Juin 29, 2022
Par Actualités Sur Les CRA
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Après l’expulsion vers le Pérou d’une femme dont les deux enfants mineurs sont restés seuls en France au début du mois de juin, le préfet des Hauts-de-Seine, fort de son impunité, continue ses pratiques de séparation de familles.

Il enferme en effet depuis deux semaines Madame R. dans le CRA n°2 du Mesnil-Amelot, afin de l’expulser vers la Roumanie. Ce faisant, il la sépare de ses sept enfants, âgés de trois à dix ans, qui résident et sont scolarisés à Nanterre (92).

L’époux de Madame R. prend en charge les enfants mais son travail de manutentionnaire à temps plein rend difficile la gestion de la vie quotidienne. Les enfants souffrent en outre d’être séparés de leur mère depuis plusieurs semaines. L’une des filles vient de fêter son quatrième anniversaire en l’absence de sa mère, enfermée au CRA.

Madame R., en tant que citoyenne de l’Union Européenne ne dépendant pas des aides sociales, bénéficie d’un droit au séjour longue durée en France. Elle n’a toutefois pas pu introduire de recours dans les temps afin qu’un juge administratif examine sa situation, ce qui la laisse à la merci des agissements du préfet. Ce dernier applique aveuglément la politique de discrimination et d’expulsion systématique des citoyens étrangers, notamment roumains, installés sur le territoire.

Depuis plusieurs jours Madame R. a entamé une grève de la faim pour protester contre son expulsion et les conditions de sa rétention. Le Réseau Education Sans Frontière se mobilise également autour de cette situation et a mis en place une pétition pour la libération de Madame R. :

Face à l’injustice de cette expulsion et à la séparation de cette famille, mobilisons-nous!

© Jérémie Jung

Auteur: Admin_Ile_de_France




Source: Lacimade.org