Nous, chômeurs, intermittents, précaires, décidons d’occuper [12 avril] cette maison nationale du peuple, de la culture et de la parole [centre dramatique national HTH à Montpellier, bus n°9 direction Grammont arrêt terminus].
Mise à jour 13 avril : l'assemblée générale du mercredi 13 avril vote la réconduction de l'occupation. Nouvelle assemblée ce jeudi 14, 17h30 dans le hall du théâtre, nous sommes tous et toutes invitéEs tout le long de la journée.

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Nous n’empêcherons pas les spectacles, ni l’accueil du public.

Par cette occupation, alors que de nouvelles négociations sur l’assurance chômage prévoient encore des économies sur le dos des plus fragiles, nous interpellons le gouvernement.

Précarisés dans nos existences, asphyxiés dans l’exercice de nos métiers, nous ne voulons plus vivre pour survivre.

Halte aux mensonges !

Les chômeurs ne sont responsables ni du chômage, ni de la crise financière du vieux système capitaliste.

La dette n’existe pas.

La fraude, c’est celle de l’évasion fiscale, pas celle des chômeurs, qui devraient être tous indemnisés à la hauteur de la précarité que l’économie du désastre leur impose.

Inscrits dans le mouvement social contre la loi travail, nous n’avons pas besoin de lois contre ceux et celles qui travaillent mais de droits plus justes pour toutes et tous.

L’Unedic n’est pas déficitaire.

Le Medef n’a aucune légitimité à siéger à l’Unedic.

Le Medef n’a aucune légitimité à diriger et cadrer les négociations sur l’assurance chômage.

Il n’y a plus de politique culturelle digne de ce nom en France. Les annexes 8 et 10, régime spécifique d’assurance chômage de l’intermittence ne sont pas sauvées.

Les tables de concertation, les annonces de dégels, de prise en charge de différés, ne sont que des plans de communication de la dernière chance, sans envergure et sans pensée.

Aussi, nous demandons l’application de nos propositions expertisées, chiffrées, reconnues justes et équitables, dès demain 13 avril, journée de négociations sur l’assurance chômage.

Nous demandons la séparation du Medef et de l’État.

Nous demandons la mise en place d’une politique culturelle qui entende donner la place aux poètes, créateurs, chercheurs, ouvriers du langage et au peuple qui, debout, est l’horizon.

Nous appelons toutes et tous, à occuper les lieux nationaux de l’art et de la culture, à se rassembler dans ces maisons qui sont les nôtres, pour y faire entendre notre voix, d’autres possibles, et obtenir ce que de droit.

Réjouissons-nous, de l’argent il y en a : au Panama.

Coordination des Intermittents et Précaires Languedoc/Roussillon

Montpellier, le mardi 12 avril 2016

Lu sur le site de la CIP-IDF