Décembre 12, 2017
Par Le Poing
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Jean-Marc Aubert

Montpellier Poing Info, le 12 décembre 2017 – Jean-Marc Aubert, « journaliste » spécialiste du fait divers qui fait diversion, déjà épinglé pour son admiration de la police(1) et ses propos racistes(2), a une nouvelle fois rédigé un article outrancier. Il a en effet publié le 10 décembre dernier sur le media e-metropolitain un article intitulé « Cette nuit à Montpellier : des policiers agressés et blessés »(3) dans lequel il affirme que des policiers ont été malmenés samedi dernier dans la rue Aristide Ollivier, puis dans le quartier d’Alco. Le Poing n’a pas d’information concernant la scène relatée dans le quartier d’Alco, mais a en revanche recueilli des témoignages qui contredisent sérieusement l’idée selon laquelle des policiers auraient été « agressés » dans la rue Aristide Ollivier. La base du métier de journalisme, ce n’est pas de copier/coller les versions policières pour faire du buzz, mais de recouper les sources pour vérifier si elles sont concordantes, ou bien d’indiquer la nature partisane d’un article. Mais cela, Jean-Marc Aubert ne semble pas l’avoir compris…

Avec Aubert, les violences policières se transforment en policiers violentés

Il fait d’abord référence à l’interpellation d’un jeune homme dans la rue Serane, perpendiculaire à la rue Aristide Ollivier, qui aurait eu quelques grammes de cannabis sur lui. Selon le « journaliste » Jean-Marc Aubert, « quelques clients d’un bar proche [ont] encerclé les policiers pour tenter d’extraire le dealer présumé ». Des témoins de la scène qui affirment habiter le quartier contredisent cette version des faits : « Nous avons vu qu’une voiture s’arrêtait dans une ruelle et que des personnes en sortaient et s’approchaient d’une manière menaçante d’un groupe de cinq jeunes. Nous nous sommes donc rapprochés pour voir s’il était possible d’empêcher une agression et calmer les esprits en étant témoins de la scène. Les personnes sorties de la voiture se sont immédiatement montrées agressives et menaçantes, exhibant des armes et se présentant comme des policiers en civil. Aucun dialogue n’étant possible, la voiture est finalement repartie avec l’un des jeunes, sans qu’aucune violence n’ait été à déplorer.

Plus tard dans la soirée, d’autres policiers ont été vus dans une rue proche écraser la tête d’un SDF par terre alors que des pompiers étaient présents. Un attroupement s’est formé pour voir de quoi il s’agissait et a été gazé par l’un des fonctionnaires. Par la suite, aux alentours de minuit, de nombreuses voitures de police sont passées dans le quartier, lançant parfois des signes obscènes aux riverains. Les choses en sont restées là. » Sauf pour Jean-Marc Aubert, qui, bien qu’absent de la scène, a une toute autre version des faits. Selon lui, « une cinquantaine de clients […] particulièrement irascibles […] sont sortis dans la rue et se sont montrés violents. Un des policier a été blessé à une main en repoussant le groupe. » Les témoins de la scène contestent ces « contre-vérités manifestes » et considèrent qu’il est « inconséquent et dangereux de surfer sur les peurs et le goût du scandale pour créer le buzz, alors que nous avons toutes et tous assisté à une scène complètement différente de celle relatée [par e-metropolitain] ». Agacé que certains lui aient rappelé ses méthodes douteuses sur les commentaires facebook de l’article en question, Jean-Marc Aubert a réagi en publiant un post où il les qualifie de « trous du cul ». Amis de la poésie : lisez Le Poing, méfiez vous d’e-metropolitain !

Sources :

(1) « Nos journaux gâtent ‘‘les flics’’ », Montpellier journal, 23 décembre 2008, lien.
(2) « Jean-Marc Aubert, le journaliste d’e-metropolitain spécialisé dans les faits divers, tient des propos racistes », Le Poing, 30 septembre 2017, lien.
(3) « Cette nuit à Montpellier : des policiers agressés et blessé », e-metropolitain, 10 décembre 2017, lien.

Ci-dessous, l’un des témoignages reçus par Le Poing :

Ce samedi 9 décembre, le centre-ville de Montpellier et le quartier de la gare étaient très animés, comme chaque week-end. De nombreuses personnes écoutaient de la musique, se baladaient, mangeaient ou buvaient des coups dans les bars. Nous en faisions partie.

Dans la soirée, vers 23h, nous avons vu qu’une voiture s’arrêtait dans une ruelle et que des personnes en sortaient et s’approchaient de manière menaçante d’un groupe de 5 jeunes. Nous nous sommes donc rapprochés pour voir s’il était possible d’empêcher une agression et calmer les esprits en étant témoins de la scène. Les personnes sorties de la voiture se sont immédiatement montrées agressives et menaçantes, exhibant des armes et se présentant comme des policiers en civil. Aucun dialogue n’étant possible, la voiture est finalement repartie avec l’un des jeunes, sans qu’aucune violence n’ait été à déplorer.

Plus tard dans la soirée, d’autres policiers ont été vus dans une rue proche écraser la tête d’un SDF par terre alors que des pompiers étaient présents. Un attroupement s’est formé pour voir de quoi il s’agissait et a été gazé par l’un des fonctionnaires. Par la suite, aux alentours de minuit, de nombreuses voitures de police sont passées dans le quartier, lançant parfois des signes obscènes aux riverains. Les choses en sont restées là.

Nous fûmes donc très surpris de constater la parution le lendemain après-midi d’un article sur le site « e-metropolitain » signé Jean-Marc Aubert parlant de « cinquante clients irascibles », « alcoolisés », encerclant, agressant, et blessant des policiers. Ces non-évènements sont en effet amalgamés dans l’article à un fait divers sans lien, survenu le même soir dans le quartier d’Alco. La parution de cet article a provoqué une pluie de commentaires outranciers, appelant au meurtre et au viol des supposés « agresseurs ». Il s’agit de véritables appels au lynchage, tolérés par la modération du site et de sa page Facebook.

En tant que montpelliérains et montpelliéraines, nous sommes choqués de constater ces pratiques, l’article reposant sur des contre-vérités manifestes. Il est inconséquent et dangereux de surfer sur les peurs et le goût du scandale pour créer le buzz, alors que nous avons toutes et tous assisté à une scène complètement différente de celle relatée ici. La base du travail de journaliste serait de recouper ses sources…

Des habitants, sortis en centre-ville ce samedi soir




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