Ils exigent de Chronopost et du groupe La Poste, deuxième employeur du pays, après l’État, les documents qui permettront leur régularisation par les différentes préfectures d’Ile-de-France.

La Poste et sa filiale Chronopost font appel à des entreprises de manutention Partner, Globe Express, Derichebourg, Arès pour le tri et la manutention dans ses plateformes de tri et de distribution. Ces entreprises délèguent une large partie de l’embauche à des entreprises d’intérim qu’elles ont souvent elles-mêmes créées.

Ces sociétés d’intérim emploient des travailleurs sans-papiers, en veillant à ce que le turn-over soit rapide. Ces travailleurs ne restent pas assez longtemps pour pouvoir être régularisés. Ils travaillent à temps partiel de 3/4h du matin à 7h30.

Il s’agit d’un véritable système organisé pour précariser les salariés, pratiquer le dumping social et faire baisser le coût unitaire du colis.

C’est pourquoi les travailleurs sans-papiers et leurs soutiens exigent que La Poste prenne ses responsabilités et qu’ils puissent être régularisés sans délai, quelle que soit leur ancienneté en France et dans l’entreprise.


Article publié le 11 Juin 2019 sur Paris-luttes.info