans un systĂšme capitaliste l’accumulation d’argent prĂ©vaut peut-ĂȘtre mĂȘme sur la santĂ© et le bien-ĂȘtre d’une population? Il faudrait aussi Ă©voquer pour ce point qu’à l’époque, la mortalitĂ© des gens atteints de la grippe aviaire Ă©tait bien moindre que les personnes qui se sont retrouvĂ©es handicapĂ©es aprĂšs s’ĂȘtre fait vacciner. LĂ  aussi bizzare, les vaccins et les mĂ©dicaments vendus au monde entier Ă  l’époque, n’étaient pas vraiment bien testĂ©s, comment dire, vite fait. Non mais on va pas penser, qu’aujourd’hui aussi encore les implications entre politiciens, les conseils avec les dieux en blanc et l’industrie pharmaceutique auraient une quelconque influence sur la position prise par rapport Ă  la question de l’immunitĂ© collective ou le vaccin? Non mais quelle idĂ©e de penser ça! Le problĂšme, c’est juste qu’on oublie souvent, et ça c’est peut-ĂȘtre dĂ» au fait que nous (soit-disant force antagoniste) on en est incapables, mais que les leaders et dĂ©cideurs de ce monde eux s’organisent. G20, G7, et on en passe mĂȘme l’OMS c’est une organisation mondiale, si on avait pas dĂ©jĂ  remarquer ça.

Mais restons chez nous, continuons Ă  nous dire que la solidaritĂ© c’est l’inaction
sachant dans le fond de nous-mĂȘme que l’inaction c’est rien d’autre qu’une arme de destruction de masse.




Source: Nantes.indymedia.org